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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les jeunes de la cité : JOËLLE BORDET

Les jeunes de la cité : JOËLLE BORDET La construction d’aires transitionnelles peut également peut également permettre de gérer le risque d’être pris dans les murs de la cité en évitant le repli défensif des jeunes et en développant les conditions d’accès à la parole des jeunes sur eux-mêmes. Leur autonomie de sujet passe obligatoirement par un accès à l’autonomie économique, à savoir l’utilité sociale au-delà des murs de la cité et l’autonomie en terme d’habiter, à savoir pouvoir se créer un espace à soi.
Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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Documents associés

Je suis né un jour bleu De Daniel TAMMET
Dans une autre partie du livre, Daniel TAMMET déclare : « à l’âge de 2 ans, j’avais choisi un certain mur du salon pour m’y cogner la tête de manière répétitive. Balançant mon corps d’avant en arrière, je projetais durement ma tête en avant selon un tempo précis et régulier […] A d’autres moments, j’entrais dans de violentes colères, je giflais mon visage et je hurlais à pleins poumons. » Dans la MAS où j’effectue mon stage, beaucoup d’autistes se balancent sur eux même et se cognent la tête sur un mur ou sur une table. Sur l’unité dans laquelle je travaille, il y a une résidente qui se gifle, se mord, se tape la tête contre les tables, les murs. C’est son seul moyen de communication. Elle peut très bien se gifler juste parce qu’elle aimerait un verre d’eau. C’est assez difficile de distinguer lorsqu’elle est bien ou pas ou lorsqu’elle a juste envie d’attirer l’attention sans rien vouloir en retour. C’est une personne qui a besoin de ritualisation, elle a un planning par demi-journée qu’elle connait très bien, il faut le respecter à l’heure dite car à force, elle arrive à savoir l’heure et se tape lorsque l’éducateur est en retard donc on fait en sorte d’être à l’heure afin d’éviter toute violence envers elle.

Daniel TAMMET raconte : « Je commençais à prendre les livres de mes parents pour les entasser dans ma chambre ». Un résident fait exactement la même chose dans sa chambre. Il entasse des feuilles, des magazines, des photos dans sa chambre. Il a besoin de remplir les étagères, son bureau. Il va parfois dans la pièce où se trouve la balnéo et rempli les panières à linge de tout ce qu’il peut trouver autour de lui. Il vient parfois dans le salon et prend les meubles comme la table basse pour aller la mettre dans sa chambre. Il a un besoin de remplir. On ne comprend pas pourquoi il fait ça. Est-ce une angoisse de vidange ? Fait-il ce genre de chose quand il ne se sent pas bien ? J’ai beaucoup de questionnement par rapport à ce résident et j’espère avec des réponses très prochainement.
Une éducatrice raconte d'Edith Lapert

Aujourd'hui retraitée E LAPERT, née en 35, éducatrice spé et directrice témoigne de sa vie professionnelle consacrée en majeur partie aux ados et à leurs familles. Son témoignage souligne la valeur de la rencontre placée au dessus de tout. Les qualités INDISPENSABLES à un éducateur sont mises en exergue tout au long de ses différents récits.

Institution assimilée à une maison de redressement où laïques et religieuses travaillent ensemble dans laquelle elles reçoivent des jeunes filles mineures (moins de 21 ans) en difficultés. Sans aucune expérience ni connaissance, Edith LAPERT, recrutée en tant qu'institutrice arrive à nouer des liens avec les jeunes filles et élabore des projets pour les jeunes filles jusqu'à qu'elles soient en mesure d'en faire pour elles-mêmes, en appliquant les règles imposées par cette institution et malgré l’austérité et la fermeture du lieu. A l'issue de cette histoire, l'établissement ferme et l'éducatrice accompagne la prise d'indépendance des jeunes filles qui ne retournent pas en famille ou en accueil spécialisé. Cette première expérience lui fait craindre le risque de l'enfermement pour les personnes accueillies mais aussi pour l'ensemble des employés car la toute-puissance peut régner.

L’enfant qui ne parlait pas : Torey Hayden
Torey Hayden, Psychologue et Thérapeute à la Sandry Clinic, décide de changer complètement de vie en quittant la ville. En répondant à une annonce dans le journal, elle devient Professeur-Educateur à l’école de Pecking, une ville déserte et loin de la vie citadine. Le directeur de l’école se nomme Glen Tinbergen, c’est une personne très ouverte et chaleureuse. L’ancienne enseignante que remplace Torey s’appelait Mme June Harriman. Elle s’est suicidée peu avant les fêtes de Noël.
Brûlée vive de Souad

Sous ce pseudonyme, se cache une femme née en Cisjordanie à la fin des années 50. A l'âge de 17 ans, elle est brûlée pour avoir salie l'honneur de sa famille. Elle est contrainte de fuir son pays. Aujourd'hui, mariée et mère de 3 enfants, Souad vit quelque part en Europe. Son livre fut écrit en 2002 et traduit dans 20 pays. C'est le premier témoin survivant à parler des crimes d'honneur.

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