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L’unité de la psychologie – Daniel Lagache

L’unité de la psychologie – Daniel Lagache

Mais qu’en est-t-il de la psychanalyse ? On la rencontre à trois reprises dans ce livre.

Pour respecter la chronologie de l’écriture que je connais maintenant, je vais commencer par le texte de 1947.

« En tant que procédé d’investigation, la psychanalyse se différencie-t-elle de la technique clinique autrement que par une technicité plus poussée et plus consciente d’elle-même ? (...) que l’on se demande seulement si une définition de la psychanalyse peut être recherchée ailleurs que  dans le cadre d’une psychologie clinique de la conduite humaine, dont l’attention qu’elle accorde au « transfert » serait sans doute le caractère le plus spécifique. » (p. 35-36)

Puis dans la conclusion : « La psychanalyse est une forme de psychologie clinique et de psychothérapie que spécifie notamment l’étude du transfert. » (p. 70)

La psychanalyse se présente comme une forme de psychologie clinique de la conduite humaine, un procédé d’investigation du psychisme, et j’ajouterai une théorie du développement et du fonctionnement affectif de l’homme. A ce titre, il est donc logique qu’elle soit étudiée par les étudiants en psychologie clinique. 

...

La psychologie est l’étude de la conduite humaine (au sens large) en tant que résolution d’un conflit résultant de l’adaptation d’un organisme à son milieu. Soit ! Il n’en reste pas moins que, la complexité et l’unicité inhérentes à cet objet d’étude nécessitent chacune d’adopter des stratégies d’investigation  et des perspectives variées qui se complètent. Pour moi, chaque théorie, chaque méthode représente un angle d’attaque, un point de vue, une perspective. Elle a ses limites mais a l’intérêt d’illustrer un ou plusieurs concepts. 

Pourquoi insister autant sur l’unité de la psychologie ? N’est-elle pas évidente ? Est-ce que chercher à expliquer le comportement humain sur tous les plans ne vise pas aussi à mieux le comprendre ? Et pourquoi mieux le comprendre si on n’utilise pas cette compréhension au moins pour aider, voire soigner.

Lorsque j’entrevois la multitude des interactions internes et externes et la diversité des combinaisons de construction possible tout au long du développement d’un individu, comment ne pas en tirer la conclusion que la personne qui se tient devant moi est unique, qu’elle est le résultat de ses expériences vécues dans un environnement donné, de ses apprentissages, le point de départ de son évolution future et qu’elle seule peut dire ses expériences, sa représentation du monde de là où elle est, sa problématique… Tout comme moi. Personne n’échappe à cette loi générale : tous pareils et tous différents. Pourquoi en irait-il autrement de la psychologie créée par l’homme ? 

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

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