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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Observation vie quotidienne : le jeu

Observation vie quotidienne : le jeu Lors de mon stage dans l’ITEP, je me suis aperçu que le jeu occupait une part importante dans la journée des enfants. En effet, le jeu est une activité volontaire partagée par tous les enfants, qui leur permet après la classe de relâcher leur attention après des périodes de concentration. Le jeu est pour certain un moyen d’expression et de créativité qui permet de faire apparaître une partie de leur personnalité. Par ailleurs, il facilite le contact et l’échange dans la relation éducateur enfant. Les activités ne comprenant que deux joueurs permettent une interaction privilégiée entre l’éducateur et l’enfant, au cours de laquelle se créée une relation de confiance, de complicité qui peut aider à aborder des sujets liés à leur parcours.

Ce travail m’a fait m’interroger sur la place du jeu dans notre travail d’éducateur. En tant qu’éducateur, le jeu est un outil de médiation qui permet de travailler certaines notions comme la notion de règles qui s’apparente à des règles de vie chez les adultes. Il permet également de mettre en avant l’importance du respect envers autrui dans le jeu comme dans la vie quotidienne. Le jeu est aussi, quand ils peuvent y accéder, un espace de liberté et de plaisir pour les enfants. Le jeu ne doit pas nécessairement avoir un but pédagogique ou éducatif, il doit conserver son caractère « gratuit ». Il n’en reste pas moins un outil d’observation pour nous éducateurs. Sur le groupe de 8 enfants, 2 enfants ne sont pas capables de jouer, de faire des jeux imaginaires.
Catégorie: Travaux U.F. Moniteur-éducateur
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Quel accompagnement au quotidien pour les publics placés en MECS

Je suis moniteur-éducateur en MECS depuis environ 3 ans. J'ai pu constater à plusieurs reprises, des difficultés rencontrées par le personnel éducatif en M.E.C.S. (Maison d'Enfants à Caractère Social) avec des enfants porteurs de troubles psychiques. Ces derniers, retirés de leur environnement familial et placés en milieu protégé, sont, pour la plupart, victimes de carences affectives sinon de violences intrafamiliales. Les conséquences, que ces problématiques ont sur le psychisme de ces enfants, peuvent conduire ces derniers à commettre des actes hétéro-agressifs, envers les professionnels de l’établissement, voire retourner leur violence contre eux-mêmes.

La préoccupation concernant ces sujets est telle que monsieur Jean-Pierre CHARTIER, docteur en psychologie[1], a créé en 2012, le terme d'incasables[2] pour désigner ces jeunes aux troubles psychiques. Ce praticien a fait le constat que ce public dérange les institutions, car il nécessite une prise en charge spécifique. Prise en charge que l’on pourrait penser d’ordre médical si les pôles « adolescents » des Centres Hospitaliers Spécialisés ne manquaient pas cruellement de place pour ces jeunes. Cela conduit les services judiciaires et ceux de la protection de l'enfance, à confier ces sujets à d'autres établissements d'accueil comme les Maisons d'Enfants.

Implication dans les dynamiques institutionnelles
La « Maison d’enfants X » se situe au nord-est de Montpellier, au sommet d’une colline, dans un cadre privilégié surplombant la cité nîmoise. J’ai eu l’occasion, avant de débuter mon stage, de rencontrer le chef de service et part la suite d’effectuer une demijournée avec ma référente, au sein du groupe de l’IMPRO. Ces rencontres, ainsi que les documents qui m’ont été fourni, m’ont permis de mieux préparer mon arrivée en stage. L’association éducative « X », fondée en 1963 dans le cadre de la loi du 1er juillet 1901 portant sur les associations à but non lucratif, gère la « Maison d’enfants X». Cette association a été crée à l’initiative de l’église protestante. Elle est adhérente à la « Convention collective nationale du travail des établissements et services pour personnes inadaptées ou handicapées » du 15 mars 1966 et les salariés sont soumis au Code du Travail français. Le projet associatif défini les grands axes de travail des services et surtout les valeurs qui régissent l’action éducative.
Immigration, rencontres et différences Les enjeux éducatifs en CADA
Aussi, j’ai fait le choix d’axer ma note de réflexion, en analysant à travers diverses situations, comment l’écart culturel pouvait-il favoriser l’accompagnement éducatif ? Dans un premier temps, je décrirai le contexte institutionnel de ma pratique et j’exposerai les notions théoriques pour traiter mon questionnement, et sur lesquelles je vais m’appuyer tout au long de ma réflexion. Puis, je présenterai deux situations illustrant mes propos, et j’en ferai l’analyse en essayant de réfléchir à ma place en tant que moniteur éducateur.
Composition sur le cadre institutionnel et la position du moniteur éducateur
Plusieurs lois encadrent le travail en ITEP dont la loi de rénovation de l’action sociale et médico-sociale du 2 janvier 2002 et le décret du 6 janvier 2005 n°2005-11 qui fixe les conditions d’organisation et de fonctionnement des ITEP ; ce décret vient préciser les missions et les obligations des ITEP. Les lois du 14 novembre 2003, 24 mars 2004 et 26 novembre 2006, articles L311-4 et L331-7 du code de l’action sociale et des familles concernent les documents à fournir lors des admissions. La « loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » du 11 février 2005 réforme les lois de 1975 et de 1987, et introduit de nouvelles dispositions. Entre la loi du 11 février 2005 et celle de 1975, deux circulaires sont parues l’une en février 1982 et l’autre en février 1983. Celles-ci ont définies les différentes formes de l’intégration en insistant sur la notion de projet individuel adapté à chaque enfant et en précisant le cadre de mise en oeuvre. Par la suite, la loi d’orientation sur l’éducation datée de juillet 1989 a réaffirmé le principe de l’intégration scolaire en fixant les cadres nouveaux d’une « école pour tous ». Enfin, la circulaire du 18 novembre 1991 a récapitulé le dispositif d’intégration scolaire mis en place par les textes précédents et tiré les conséquences de la loi d’orientation.

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