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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Une éducatrice raconte d'Edith Lapert

Une éducatrice raconte d'Edith Lapert

Edith LAPERT parle dans son libre de la juste distance : pas trop près pour ne pas créer trop d'attachement et des dépendances mais assez prés pour rencontrer l'autre, travailler avec et avancer en confiance, Cette « juste distance » doit être très difficile à trouver et j'imagine que bien souvent ce sont nos collègues qui peuvent nous alerter sur les limites dépassées. Au début d'une expérience professionnelle d'éducateur, j'imagine que beaucoup ne la mesure pas et parfois s'investisse trop mais en adoptant ce comportement, sommes-nous toujours des professionnels de la transmission de notre savoir ? Ceci étant en tant que personne ayant fait ce choix de métier ne devons-nous pas engager tout notre être afin de donner généreusement aux autres et espérer transformer positivement les situations parfois très difficiles ?

Tout le sens de cette structure est de redonner une position sociale à une famille, une mère, un père, à travers un travail, un accès au logement. Ce sont des familles sans « réelles » difficultés d'insertion, elles sont exclues momentanément de la société par la perte d'un travail, d'un logement, d'une séparation à qui il faut redonner de l’espoir, redonner un minimum de confort et de sécurité. Les éducateurs les accompagnent dans tous les domaines de la santé, à l'éducation, de la scolarisation des enfants, à la gestion d'un budget en passant par l'aide des dossiers administratifs.

Tant que les parents ne nuisent pas gravement et ne portent pas atteinte à l'intégrité physique et mentale de leurs enfants, il paraît évident que les enfants sont à leur juste place auprès de leurs familles et sont plus heureux ainsi.  En l’occurrence, de cette 7ème histoire, il en ressort des difficultés sociales et surtout financières de la part de ces familles qui mettent en situation de précarité le bon développement des enfants voire en danger quand les parents se retrouvent expulsés de leur logement, sans argent.

Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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La vie ripolin : Jean Vautrin
La vie ripolin est une tentative autobiographique. L’auteur apparait sous deux visages dans ce livre. D’abord, écrivain au début du roman, il parle de Charlie Floche et des siens. Ensuite, il est Charlie Floche, également romancier, qui intervient quand l’écrivain va trop loin dans ses indiscrétions. Ainsi, on assiste à un véritable dialogue entre les deux personnages, «Seigneur ! J’ai tout entrepris pour aider Charlie. Et c’est naturel puisque je suis l’écrivain de Charlie ». Tout au long de ce roman le dialogue entre les « deux personnages » est explicite ou sous entendu. Le lecteur a l’impression que l’auteur cherche à être fidele à la réalité même si les souvenirs sont parfois flous et imparfaits. C’est dans ce jeu de miroir que l’auteur projette sa vie.
Je suis né un jour bleu De Daniel TAMMET
Dans une autre partie du livre, Daniel TAMMET déclare : « à l’âge de 2 ans, j’avais choisi un certain mur du salon pour m’y cogner la tête de manière répétitive. Balançant mon corps d’avant en arrière, je projetais durement ma tête en avant selon un tempo précis et régulier […] A d’autres moments, j’entrais dans de violentes colères, je giflais mon visage et je hurlais à pleins poumons. » Dans la MAS où j’effectue mon stage, beaucoup d’autistes se balancent sur eux même et se cognent la tête sur un mur ou sur une table. Sur l’unité dans laquelle je travaille, il y a une résidente qui se gifle, se mord, se tape la tête contre les tables, les murs. C’est son seul moyen de communication. Elle peut très bien se gifler juste parce qu’elle aimerait un verre d’eau. C’est assez difficile de distinguer lorsqu’elle est bien ou pas ou lorsqu’elle a juste envie d’attirer l’attention sans rien vouloir en retour. C’est une personne qui a besoin de ritualisation, elle a un planning par demi-journée qu’elle connait très bien, il faut le respecter à l’heure dite car à force, elle arrive à savoir l’heure et se tape lorsque l’éducateur est en retard donc on fait en sorte d’être à l’heure afin d’éviter toute violence envers elle.

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Avec ce rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes, paru en 1981, Bertrand Schwartz s'est imposé comme l'un des meilleurs spécialistes français des questions de formation professionnelle continue. C'est avant tout un homme de terrain en même temps qu'un universitaire. L'ouvrage tourne tout entier autour d'une question : comment lutter contre l'exclusion du travail de tous ceux qui sont peu formés, principalement les jeunes sans diplôme et les OS victimes des restructurations industrielles ? Il affirme que c'est possible, sous une double condition. Celle, en premier lieu, d'adopter une pédagogie appropriée, en partant non pas du savoir constitué pour tenter de le transmettre à un public incapable de se l'approprier et qui se décourage et abandonne rapidement ; mais en partant, au contraire, de sa pratique quotidienne et de ses savoir-faire, en définitive plus riches et plus complexes qu'on ne le pense, pour lui permettre d'acquérir les connaissances sur le terrain même de son activité professionnelle. A cette première condition de la réussite s'en ajoute une autre qui lui est étroitement liée : celle d'une organisation du travail qualifiante, qui requiert et rend possible la polyvalence des agents, en leur permettant de déborder le cadre de leurs tâches pour enrichir tout à la fois leur savoir-faire, leurs connaissances et leur horizon de vie. Bertrand Schwartz apporte ainsi sa contribution à la critique d'un taylorisme mutilant, interpellant du même coup les organisations syndicales qui n'ont que trop longtemps abandonné aux directions patronales les questions d'organisations du travail. se condamnant le plus souvent à agir dans l'urgence.

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