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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Journal d'étude clinique en MECS

Journal d'étude clinique en MECS À travers ce journal d'étude clinique, je souhaite présenter le travail des professionnels qui m'ont accueilli pendant vingt-huit semaines au sein de leur équipe. En effet les situations souvent complexes nécessitent un accompagnement éducatif spécialisé qui est réalisé en équipe. « Il est bien rare que l'éducateur ait à travailler isolément, la plupart du temps il est inséré dans un milieu institutionnel et doit à la fois s'articuler avec d'autres éducateurs et des professionnels d'autres disciplines, ajustement qui n'est jamais facile car l'équipe est système interactionnel à composantes multiples et changeantes » J'ai choisi d'exposer une situation qui reflète de manière générale les interactions et la communication entre les membres de l'équipe. Le sens de mon questionnement se concentrera à la fois sur l'importance du travail en équipe, mais aussi les difficultés, tension et désaccords que cela peut entraîner. J'analyserai donc par la suite les éléments importants qui ont nourri ma réflexion professionnelle, permettant ainsi de mettre en perspective mon implication éducative. En ce sens, le groupe devient une équipe par le fait de s'unir autour d'objectifs communs en vue de répondre à la mission confiée à la MECS. Je vais approfondir la notion d'équipe au sein de cette unité de vie : Quels sont les professionnels qui interviennent dans cette MECS? De quelle équipe va-t-il être question dans cet écrit? Quelle est la situation que j'ai souhaité développer?
Catégorie: Etude de cas clinique Educateur spécialisé
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Etude de cas clinique : état limite
Ce jeune homme, âgé de 18 ans, sort d’une hospitalisation de plusieurs mois, suite à un état d’abattement, d’accablement. Il est par la suite reçu par un psychologue, pour un entretien dans un premier temps individuel puis, avec ses parents et son frère. Il me semble subir cet entretien car il n’est pas acteur de sa séance. D’après les renseignements obtenus sur lui, Laurent me renvoie l’image d’un être malheureux, perdu et désorienté. Son apparence physique de jeune homme gentil est en décalage avec son état psychique. Il apparaît très angoissé, cela se décrit chez lui par le fait que durant l’entretien individuel, il croise et décroise sans cesse ses jambes, qu’il lui faut un certain temps avant qu’il prononce une phrase, il a des difficultés pour s’exprimer et a du mal à respirer calmement …

On remarque également que lorsqu’il s’adresse à son interlocuteur, il ne soutien pas le regard et détourne fréquemment les yeux. Il lui arrive de fixer un point quelconque sur le mur et de s’y perdre, comme si pendant ce moment, il était coupé de la réalité, absent. Puis il parait revenir, prononçant un « ah oui » et continue son discours. Lorsqu’il parle, il semble ne pas mettre ou ressentir d’émotions car sa voix est presque monocorde. Son discours reste incohérent tout au long de l’entretien. Il ne fait pas véritablement de lien et enchaine différents événements qui se sont passés dans son enfance ou bien qui se jouent actuellement. Il évoque ainsi sa peur de tomber d’un trottoir suite à un vertige. Il parle précisément du trottoir qui se trouve près de chez lui et qui fait naitre en lui une grande angoisse, au point de ne plus pouvoir sortir de son lieu de vie (qui est chez ses parents).C’est d’ailleurs le seul endroit où il se sent en sécurité.
Présentation d’un enfant souffrant de psychose infantile. Le travail éducatif
Henri est un jeune adolescent de 13 ans, accueilli dans un groupe de vie dans un IME depuis l’âge de 6 ans. Il est aussi pris en charge dans un hôpital de jour. La prise en charge entre l’IME et l’hôpital de jour se décompose à mi-temps dans chaque prise en charge. Harold ne parle pas de l’hôpital de jour à l’IME, il cloisonne entre les différents lieux. Les groupes de vie sont constitués de 5 ou 6 enfants par groupe d’âge. Son groupe est un groupe de « moyen grand » en « partance », c'est-à-dire des enfants en projet d’orientation du fait de leur âge. En effet, l’IME accueille des enfants de 4 à 14 ans. Ensuite, les enfants sont orientés vers une autre structure adaptée à leur besoin et à leur âge. De ce fait, l’éducateur référent dirigera son accompagnement auprès de ce jeune vers un projet d’orientation donc il proposera des activités en vue de le préparer pour son orientation.
Étude de situation en AEMO
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JEC : L'écrit en Prévention Spécialisée : une place à prendre
Nous communiquons tous les jours et de manières multiples, mais nous ne prenons pas souvent le temps de nous arrêter pour observer notre communication. Dans toute équipe éducative, il y a de la communication. Cette dernière est essentielle pour permettre aux professionnels d'échanger entre eux les informations concernant leur travail ou pour venir opposer leurs différentes manières de penser leur action éducative. En tout cas, il s'agit bien pour l'équipe de savoir communiquer pour prétendre « faire équipe ». « Le « faire équipe » suppose donc une organisation des pratiques incluant des échanges entre les personnes. » . Ces échanges revêtent différentes formes selon les secteurs, les métiers ou les missions des équipes. La communication peut parfois être écrite, orale, formelle ou informelle. Ces différents supports témoignent de la diversité qui s'offre à nous pour communiquer. Durant mon apprentissage en prévention spécialisée, je me suis retrouvé confronté à une transmission orale très importante, prenant le dessus sur l'écrit. À travers une situation mettant en œuvre plusieurs lieux et outils de communication, j'ai souhaité interroger la place de l'écrit en prévention spécialisée. Je commencerai donc par exposer la situation d'une jeune fille accompagnée par l'équipe d'éducateurs spécialisés, en m'arrêtant sur les différents moments d'utilisation des moyens de communication. La dimension de l'écrit est présente dans les différentes pratiques des éducateurs de Prévention, malgré le fait qu'elle soit moins visible que dans d'autres secteurs où l'action éducative quotidienne est peut-être plus évaluable ou observable. Finalement, je pense que la communication orale inhérente à la pratique en Prévention Spécialisée fait partie d'un moyen de communication majeur et qu'il est nécessaire d'apprendre à l'utiliser correctement, sans bien sûr, en oublier ses limites. C'est en intégrant les limites de la communication orale, que l'éducateur de Prévention doit savoir, à mon sens, non pas considérer les écrits professionnels comme une contrainte institutionnelle, mais bien comme un moyen d'aide à l'accompagnement des jeunes, un moyen de communiquer avec d'autres professionnels et un moyen d'exprimer son identité professionnelle. José MORAIS, psycholinguistique, disait à ce propos, « L’interprétation de l’écrit et celle de l’oral n’aboutissent pas à des représentations extérieures l’une à l’autre et ne sont pas non plus des adversaires. L’écrit et la parole sont généralement des collaborateurs très efficaces. » . C'est donc bien l'utilisation conjointe de l'écrit et de l'oral de manière réfléchie par les professionnels qui vient « faire équipe ». Nous pouvons dire en quelques sortes que l'émergence d'un travail d'équipe dépend en partie de la communication de cette dernière. Je pense qu'en Prévention Spécialisée, mais plus généralement dans les institutions du social et du médico-social, les équipes éducatives doivent apprendre ou ré-apprendre à utiliser efficacement les différents moyens de communications, qu'ils soient écrits ou oraux, pour toujours tenter d'améliorer la qualité des missions qu'elles assurent auprès des publics, avant de pouvoir éventuellement se pencher vers de nouveaux outils de communications tels que le support numérique et internet.

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