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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Les toxicomanes parmi les autres : JEAN BERGERET

Les toxicomanes parmi les autres : JEAN BERGERET

« Les toxicomanes parmi les autres »est un condensé de la réflexion de Jean Bergeret sur la vision des politiques et de l’opinion publique sur la toxicomanie. Il se veut critique des politiques actuelles et souhaite réalimenter le débat par la prise en compte des responsabilités de tous, dans la mise en place de situations qui amènent à la toxicodépendance.

La lecture de cet ouvrage m’a énormément apportée en termes de réflexion. D’abord il me semble important de signaler la richesse et la clarté des propos de Jean BERGERET. Sous l’intitulé de toxicomanie, Jean BERGERET nous apporte une vision générale des problématiques existantes liées à la construction du sujet. Il replace les différents intervenants face à leurs responsabilités et à leurs rôles à jouer pour conjurer l’accroissement des troubles liées au mal-être, ou, plus justement, liées aux difficultés de construction des jeunes. Il nous aide à faire le deuil d’une solution rapide et miraculeuse à toutes ces problématiques tout en donnant des outils pour repenser la prise en charge de la jeunesse.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

Souffrance en France. La banalisation de l’injustice sociale: DEJOURS Christophe.

Dans son ouvrage, Souffrance en France, la banalisation de l’injustice sociale, qu’il écrit en 1998, le thème principal est « les différentes phases de la souffrance au travail et de la banalisation du mal. » Il se pose la question de « comment parvenons-nous à accepter sans protester les contraintes de travail toujours plus dures dont nous savons qu’elles mettent en danger notre intégrité mentale et physique » Il aborde des thèmes comme la peur, la honte, la domination, l’intolérance, la soumission et l’aliénation. Il révèle comment, pour pouvoir endurer la souffrance on se protège par l’intermédiaire de différents processus, stratégies. « A la lumière du concept de distorsion communicationnelle de Jürgen Habermas ou de celui de la banalité du mal de Hannah Arendt, il met au jour le processus qui fonctionne comme un piège. Alors la souffrance devient pensable ».

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

Le crime du Caporal Lortie. Traité sur le Père : Pierre LEGENDRE

Dans ce livre, P. Legendre aborde le concept de paternité par un biais imprévu : que se passe-t-il quand l’office du Père fait défaut ? Le cas Lortie est l’expérience vécue de cette défaillance. On a l’habitude de penser que le crime serait un dérapage inexplicable causé par diverses déterminations qui agissent sur une personne : déterminations géographiques, climatiques, historiques ou biologiques, en passant par les conditions économiques et sociales.

Éduquer sans punir :Thomas GORDON

Éduquer sans punir ou Apprendre l'autodiscipline aux enfants de Thomas GORDON est un guide pour les parents souhaitant aborder l'éducation de leurs enfants sous l'angle de l'autodiscipline ou plus largement de l'autogestion. L'auteur y aborde plusieurs concepts intéressants visant à conduire les parents, et les éducateurs d'une façon plus générale, vers une éducation apportant une plus grande satisfaction et réduisant ainsi les troubles physiques et psychologiques chez les enfants.

Dans un premier temps, Thomas Gordon présente la méthode traditionnelle d’éducation fondée sur l’usage des punitions et des récompenses et analyse ses effets sur les enfants et la société. Dans un deuxième temps, il propose des alternatives à cette méthode jugée néfaste. La première partie de l’ouvrage démontre donc qu’il est primordial d’éduquer les enfants et non plus de les discipliner. Ces derniers doivent apprendre à se contrôler eux-mêmes face aux désagréments qui résultent de leur propre comportement.

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