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Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les arriérés de l’asile à l’usine : Markos Zafiropoulos

Les arriérés de l’asile à l’usine : Markos Zafiropoulos Ce livre relate l’évolution des mœurs vis-à-vis des personnes handicapées ainsi que l’évolution de leur intégration dans la société française sur une période donnée avoisinant l’ensemble du XXe siècle. L’auteur commence son cheminement au début du XXe siècle à travers l’exclusion du système scolaire des enfants arriérés. En effet à cette époque les personnes citées précédemment étaient alors qualifiées de « débiles », « idiots »… notamment par la classe scientifique ne maîtrisant certainement pas son sujet à cette époque. Jean Etienne Esquirol (1772-1840) qui était un psychiatre réputé est énormément cité dans le livre et nul besoin de dire que sa vision de la chose était plus ou moins réductrice et très conservatrice.

A travers mon stage j’ai pu m’apercevoir que l’E.S.A.T. était un très bon exemple pour expliquer ce qu’est l’anomie institutionnel. Comme Zafiropoulos l’explique les C.A.T. ou E.S.A.T. aujourd’hui existent pour la raison suivant: à la sortie d’institutions de types I.M.E. , I.M.P…. les personnes accueillies se retrouvant majeures, donc ne bénéficiant plus de la couverture sociale de leurs parents se voient alors démunies de toute possibilité de rester en institution. C’est pour cela qu’il nous faut alors les placer de toute évidence dans une autre structure (E.S.A.T logiquement pour toute personne ayant la capacité de travailler au tiers d’une personne dite normale).
Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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Le handicap ou le désordre des apparences : Alain BLANC
L’ouvrage d’Alain Blanc, « le handicap ou le désordre des apparences », dont j’ai fait le choix de présenter son contenu, constitue une approche sociologique de la notion de déficiences, celle-ci est considérée comme un « fait social total ». Les personnes handicapées, porteuses de déficience, représentent un « désordre des apparences », constituent, un trouble à l’ordre public, le handicap déstabilise l’ordre des relations sociales. Il envisage la situation des handicapés comme un point de fixation à des relations « différentes ». Dans son introduction, Alain BLANC écrit que la déficience sur une personne handicapée, modifie sa forme, sa fonctionnalité et l’usage de son corps, ainsi que ses capacités d’être, sans omettre que ces personnes restent avant tout des humains. Son hypothèse centrale est que la déficience situe son possesseur dans un espace qui n’est ni celui de l’exclusion irrévocable, ni celui d’une intégration pleine et entière. Cet entre-deux correspond au concept de « liminalité » fondée par VAN GENNEP (ethnologue français) et de Robert Francis MURPHY (ethnologue américain), en somme une étape entre deux statuts, celui de l’incorporation et de l’exclusion.
Question de distance dans la relation éducative : Christine DORME
Après avoir travaillé dès 1992 comme veilleuse de nuit puis maîtresse de maison au sein de la Maison d’Enfants à Caractère Social d’ Asnières les Bourges Christine DORME est entré en formation d’Educatrice Spécialisée. Lors de cette formation elle rédige son mémoire de DEES sur le thème de la distance dans la relation éducative. Celui-ci fait alors l’objet d’une édition en 2005 et se voit publié en avril 2006.
Je suis né un jour bleu De Daniel TAMMET
Dans une autre partie du livre, Daniel TAMMET déclare : « à l’âge de 2 ans, j’avais choisi un certain mur du salon pour m’y cogner la tête de manière répétitive. Balançant mon corps d’avant en arrière, je projetais durement ma tête en avant selon un tempo précis et régulier […] A d’autres moments, j’entrais dans de violentes colères, je giflais mon visage et je hurlais à pleins poumons. » Dans la MAS où j’effectue mon stage, beaucoup d’autistes se balancent sur eux même et se cognent la tête sur un mur ou sur une table. Sur l’unité dans laquelle je travaille, il y a une résidente qui se gifle, se mord, se tape la tête contre les tables, les murs. C’est son seul moyen de communication. Elle peut très bien se gifler juste parce qu’elle aimerait un verre d’eau. C’est assez difficile de distinguer lorsqu’elle est bien ou pas ou lorsqu’elle a juste envie d’attirer l’attention sans rien vouloir en retour. C’est une personne qui a besoin de ritualisation, elle a un planning par demi-journée qu’elle connait très bien, il faut le respecter à l’heure dite car à force, elle arrive à savoir l’heure et se tape lorsque l’éducateur est en retard donc on fait en sorte d’être à l’heure afin d’éviter toute violence envers elle.

Daniel TAMMET raconte : « Je commençais à prendre les livres de mes parents pour les entasser dans ma chambre ». Un résident fait exactement la même chose dans sa chambre. Il entasse des feuilles, des magazines, des photos dans sa chambre. Il a besoin de remplir les étagères, son bureau. Il va parfois dans la pièce où se trouve la balnéo et rempli les panières à linge de tout ce qu’il peut trouver autour de lui. Il vient parfois dans le salon et prend les meubles comme la table basse pour aller la mettre dans sa chambre. Il a un besoin de remplir. On ne comprend pas pourquoi il fait ça. Est-ce une angoisse de vidange ? Fait-il ce genre de chose quand il ne se sent pas bien ? J’ai beaucoup de questionnement par rapport à ce résident et j’espère avec des réponses très prochainement.
Le miroir brisé

La synthèse Dans ce livre, Simone Sausse à travers son expérience de psychanalyste, nous livre sa réflexion sur le handicap. Elle aborde des thèmes tels que l’annonce d’un handicap à la naissance. Elle énonce des concepts tels que la construction du narcissisme et de l’image du corps. Elle expose des problèmes comme le regard et les représentations sociales du handicap. Ou encore elle nous parle des difficultés entre parents et professionnels. Simone Sausse tente de sensibiliser les personnes à propos du handicap. Elle démontre qu’il concerne tout le monde et non pas uniquement ceux qui y sont confrontés. Elle aimerait voir la société évoluer. Les personnes handicapées ont aussi leur place, ils existent. On parle souvent du handicap en termes de différences alors que « qu’est-ce qu’un handicapé ? - Celui qui te fait croire que tu es normal. » Dans cet ouvrage, elle expose la souffrance des parents devant leur enfant handicapé. Dans un premier temps, à l’annonce du handicap. Puis, dans le difficile parcours d’accompagnement de cet enfant tout au long de leur vie. Elle évoque aussi la grande solitude dans laquelle se trouve ces parents. « L’enfant handicapé envoie à ses parents une image déformée, tel un miroir brisé, dans laquelle ils ont du mal à se reconnaître ». Toutefois, elle explique que ces enfants ont aussi besoin de parler : ils ont des choses à exprimer. Ils ont besoin qu’on leur parle de leur handicap : « Je suis trisomique et toi ? ». Le problème est surtout que ces enfants ne sont pas écoutés : « c’est comme si l’on pensait qu’il n’a rien à dire de son handicap. Mais plus étonnant encore : c’est comme s’il n’avait rien d’autre à dire non plus. »

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