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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les jeunes de la cité : JOËLLE BORDET

Les jeunes de la cité : JOËLLE BORDET La construction d’aires transitionnelles peut également peut également permettre de gérer le risque d’être pris dans les murs de la cité en évitant le repli défensif des jeunes et en développant les conditions d’accès à la parole des jeunes sur eux-mêmes. Leur autonomie de sujet passe obligatoirement par un accès à l’autonomie économique, à savoir l’utilité sociale au-delà des murs de la cité et l’autonomie en terme d’habiter, à savoir pouvoir se créer un espace à soi.
Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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Brûlée vive de Souad

Sous ce pseudonyme, se cache une femme née en Cisjordanie à la fin des années 50. A l'âge de 17 ans, elle est brûlée pour avoir salie l'honneur de sa famille. Elle est contrainte de fuir son pays. Aujourd'hui, mariée et mère de 3 enfants, Souad vit quelque part en Europe. Son livre fut écrit en 2002 et traduit dans 20 pays. C'est le premier témoin survivant à parler des crimes d'honneur.

Une éducatrice raconte d'Edith Lapert

Aujourd'hui retraitée E LAPERT, née en 35, éducatrice spé et directrice témoigne de sa vie professionnelle consacrée en majeur partie aux ados et à leurs familles. Son témoignage souligne la valeur de la rencontre placée au dessus de tout. Les qualités INDISPENSABLES à un éducateur sont mises en exergue tout au long de ses différents récits.

Institution assimilée à une maison de redressement où laïques et religieuses travaillent ensemble dans laquelle elles reçoivent des jeunes filles mineures (moins de 21 ans) en difficultés. Sans aucune expérience ni connaissance, Edith LAPERT, recrutée en tant qu'institutrice arrive à nouer des liens avec les jeunes filles et élabore des projets pour les jeunes filles jusqu'à qu'elles soient en mesure d'en faire pour elles-mêmes, en appliquant les règles imposées par cette institution et malgré l’austérité et la fermeture du lieu. A l'issue de cette histoire, l'établissement ferme et l'éducatrice accompagne la prise d'indépendance des jeunes filles qui ne retournent pas en famille ou en accueil spécialisé. Cette première expérience lui fait craindre le risque de l'enfermement pour les personnes accueillies mais aussi pour l'ensemble des employés car la toute-puissance peut régner.

Autiste ? Pour nous, l'essentiel est invisible.

Ce témoignage est celui d'une maman qui, courageusement, relate son parcours, et celui de son fils Louis dans un récit prenant. Elle décline dans ce livre, les difficultés rencontrées avant le diagnostic. Elle exprime également le manque de positionnement de la part des médecins qui par peur de poser un diagnostique, reste dans le silence, alors que la maman a reconnu des traits autistiques.

Elle évoque aussi les difficultés avec la Maison Départementale des Personnes Handicapés (MDPH), les différents professionnels qu'elle visite ( psychologue 1, psychologue 2, ce qui permet de se rendre compte du grand nombre de professionnels rencontrés et des changements répétitifs que devait subir l'enfant). Elle explique de façon surprenante le quotidien à la maison, la peur incessante de recevoir des mots de la part des institutrices dans le cahier de liaison, ou l'angoisse d'un refus de prise en charge de la part de l'école. L'auteur a décliné tout au long de son ouvrage les différentes difficultés, les craintes, les moments de bonheur ; de leur quotidien.

l'avenir d'une illusion : l'illusion n'est pas là où l'on croit

L'auteur nous dit son intérêt pour la culture humaine qu'il définit comme un dépassement de la condition animale de l'homme et des bêtes qui l'entourent. Pour cela l'homo-sapiens a dû amasser du savoir, du savoir-faire et créer des systèmes pour organiser ses relations humaines. Cette culture devient alors ennemie de l'individu car elle oblige aux sacrifices pour permettre une vie en commun. Lorsque la culture a suffisamment dominé la nature et l'homme, pour continuer d'exister, l'auteur nous parle de son élan vers "l'animique". Celui-ci a pour but "de diminuer le fardeau des sacrifices pulsionnels imposés aux hommes, à (sic) réconcilier ceux-ci avec les sacrifices qui restent nécessaires et à les en dédommager" (p.8). Comment la culture s'y prend-elle ? S. Freud nous propose d'éclairer son action de survie en nous montrant qu'elle fonctionne comme un Surmoi. La Culture imbibe peu à peu en chacun de ses membres des moyens de contrainte qu'elle a créé afin de se perpétuer. Les fonds idéaux font partie de ces biens animiques qui déterminent la culture. S. Freud affecte la religion à ces fonds idéaux. Elle est venue comme alliée de la culture contre la nature toujours indomptable.

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