LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le lien d'accompagnement - Paul Fustier

Le lien d'accompagnement - Paul Fustier

« Nous prenons l’hypothèse selon laquelle, dans nombres de situations, la représentation que l’on a du système d’échange utilisé est brouillé : d’une part le poids de la modernité entrainerait un échange équilibré, d’autre part les arrière-fonds encore vivaces (marqués par les religions) renverraient à l’échange par le don. Pour tout individu la question est d’importance, puisque la représentation que l’on se construira d’autrui sera totalement ≠ selon que l’on « sent » que l’on a affaire à un lien équilibré (de nature commerciale ou salariale) ou que l’on « sent » que l’on est dans un univers de l’échange par le don ».

Aménager des espaces-temps d’accompagnement qui sont des moments privilégiés pour « l’interprétation ».   

1.LIEN SOCIAL ET LIEN D’ACCOMPAGNEMENT

Socialité secondaire :

  • Elle régit les sphères du politique et de l’économie, le monde de l’état moderne et le monde de l’entreprise.
  • Elle se situe dans le registre de « l’intermédiation » : rôle, statut, fonction (Caillé)
  • Lien salarial

Socialité primaire :

  • Lieu de vie, communauté (famille, voisin)
  • Lieu de l’interconnaissance directe et concrète (Caillé). Personnes qui communiquent entre elles.
  • Echanges par le don / « spontanés »

Les institutions relèvent d’une sociabilité secondaire car se sont des entreprises. Mais aussi de la sociabilité primaire car à la base lien avec le religieux / la communauté religieuse (don de soi, dévouement, vocation.

...

LA RENCONTRE INITIATIQUE ET LA VOCATION

Base : concept d’organisateur de Spitz

Avec une dérive de l’âge, le concept d’organisateur peut servir de modèle pour comprendre qu’à un âge déterminé (généralement l’adolescence ou la post-adolescence), certaines personnes font une rencontre qui prend alors valeur d’organisateur, qui remodèle leur passé et le restructure de telle sorte que le futur prendra un autre sens, que les motivations, les choix et les engagements en seront transformés.

Modèle normal : l’enfant reçoit d’un adulte et quand il devient adulte il redonne.

Pour certaines personnes, ces dons sont plus nombreux que les autres  à  vocation dans le social. Ces personnes ont une hypertrophie de l’échange vertical par le don ; ce qui est « habituel » à dose limitée (et correspond à un changement psychologique de générations) devient alors « unique et essentiel » dans un mécanisme de conversion radicale.

La rencontre avec une personne qui est généralement charismatique et qui va engager cette vocation est possible parce que le sujet est prêt à la recevoir.

Les effets de la rencontre fondatrice sont ≠ selon qu’elle est à l’origine d’un choix militant ou à l’origine d’un choix caritatif. Dans le premier cas, la rencontre permettrait une réorganisation, dans la similitude (et peut être par le biais de la réparation), d’un passé douloureux fait de manques et de souffrance. Dans le deuxième cas, la rencontre réorganiserait une impression de plein, en provenance d’une enfance idéalisée, évoquée un peu à la manière d’un roman familial.

Remarque : position psychologique du don à réversibilité  = être donateur c’est aussi être donataire.

Exemple des camps de concentration : les personnes qui ont survécu deviennent « hyper donateur » pour se libérer de la dette qu’ils ont car on leur a donné le droit d’être en vie.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

La relation d'aide : Éléments de base et guide de perfectionnement : Jean Luc Hétu,

« Aider quelqu'un c'est l'écouter parler de son problème en lui témoignant du respect et réagir efficacement à ses propos » Voici le thème principal de l'ouvrage : accompagner une personne confrontée à un problème. Dans ce livre : l'auteur parlera de la relation d'aide, celle que l'on peut utiliser tous les jours dans son métier mais aussi celle que l'on peut rencontrer dans sa vie quotidienne et privée. L'œuvre s'adresse donc à tous les professionnels de la relation d'aide (psychiatre, psychologue, travailleurs sociaux...) mais aussi à toutes les personnes qui souhaitent se former à la relation d'aide dans un but privé.

Les professionnels auprès de personnes handicapées De Charles Gardou

Charles Gardou : professeur à l'université Lumière Lyon II, directeur de l'ISPEF, il consacre ses ouvrages à la vulnérabilité et à ses multiples expressions, en particulier aux situations de handicap. Il enseigne sur : l'anthropologie culturelle et l'éducation interculturelle, la problématique de l'adulte en formation, l'anthropologie du handicap et l'éducation adaptée. Il dirige un laboratoire de recherche sur les situations de handicap, l'éducation et le travail social. Il a fait partie du groupe de travail « Éducation, Scolarisation, Formation et Insertion Professionnelle » dans la perspective de la révision de la loi d'orientation du 30 juin 1975. A travers l'expérience directe des acteurs concernés ou impliqués, il tente de comprendre et donner à comprendre la situation de handicap et ses multiples résonances.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche