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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le partenariat éducateurs spécialisés /familles au nom de l'intéret de l'enfant

Le partenariat éducateurs spécialisés /familles au nom de l'intéret de l'enfant Dans le cadre de ma formation d’éducateur spécialisé, j’ai choisi d’effectuer mon stage à responsabilités à l’unité éducative de la baie de Morlaix (U.E.B.M). De cette structure, dépend le foyer éducatif Bellevue-La Madeleine qui prend en charge des enfants et adolescents âgés de 10 à 18 ans placés dans le cadre de mesures de protection de l’enfance (régies par l’article 375 du code civil ou à la demande des familles elles-mêmes dans le cadre d’un contrat signé avec l’Aide Sociale à l’Enfance (A.S.E). En 2006, en France, 150 000 enfants ont été séparés de leur famille dont 50 000 sont accueillis en internat éducatif. Pourtant, envisager qu’un enfant puisse être éduqué ailleurs que dans sa famille va à l’encontre du discours dominant actuel. Ainsi, pour Bruno Bettelheim, « la pire des familles vaut mieux que le meilleur des internats ». Cependant, dans certaines situations, la séparation outre qu’elle représente une mesure de protection peut aussi être un moyen de développement de la qualité des liens entre un enfant et ses parents. J. Trémintin va dans ce sens en indiquant que « ce dont a besoin l’enfant, ce n’est pas d’un lien avec ses parents biologiques qui serait par essence bon, mais de leur présence adéquate lui procurant un sentiment de sécurité et d’estime de soi ainsi qu’un plaisir partagé. Or, ces qualités, on ne les retrouve pas d’emblée chez les parents. Leur capacité d’attachement peut être suffisante et permettre un étayage suffisant. Mais elle peut tout autant s’avérer défectueuse et s’exercer d’une façon traumatisante devenant alors source d’une excitation angoissante ou d’une désorganisation pathologique ». De ce fait, pour Michel Chapponnais, « il est donc des circonstances où les accidents de la vie obligent les institutions à se substituer aux parents pour le bien de l’enfant ».

Grâce à ce mémoire, j’ai voulu démontrer que le placement d’un jeune en foyer éducatif sera d’autant plus bénéfique que l’action des parents de l’adolescent accueilli et de l’équipe éducative sera cohérente et complémentaire. Ainsi, au terme de cette année de stage, je suis convaincu que la famille du jeune placé et les professionnels se doivent de collaborer. Il est donc primordial, pour nous, « professionnels du social » d’inclure les parents dans la prise en charge quotidienne de leur enfant. En effet, il faut garder à l’esprit que l’enfant ne peut réellement se développer que dans une harmonisation des attitudes des adultes l’entourant et dans la conviction que ses parents sont bons. Un des axes de travail prioritaires pour les éducateurs du Foyer Bellevue est donc d’établir un partenariat efficace avec les familles. Dans cette continuité, l’un des objectifs premier du placement est donc de reconstruire (ou parfois de construire) sur des bases saines les relations entre le jeune et ses parents. Dans ce cadre, si dans certaines situations le partenariat avec les familles ne pose aucun problème, l’éducateur est parfois confronté à l’agressivité ou à l’indifférence de tels ou tels parents, aux horaires non respectés, aux absences aux visites fixées, à l’ivresse…. Dans ces cas particuliers, il est alors important de pouvoir dépasser les jugements de valeurs pour réfléchir aux attitudes et aux dispositifs les plus propices à de réelles relations de collaboration.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Les violences urbaines
Les derniers événements qui ont touchés les banlieues, et pris une ampleur nationale, appelés médiatiquement : « violences ou émeutes urbaines », ont suscité en moi plusieurs interrogations. Questionnement, non pas sur les causes exactes de ces émeutes, mais sur la condition de vie de ces habitants. Il est facilement remarquable, que ces événements « ultra médiatisé », sont du « pain bénit » pour les politiques, en basant leur fond de commerce sur l’insécurité. On peut entendre moult jugements et idées préfabriquées, dans leurs discours sur les quartiers dits « difficiles ». En effet, il est aisé de remarquer que ces quartiers sont très médiatisés, mais toujours mis en relation avec une ou des situations problématiques. On relate toujours des faits divers, insinuant ainsi qu’ils font partis du quotidien de ces citoyens, habitants des « zones » toujours définis par des termes, tout aussi péjoratifs (difficiles, défavorisés, sensibles…).
Les compétences à mobiliser en tant qu'éducatrice spécialisée pour opérer un travail avec les familles des personnes accueillies
Mon mémoire a pour objet de témoigner de cette évolution professionnelle vers l'acquisition des compétences à mobiliser en tant qu'éducatrice spécialisée pour opérer un travail avec les familles des personnes accueillies. Dans un premier temps, je vais m'appuyer sur une situation concrète à laquelle j'ai été confronté sur mon lieu de stage. A partir de mes interrogations, de mes connaissances théoriques et pratiques et de mon analyse, je dresserai un diagnostic socio-éducatif de cette situation duquel découlera une problématique et des hypothèses d'actions. Dans un deuxième temps, je développerai le projet éducatif mis en place auprès de la personne accueillie. J'exposerai les objectifs fixés ainsi que les actions mises en œuvre pour les atteindre. Et enfin, j'effectuerai le bilan des actions menées. Cette dernière partie fera également l'objet de l'analyse de ma posture professionnelle au regard des compétences, des savoir-être et savoir-agir que la réalisation de ce projet m'aura permis d'acquérir.
Le jeu de société comme support de médiation
Ce mémoire est une réflexion à propos des apports du jeu, et plus particulièrement du jeu de société. Le but étant de montrer comment l’éducateur spécialisé peut s’approprier un objet de la vie quotidienne pour en faire un outil éducatif, dans le but de favoriser les échanges et les relations entre les différents membres d’un groupe d’enfants. Ainsi pour développer cette idée je m’appuierai sur des ouvrages d’auteurs ainsi que sur mes différentes expériences professionnelles. Avant d’amener la problématique auquel le projet tend à répondre, je vais détailler le cadre général dans lequel s’est inscrite mon intervention. Puis Après avoir exposé plusieurs situations, je développerai une problématique à partir d’une analyse s’appuyant sur des concepts théoriques.
L'inceste, mieux comprendre, pour mieux intervenir.

Introduction Août 1998, je fais les derniers préparatifs avant de partir en camp d’été, avec quelques garçons de l’établissement et mon collègue de travail. La Directrice de l’époque nous demande de la rejoindre dans son bureau, car un changement doit se faire dans l’effectif des jeunes. En effet, elle nous signifie qu’un garçon de douze ans doit arriver dans quelques heures à la gare. Je lui demande tout naturellement quelques renseignements concernant ce garçon. Ses réponses me font l’effet d’une « douche glacée ». Ce jeune est admis en urgence, car les services de l’A.S.E. ont fait un signalement pour « abus sexuels sur mineur de moins de quinze ans, par personne ayant autorité sur ledit mineur ». En d’autres termes, cet enfant a été victime d’inceste.

La situation est urgente et ne peut permettre la mise en place du protocole d’accueil habituellement usité. Un silence pesant s’est installé dans le bureau… Indescriptible, personne ne dit mot. Chacun est (peut-être) entrain de chercher ce qu’il va pouvoir dire… Mais que dire, à une victime de l’inceste ? Comment et faut-il aborder le sujet d’emblée ? Qu’allais-je faire avec lui durant ces dix jours de vacances à passer en sa compagnie ? Comment l’aider à « porter » ce poids ?… Je pourrais ainsi lister un répertoire de questions qui m’étaient venues à ce moment là. Mais c’est sur la route et en sa présence que j’ai compris que ce n’était pas tant de savoir quelles actions éducatives étaient à mettre en place qui me posait problème, mais qu’il s’agissait de moi, de ce que je pouvais ressentir face à cette situation. Les images qui venaient à mon esprit étaient insoutenables. Je ne savais pas comment « regarder » cet adolescent. Pour la première fois, je ne savais pas su me situer professionnellement car un « malaise profond » vis à vis de cette situation entravait mon action. Ainsi, ma recherche tentera-t-elle de cerner et de comprendre ce qui est en jeu dans la relation d’aide au public victime de violences sexuelles, avec pour objectif une utilisation de ces données, tant dans ma réflexion que dans ma pratique. De ce fait, mon étude, au delà de l’intérêt sociologique et théorique, met en évidence des enjeux professionnels qui méritent à la fois réflexion et approfondissement. Aussi, mes préoccupations d’ordre professionnelle constitueront-elles les tenants et les aboutissants de ma recherche.

A noter que le travail de théorisation est alimenté à chaque phase de mon travail par des éléments directement liés aux besoins des publics concernés et/ou à mes actions. De plus, ces apports théoriques permettront de « nourrir » des éventuels débats, réflexions, autour des pistes qu’elles suggère, pour une action plus efficace. Mon mémoire de fin d’études, n’est pas le lieu d’une évaluation du travail social, ni celui de plaidoyer ou de polémiquer sur telle ou telle institution, ou telle ou telle profession. Ainsi, tenterais-je à partir de ma propre expérience, d’identifier les raisons pour lesquelles un malaise « trouble et profond » surgi, face à une situation d’inceste. Il ne s’agit pas de savoir, uniquement ce qu’est l’inceste, bien que cela soit nécessaire de manière théorique, mais bien au delà de l’identification de ces situations, tenter de mieux me situer, pour mieux intervenir… Tenter de « balayer » mes a priori, mes préjugés.

Septembre 1986, le livre d’Eva Thomas, « Le viol du silence »·, est publié : témoignage émouvant et poignant d’une femme victime d’inceste à l’âge de quinze ans. Apporté par une victime, ce témoignage met à nu du ressenti et non une approche théorique à distance. Pour la première fois en France, le voile du silence est levé sur un sujet aussi tabou, les valeurs fondamentales sociales ébranlées et les discours forcément passionnels. Personne n’est indifférent, choqué, outré, curieux, compatissant, ce « séisme » provoque une résonance en chacun de nous. L’été 1988, meurtrier, on se souvient des enfants retrouvés assassinés après avoir été violés, n’a fait qu’amplifier cette prise de conscience collective et médiatique des dangers encourus par les enfants. En mars 1989, l’émission télévisée « Médiations », de François De Closets, est consacrée au thème de l’inceste, une première : de nombreuses femmes témoignent et livrent leur vérité au grand public, choqué, mais parfois incrédule, doutant d’une réalité insupportable. 

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