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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Keske j'fé, kan j'fé rien? Adolescents en quête d'identité personnelle : l'ennui fécond

Keske j'fé, kan j'fé rien? Adolescents en quête d'identité personnelle : l'ennui fécond

Je souhaite faire une remarque quant à mon positionnement dans ce Travail de Fin d'Etudes. Mon intention est de vous faire part de ma conception du travail d'éducatrice spécialisée, ici et maintenant. Je ne dresse à aucun moment une "bonne" manière d'agir, qui pourrait "résumer" cette profession. Ce métier n'a pas de code de déontologie, excepté pour le secteur de l'Aide à la jeunesse, aussi, être éducateur, c'est souvent faire ses propres choix éducatifs, au delà d'un projet pédagogique. Je ne parlerai donc pas de l'éducateur mais des éducateurs spécialisés, avec leurs propres opinions.

Ce TFE est le fruit de mes réflexions et de ma remise en question, basé sur un travail de recherche théorique et sur mes expériences vécues personnellement et professionnellement. La rencontre avec des individus aux valeurs divergentes, ainsi que la mise en commun que le travail en équipe suppose, m'ont permis d'ouvrir mon esprit quant aux différentes façons de voir les choses. Ceci m'est très formateur et me permet de me positionner en conséquence, de faire des choix assumés. Les opinions que je défends ne sont pas à considérer comme définitives. Elles évoluent en fonction de mon vécu et de mes rencontres, dans le domaine personnel et professionnel.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

La démocratisation culturelle : une utopie inachevée

Ce mémoire traite des problématiques relatives à la démocratisation culturelle dans notre pays. Initié de longue date sous l’Ancien Régime, le protectorat des arts et des artistes est une longue tradition qui va transcender l’épisode révolutionnaire. Néanmoins, l’aspiration démocratique, dont témoigne les élites socialistes et libérales, va trouver écho progressivement pour aboutir à un engagement de l’Etat dés l’après guerre de 1945, qui ne se démentira jamais. Des pionniers artistiques, Jean VILAR ou Charles DULLIN, aux pionniers de l’appareil public, André MALRAUX ou Jeanne LAURENT, tous partent dans une croisade pour la démocratisation de la culture avec, comme instrument privilégié, la décentralisation.

Pilotée par l’Etat jusque dans les années quatre-vingt, cet élan est relayé par des dispositions significatives en direction des arts et des publics de la culture. La grande décentralisation de l’Etat à partir de 1982, va permettre, sous l’impulsion du ministre de la Culture Jack LANG, une implication plus forte des collectivités territoriales dans l’action culturelle. Mais, sensée rapprocher les centres de décisions du citoyen, cette phase de décentralisation ne porte pas ses fruits comme on put l’espérer. La crise économique, l’avènement des nouvelles technologies d’accès au savoir et la radicalisation des politiques locales, n’influent pas en faveur de l’accès à la culture pour tous. L’accroissement des inégalités et le repli identitaire n’épargnent pas la culture, qui souffre de ne pas renouveler de nouveaux publics. Toutefois, un art comme le théâtre renoue avec sa tradition d’art citoyen entre tous, et parvient à réinventer de nouvelles formes d’interpellation artistique dont les Institutions doivent désormais comprendre l’enjeu.

Valoriser pour integrer

Dans le cadre de ma formation d’éducateur spécialisé, j’ai effectué mon stage de seconde année dans le champ du secteur social en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale. Lors de ce stage, au foyer d’accueil d’urgence « Riquet », j’ai été sensibilisé par le nombre de jeunes adultes en errance qui s’y trouvaient. Pour la plupart, ils provenaient de structures sociales ou médico-sociales. Aussi, pour mon stage à responsabilité éducative de 3ième année, j’ai désiré me confronter à ce qui se faisait en amont. Mon choix s’est porté vers une Maison d’Enfants à Caractère Social où des adolescents s’apprêtaient à accéder à la majorité. Je souhaitais observer, analyser, comprendre afin de les accompagner à leur devenir d’adultes. Je me posais la question de savoir pour les jeunes issus de MECS si ce que je relevais du déficit identitaire, du sentiment d’échec, de dévalorisation n’étaient pas une problématique présente et à l’origine de leurs difficultés d’intégration sociale.

Dans un contexte environnemental dont familial souvent fragile et chaotique, un certain nombre d’indicateurs nous alertent : échec et rupture avec le scolaire, problèmes relationnels et comportementaux, dépression et ou pathologie mentale, passage à l’acte, délinquance, toxicomanie, prostitution. Chacun d’entre eux peut être pris dans cette primo délinquance, ou dans des tentatives de suicide, de mutilation, voir de scarification. Tous ces actes posés sont toujours à décrypter pour nous éducateurs, car ils constituent autant de signaux de leurs difficultés à venir pour s’insérer dans la société.

La bientraitance des personnes âgées en établissement

Le concept de bientraitance voit le jour dans les années quatre-vingt-dix au sein d’un congrès d’orientation sur l’enfance qui visait à rendre plus humain l'accueil de jeunes enfants. Ce terme renvoie à une survalorisation des pratiques dans le secteur sanitaire et médico-social par la recherche de moyens permettant aux professionnels de lutter contre l'envahissement et le découragement auxquels ils sont confrontés dans leur pratique du fait de sa complexité. Facteurs qui peuvent être à l'origine de comportements maltraitants à l'égard des résidants.

Au départ, le terme bientraitance s'écrivait avec un trait d'union. Ce trait d'union visait à matérialiser un lien, une attache, c'est-à-dire une collaboration entre tous les acteurs prenant part à cette démarche. En outre, ce trait d’union visait à montrer la volonté de favoriser le bien-être par un bon traitement. L'enjeu de ce concept se résumait ainsi: « (...) la bientraitance des plus vulnérables d'entre les siens est l'enjeu d'une société tout entière, un enjeu d'humanité.».

L'accompagnement de l'enfant vers un processus de résilience

Nous avons vu que la résilience est un terme Anglo saxon, et qui décrit la capacité d’un individu à surmonter un traumatisme et aller de l’avant. Nous avons pu comprendre que pour que ce mécanisme puisse s’opérer, il faut en amont des facteurs de protections et des mécanismes de défenses, permettant au sujet de se défendre et d’aller au delà du traumatisme se que l’on nomme le rebond. Lors de ma formation d’éducateur, j’ai rencontré énormément d’enfants ayant véçus des traumatismes de différentes nature, et la question était de comprendre quels accompagnements je pouvais faire auprès d’eux afin qu’ils puissent un jour « s’en sortir ».

Aussi à la fin de mon travail j’émet les hypothèses suivantes pouvant m’aider dans mon travail et qui concerne l’accompagnement de l’enfant vers ce processus que l’on nomme résilience : L’accompagnement de l’enfant vers la résilience, repose avant tout, sur une présence de l’éducateur. Accompagner c’est en premier lieu donner de son temps, tout simplement être là, à la disposition de l’enfant, être à son écoute.

Ecouter, c’est déjà essayer de comprendre sans juger, en essayant de mettre en place un cadre défini, en s’engageant sur la durée, car il est certain qu’un accompagnement quel qu’il soit, a besoin de temps, de régularité… Cet accompagnement nécessite également de réfléchir sur la résilience, de la connaître, de connaître éventuellement sa propre résilience, savoir qu’elle existe, qu’elle peut toujours se manifester. Le soutien à la résilience est d’aider l’autre à grandir. Déjà connaître la résilience, c’est accompagner l’enfant en difficulté importante, avec la conviction qu’il a en lui des ressources et qu’il va falloir l’aider à s’en servir et notamment en optimisant les facteurs de protection, de faire en sorte de diminuer les effets des facteurs de risques, en favorisant l’autonomie et la responsabilisation de l’enfant.

Ainsi, la résilience peut contribuer, en complément d’autres approches, à tenter de comprendre les formes d’adaptation des individus et permettre aux professionnels d’inventer de nouvelles méthodes de prises en charge des enfants, dès lors qu’ils sont confrontés à des traumatismes. En tant que futur professionnel, je dirais qu’un accompagnement vers la résilience pour l’enfant, nécessite une approche globale de celui-ci en prenant en compte principalement trois domaines : l’individu (tempérament, personnalité…), ses comportements ( mesures défensives et destructives) et son environnement relationnel (famille, amis…).

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