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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les arriérés de l’asile à l’usine : Markos Zafiropoulos

Les arriérés de l’asile à l’usine : Markos Zafiropoulos Ce livre relate l’évolution des mœurs vis-à-vis des personnes handicapées ainsi que l’évolution de leur intégration dans la société française sur une période donnée avoisinant l’ensemble du XXe siècle. L’auteur commence son cheminement au début du XXe siècle à travers l’exclusion du système scolaire des enfants arriérés. En effet à cette époque les personnes citées précédemment étaient alors qualifiées de « débiles », « idiots »… notamment par la classe scientifique ne maîtrisant certainement pas son sujet à cette époque. Jean Etienne Esquirol (1772-1840) qui était un psychiatre réputé est énormément cité dans le livre et nul besoin de dire que sa vision de la chose était plus ou moins réductrice et très conservatrice.

A travers mon stage j’ai pu m’apercevoir que l’E.S.A.T. était un très bon exemple pour expliquer ce qu’est l’anomie institutionnel. Comme Zafiropoulos l’explique les C.A.T. ou E.S.A.T. aujourd’hui existent pour la raison suivant: à la sortie d’institutions de types I.M.E. , I.M.P…. les personnes accueillies se retrouvant majeures, donc ne bénéficiant plus de la couverture sociale de leurs parents se voient alors démunies de toute possibilité de rester en institution. C’est pour cela qu’il nous faut alors les placer de toute évidence dans une autre structure (E.S.A.T logiquement pour toute personne ayant la capacité de travailler au tiers d’une personne dite normale).
Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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Je suis né un jour bleu De Daniel TAMMET
Dans une autre partie du livre, Daniel TAMMET déclare : « à l’âge de 2 ans, j’avais choisi un certain mur du salon pour m’y cogner la tête de manière répétitive. Balançant mon corps d’avant en arrière, je projetais durement ma tête en avant selon un tempo précis et régulier […] A d’autres moments, j’entrais dans de violentes colères, je giflais mon visage et je hurlais à pleins poumons. » Dans la MAS où j’effectue mon stage, beaucoup d’autistes se balancent sur eux même et se cognent la tête sur un mur ou sur une table. Sur l’unité dans laquelle je travaille, il y a une résidente qui se gifle, se mord, se tape la tête contre les tables, les murs. C’est son seul moyen de communication. Elle peut très bien se gifler juste parce qu’elle aimerait un verre d’eau. C’est assez difficile de distinguer lorsqu’elle est bien ou pas ou lorsqu’elle a juste envie d’attirer l’attention sans rien vouloir en retour. C’est une personne qui a besoin de ritualisation, elle a un planning par demi-journée qu’elle connait très bien, il faut le respecter à l’heure dite car à force, elle arrive à savoir l’heure et se tape lorsque l’éducateur est en retard donc on fait en sorte d’être à l’heure afin d’éviter toute violence envers elle.

Daniel TAMMET raconte : « Je commençais à prendre les livres de mes parents pour les entasser dans ma chambre ». Un résident fait exactement la même chose dans sa chambre. Il entasse des feuilles, des magazines, des photos dans sa chambre. Il a besoin de remplir les étagères, son bureau. Il va parfois dans la pièce où se trouve la balnéo et rempli les panières à linge de tout ce qu’il peut trouver autour de lui. Il vient parfois dans le salon et prend les meubles comme la table basse pour aller la mettre dans sa chambre. Il a un besoin de remplir. On ne comprend pas pourquoi il fait ça. Est-ce une angoisse de vidange ? Fait-il ce genre de chose quand il ne se sent pas bien ? J’ai beaucoup de questionnement par rapport à ce résident et j’espère avec des réponses très prochainement.
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Les enfants de l’abandon - Françoise Gaspari-Carrière
Cet ouvrage est parti d’un constat que l’abandonnisme engendre une population grandissante d’enfants souvent inadapté aux apprentissages divers. Ces enfants nourrissent une souffrance silencieuse, peu démonstrative, qui ne se repèrera souvent que tardivement à l’adolescence dans le cadre judiciaire, lors de passages à l’acte. Au carrefour de la misère socioculturelle et du rejet affectif, l’enfant abandonnique se révèle par son histoire mutilé : abandons répétés, séparations précoces, faits dramatiques de la petite enfance passés sous silence, placements nombreux, complexité de son histoire familiale… Ajouté à cela leur mise en échec des approches psychothérapeutiques, c’est dans un souci de prévention des échecs scolaires et des comportements délinquants que l’auteur a voulu approfondir la problématique de l’abandonnisme.

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