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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

La vie ripolin : Jean Vautrin

La vie ripolin : Jean Vautrin La vie ripolin est une tentative autobiographique. L’auteur apparait sous deux visages dans ce livre. D’abord, écrivain au début du roman, il parle de Charlie Floche et des siens. Ensuite, il est Charlie Floche, également romancier, qui intervient quand l’écrivain va trop loin dans ses indiscrétions. Ainsi, on assiste à un véritable dialogue entre les deux personnages, «Seigneur ! J’ai tout entrepris pour aider Charlie. Et c’est naturel puisque je suis l’écrivain de Charlie ». Tout au long de ce roman le dialogue entre les « deux personnages » est explicite ou sous entendu. Le lecteur a l’impression que l’auteur cherche à être fidele à la réalité même si les souvenirs sont parfois flous et imparfaits. C’est dans ce jeu de miroir que l’auteur projette sa vie.

D’un point de vue personnel et au niveau de ma pratique professionnelle ce roman m’a permis de comprendre à quel point, la présence d’un enfant handicapé peut être lourde à gérer et lourde de conséquence pour une famille (Séparation des couples, abandon du travail). C’est pour cette raison que je me suis penchée sur un roman autobiographique. Alors, le travail de l’éducateur doit prendre en compte cet aspect, comprendre les parents et tenir compte de l’affect. Le travail de l’éducateur consiste aussi à les solliciter puisque leur présence est une condition nécessaire à l’équilibre et aux progrès de leurs enfants. C’est ce que je tente de faire, malgré ma courte expérience du métier, par le biais, des rencontres équipe éducatives/parents, des appels téléphoniques, du cahier de liaison IEM/famille.
Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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L’affectif et la protection de l’enfance. Christian ALLARD
Mon choix s’est porté sur cet ouvrage, car il apporte plein d’élément sur le développement de l’enfant, mais aussi le ressentit des assistantes familiales dans l’accueil d’enfant. L’œuvre relate également le vécu des professionnels de l’éducation spécialisée dans un service de protection à l’enfance. Je souhaite orienter mon choix de stage vers un MECS (Maison d’Enfant à Caractère Social) pour me permettre de prendre en compte le placement tel qu’il est vécu.

Comment l’enfant placé vit-il sa situation de placement ? Comment appréhende t-il la séparation avec ses proches ? Dans les deux premiers chapitres, l’auteur nous fait remarquer d’une part que dans la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance, le mot « Affectif » apparaît 5 fois.
Quartiers, conflits, acteurs…

Cet ouvrage a été élaboré à la suite d'un colloque en 1998 à Aubervilliers à l'initiative des étudiants du Dispositif Expérimental de Formation. Le DEF accueille des intervenants socio-éducatifs non diplômés, qui pendant deux années, reçoivent une formation en alternance, adaptée aux problématiques rencontrées dans les quartiers en difficulté. Sous la direction de trois professionnels du secteur social : Jean Pierre Boivin (responsable de formation du DEF), Vincent Peyre (sociologue), Annick Prigent (responsable du DEF), " Quartiers, conflits, acteurs" rassemble plusieurs écrits de ces travailleurs sociaux en poste dans des quartiers sensibles. Chaque récit fait office de témoignage sur l'action éducative de proximité menée auprès des jeunes par ces intervenants sociaux, et trace également un portrait réaliste de la vie dans un quartier : les différents acteurs, les institutions parti prenantes, les rapports entre les uns et les autres, le quotidien de chacun… Ces tranches de vie relatées donnent matière à une réflexion sur ce que peut être le travail éducatif en milieu urbain. Dans les "Contrepoints" en fin de chapitre, plusieurs spécialistes commentent tour à tour ces récits. Ils soulèvent un certain nombre de questions, envisagent des réponses possibles ou des perspectives de travail, et relèvent quelles sont les constantes du travail social auprès des jeunes dans les quartiers sensibles.

Je suis né un jour bleu De Daniel TAMMET
Dans une autre partie du livre, Daniel TAMMET déclare : « à l’âge de 2 ans, j’avais choisi un certain mur du salon pour m’y cogner la tête de manière répétitive. Balançant mon corps d’avant en arrière, je projetais durement ma tête en avant selon un tempo précis et régulier […] A d’autres moments, j’entrais dans de violentes colères, je giflais mon visage et je hurlais à pleins poumons. » Dans la MAS où j’effectue mon stage, beaucoup d’autistes se balancent sur eux même et se cognent la tête sur un mur ou sur une table. Sur l’unité dans laquelle je travaille, il y a une résidente qui se gifle, se mord, se tape la tête contre les tables, les murs. C’est son seul moyen de communication. Elle peut très bien se gifler juste parce qu’elle aimerait un verre d’eau. C’est assez difficile de distinguer lorsqu’elle est bien ou pas ou lorsqu’elle a juste envie d’attirer l’attention sans rien vouloir en retour. C’est une personne qui a besoin de ritualisation, elle a un planning par demi-journée qu’elle connait très bien, il faut le respecter à l’heure dite car à force, elle arrive à savoir l’heure et se tape lorsque l’éducateur est en retard donc on fait en sorte d’être à l’heure afin d’éviter toute violence envers elle.

Daniel TAMMET raconte : « Je commençais à prendre les livres de mes parents pour les entasser dans ma chambre ». Un résident fait exactement la même chose dans sa chambre. Il entasse des feuilles, des magazines, des photos dans sa chambre. Il a besoin de remplir les étagères, son bureau. Il va parfois dans la pièce où se trouve la balnéo et rempli les panières à linge de tout ce qu’il peut trouver autour de lui. Il vient parfois dans le salon et prend les meubles comme la table basse pour aller la mettre dans sa chambre. Il a un besoin de remplir. On ne comprend pas pourquoi il fait ça. Est-ce une angoisse de vidange ? Fait-il ce genre de chose quand il ne se sent pas bien ? J’ai beaucoup de questionnement par rapport à ce résident et j’espère avec des réponses très prochainement.
« Chez les fous » D’Albert Londres
Né en 1884 à Vichy, Albert Londres, se destinait à une carrière de poète. Il est finalement très tôt devenu célèbre par ses articles et ses récits de voyages, publiés au début du XX siècle dans Le Petit Journal, Le Quotidien ou Le Petit Parisien. Il a marqué plusieurs générations de journalistes. Il a signé son premier article en 1914 et il a couvert la Grande Guerre, la Révolution russe, le Tour de France cycliste, les chaos de la République chinoise, le scandale du bagne de Cayenne, la condition des aliénés dans les asiles de France...

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