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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Analyse de situation, la notion de pulsion

Analyse de situation, la notion de pulsion Ainsi ce que je tends à souligner ne peut-il pas s’entendre sur un champ psychanalytique et notamment le reflex pulsionnel ; la notion de pulsion ? De fait, la question des pulsions et plus précisément le fait de devoir admettre et maitriser ses pulsions, les refoulés ou les concrétiser s’impose à moi et va s’inscrire au travers de mon travail éducatif par une gêne éprouver par le corps, la psyché et une distance que je me sens obligé de mettre en place. En cela, il me parait essentiel de prendre appui sur la psychanalyse et ainsi définir la notion de pulsion afin de comprendre comment intervient la notion de plaisir et le principe de réalité. Après avoir présenté brièvement l’institution dans laquelle je travaille, je décrierais la situation pour enfin terminer sur une analyse de la dite situation tout en les mettant en lien avec une approche psychanalytique autour de la théorie des pulsions.

Maitriser ses pulsions et savoir se contrôler est indispensable pour un bon fonctionnement et une bonne acceptation de la vie en société et c’est d’abord c’est ici que l’acte éducatif prend tout son sens. Nathan, à travers ses gestes et paroles s’est révélé comme un « petit enfant » n’arrivant pas encore à maîtriser ses pulsions. L’instinct de femme, si on peut dire maternant s’est révélé en moi me laissant dépasser par mes propres pulsions et « sortant » alors du cadre éducatif. Une part incontrôlable régit par les règles de la nature telle que l’instinct fait parti inhérente de la vie de l’être humain ; il faut donc « faire avec » et savoir maitriser ses pulsions pour avoir accès au principe de réalité. Le rôle de l’éducateur est donc de ne pas se laisser « happé » par celles-ci mais de savoir mettre des barrières ; poser un cadre et savoir se « décaler ». Si le cadre est tenu et que les choses sont claires il est plus difficile pour l’usager et pour l’éducateur de se laisser emporter dans « un cercle vicieux ».
Catégorie: Etude de cas clinique Educateur spécialisé
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Du projet de retour en famille naturelle… … à la signature d’un contrat jeune majeur
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Etude de cas clinique : état limite
Ce jeune homme, âgé de 18 ans, sort d’une hospitalisation de plusieurs mois, suite à un état d’abattement, d’accablement. Il est par la suite reçu par un psychologue, pour un entretien dans un premier temps individuel puis, avec ses parents et son frère. Il me semble subir cet entretien car il n’est pas acteur de sa séance. D’après les renseignements obtenus sur lui, Laurent me renvoie l’image d’un être malheureux, perdu et désorienté. Son apparence physique de jeune homme gentil est en décalage avec son état psychique. Il apparaît très angoissé, cela se décrit chez lui par le fait que durant l’entretien individuel, il croise et décroise sans cesse ses jambes, qu’il lui faut un certain temps avant qu’il prononce une phrase, il a des difficultés pour s’exprimer et a du mal à respirer calmement …

On remarque également que lorsqu’il s’adresse à son interlocuteur, il ne soutien pas le regard et détourne fréquemment les yeux. Il lui arrive de fixer un point quelconque sur le mur et de s’y perdre, comme si pendant ce moment, il était coupé de la réalité, absent. Puis il parait revenir, prononçant un « ah oui » et continue son discours. Lorsqu’il parle, il semble ne pas mettre ou ressentir d’émotions car sa voix est presque monocorde. Son discours reste incohérent tout au long de l’entretien. Il ne fait pas véritablement de lien et enchaine différents événements qui se sont passés dans son enfance ou bien qui se jouent actuellement. Il évoque ainsi sa peur de tomber d’un trottoir suite à un vertige. Il parle précisément du trottoir qui se trouve près de chez lui et qui fait naitre en lui une grande angoisse, au point de ne plus pouvoir sortir de son lieu de vie (qui est chez ses parents).C’est d’ailleurs le seul endroit où il se sent en sécurité.

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