LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

YVES CAREIL: « École libérale, école inégale. »

YVES CAREIL: « École libérale, école inégale. » L’objet de cet ouvrage est de donner à mieux comprendre les pressions néolibérales qui s’exercent sur le secteur de l’École. En effet l’École comme produit de la société ne peut être envisagée sans tenir compte des mutations sociétales, le libéralisme adopté par la France depuis environ vingt-cinq ans a profondément modifié le système éducatif transformant l’École publique et laïque voulue comme juste et égalitaire en une école prônant l’individualisme et la flexibilité. Le désengagement de l’État à travers sa volonté de décentraliser contribue à créer une véritable crise de sens où l’école soumise à la logique du marché entre en contradiction avec elle-même. L’auteur montre la manière dont se perpétuent les inégalités scolaires : par l’intégration progressive des inégalités sociales sous toutes leurs formes dans le système éducatif lui-même.

Si l’on constate une répartition spatiale des inégalités avec l’apparition des « banlieues » (comme concentration de personnes « défavorisées » en périphérie de la ville), la carte scolaire qui impose de suivre sa scolarité dans l’établissement de son secteur, n’encourage en aucun cas la mixité sociale et on voit apparaître une différenciation sociale croissante des établissements, d’une part entre quartier riches et pauvres mais aussi entre publics et privé. Afin de rester compétitifs les établissements mettent en place des listes de critères d’attractivités et refusent parfois certains élèves ou créent des classes de « bons » et de « mauvais » élèves afin d’augmenter leur prestige ce qui aggrave le processus de ségrégation et ternit l’image d’une institution égalitaire.
Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

psychologie des foules et analyse du moi

Ce texte « Psychologie des foules et analyse du moi » permet d’aborder la psychosociologie. En premier lieu, Freud souligne qu’il n’y a pas lieu d’opposer la psychologie individuelle et la psychologie sociale. Cette dernière étant aussi appelée psychologie des foules. En effet, l’objet de la psychologie individuelle est l’individu. Cependant il est pratiquement impossible dans la vie psychique de l’homme, de faire abstraction des relations avec les autres. Ainsi la psychologie individuelle est aussi une psychologie sociale. Il parle de deux types de processus dans l’investigation psychanalytique : les phénomènes sociaux et narcissiques. Ensuite il définit la psychologie des foules : « la psychologie des foules traite donc de l’homme isolé, en tant que membre d’une lignée, d’un peuple, d’un caste, d’une classe, d’une institution, ou en tant que partie d’un agrégat humain qui s’organise en foule pour un temps donné, dans un but déterminé. » (p.124). En fait il existe différents modes de formation en foule. Elle est le lieu d’expression de nombreux phénomènes psychiques. C’est pourquoi, il se propose d’étudier quelques points précis. Freud analyse l’ouvrage de Le Bon « Psychologie des foules » (1912). D’un point de vue théorique, la psychologie des foules répond à trois questions essentielles : - qu’est-ce qu’une foule ? - d’où provient cette capacité d’influencer la vie psychique d’une personne à l’intérieur d’une foule ? - comment se caractérise le changement psychique de cette personne ? C’est l’observation de la modification du comportement de l’individu dans la foule qui est l’objet de la psychologie des foules. Le plus marquant dans une foule, c’est l’apparition d’une âme collective. Il se demande alors quels sont les liens entre ces individus. Il insiste sur le fait que Le Bon ne répond pas à cette question. Mais, ce dernier reconnaît la modification de l’individu dans une foule. Quelles sont les causes de cette différence de comportement entre un homme seul, et un homme en foule ? Pour cela, il faut s’appuyer sur la psychologie moderne. Celle-ci dit que les phénomènes inconscients jouent un rôle autant dans la vie organique que dans le fonctionnement de l’intelligence. Il existe toujours des causes secrètes à nos actes. Le Bon pense que dans la foule les particularités individuelles disparaissent. « L’hétérogène se noie dans l’homogène. » (p.129). Il y aurait un « caractère moyen de l’individu en foule ».

Le gène égoïste : Richard Dawkins
Le gène égoïste explique la théorie de l’évolution telle qu’elle est comprise aujourd’hui. Peu avant la deuxième guerre mondiale, longtemps après les travaux de Darwin et Mendel, leurs deux théories ont été en quelque sorte réunies pour former la « synthèse néo-darwinienne ». La sélection naturelle opère un tri sélectif, mais à quel niveau cette sélection s’effectue-t-elle : l’espèce (survie de l’espèce) ? La famille (groupe solidaire contre les groupes concurrents) ? L’individu (seuls les plus aptes survivent) ? Aucune de ces réponses ne permet d’expliquer les phénomènes observés dans la nature, et c’est en fait au niveau du gène qu’il faut envisager la sélection.
Quoi de neuf chez les filles ? Entre stéréotypes et libertés : Christian Baudelot et Roger Establet
Dans un premier temps, Baudelot et Establet parlent de ce que Belotti, cette psychologue italienne avait exprimé, et partent de ses propos comme amorce du sujet : les filles sont elles toujours traitées différemment des garçons par leurs parents ? Que ce soit par exemple par les jouets qu’on leur offre. Divers exemples illustrent la différence garçon/fille. Son livre se terminait sur la comparaison d’écriture avec pour les filles, une écriture soignée, lisible, un cahier propre et bien tenu, tandis que pour les garçons un tout autre tableau est dressé : les cahiers sont mal tenus, cornés, abîmés.
Cultive ton jardin, p'tit bigleux de Philippe Menaut
Ce livre est un récit autobiographique de Philippe Menaut, édité en 2013. Il est malvoyant depuis l’âge de 7 ans et est devenu éducateur spécialisé auprès de jeunes déficients visuels. Sous forme de feuilleton il retrace son parcours ordinaire, d’une personne handicapée de la vue, qui cherche à reprendre les rênes de sa vie. C’est une véritable réflexion sur lui-même et sur ce qu’il est devenu en tant qu’individu. Il essaye de comprendre les différentes étapes de son parcours d’homme avec des déficiences, mais qui reste les même qu’une personne normale. Ce livre est une sorte de regard qu’il porte sur son histoire. Il aimerait changer les représentations sur les grands thèmes de la vie et plus précisément sur ce qui est une personne qui est malvoyante. Il s’interroge dans son livre sur la place du handicap dans la société au travers de sa propre expérience de la vie.

Il écrit dans le but de comprendre et de transmettre. Il parle donc plusieurs sujets dans son livre : l’institution, l’amour, la parentalité, l’adoption, l’insertion professionnelle… Placé à ses six ans dans un foyer pour jeunes malvoyants, il cherche à se construire dans un premier temps. Il dénonce la culpabilité de la famille à le laisser si jeune, seul. Il va faire de belles rencontres dans sa vie qui vont lui permettre d’accepter petit à petit son handicap. Plus tard il devient éducateur spécialisé et nous décrit les différentes expériences qu’il a eu en tant que professionnel ayant un handicap. Il nous parle de sa vie personnelle et plus précisément de la rencontre avec sa compagne et de ses trois enfants. A 35 ans, il rencontre un professionnel de santé qui met un nom sur sa maladie génétique. Il renonce à la procréation. Il a une chance sur deux que son enfant est le même gène. Il adoptera son troisième et dernier enfant, Camélia. Par la suite il se sépare d’Irène, la mère de ses enfants, et connaîtra la garde alternée. Il nous évoque ses différentes expériences professionnelles. Aujourd’hui à 50 ans, il a un parcours professionnel riche. Il revendique sa liberté et sa responsabilité face à la vie.

Connexion

Moniteur-éducateur

Abonnement

Recherche