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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Journal d’Etude Clinique

Journal d’Etude Clinique Mon implication s’est située dans un premier temps dans le travail en co-référence avec Mathieu, je me demande si cela n’a pas bloquer la relation d’aide entre l’éducateur et le jeune. J’ai tout de même su sollicité l’équipe à plusieurs reprises afin d’agir correctement et discrètement. J’ai pu grâce à cette cohésion d’équipe intervenir et être entendu lors des temps de réunions. L’enjeu de l’éducateur n’est pas de renoncer à la prise de risque relative à toute relation éducative, mais de savoir en saisir les sens et la contenir, en cela, le travail en équipe est nécessaire et primordial.
Catégorie: Etude de cas clinique Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Etude de cas clinique dans un IME
Après lecture du dossier mis à ma disposition, j’ai relevé des problématiques liées à l’autisme. En effet, d’après Léo KANNER, psychiatre américain, les enfants Autistes ont une inaptitude à établir des relations normales avec les autres mais aussi à réagir normalement aux situations.
Journal d'étude clinique en IEM : la communication
Mon rôle diffère légèrement de celui des autres travailleurs sociaux. En effet mon rythme de formation ne me permet pas d’avoir un statut de référente mais plutôt de co-référente. En effet, ma place de stagiaire aurait pu freiner mon implication dans cette situation. Mais les professionnels ont su m’aider prendre ma place dans l’équipe et m’intégrer. L’équipe savait se remettre en question lorsque je leur formulais mes interrogations et donc donner de l’importance à ma parole. La richesse de la formation théorique me permet de donner un sens à mes valeurs et de modeler mon identité professionnelle. Dans le cadre de la situation de N., je m’occupe de certaines activités le concernant et participe activement aux réflexions et décisions prises le concernant en équipe. Le comportement de N., me conduit à adapter mon mode de communication envers les professionnels. Aussi, je choisis de baser la relation éducative sur l’écoute et le respect de ses choix tout en lui rappelant le cadre pour qu’il se sente en sécurité. Nous avons vu à quel point il est complexe et indispensable de s’intéresser aux modes et aux conséquences de la communication en équipe pluri-professionnelle au sein d’un établissement médico-social. La complexité se trouve dans la forme de communication utilisée ou subie et dans sa multiplicité selon le contexte dans lequel on l’observe. Il est important de remettre en question ces modes et méthodes dans notre contexte d’intervention afin de fournir aux personnes que l’on prend en charge un accompagnement des plus sains et efficace. L’écriture de ce journal et l’intérêt que j’y porte m’ont amené à participer à un groupe de travail sur la communication, regroupant l’équipe pluri-professionnelle et à la compréhension de la dynamique de l’équipe. Selon CAUVIN, le travail d’équipe se construit, et l’esprit d’équipe se cultive. Il faut consacrer de l’énergie, du temps, et de la volonté. Il faut orienter le groupe vers un but commun et le maintenir vivant pour que celui-ci devienne une équipe et un soutien. Les principaux éléments du groupe sont les membres bien sûr, mais pas seulement. Il y a aussi les buts du groupe, ses valeurs, ses normes, ses modalités de communication et de commandement, les statuts et les rôles des participants. Enfin, la manière dont ces différents éléments sont perçus par les professionnels, les représentations qu'ils en forgent, font aussi partie des différents éléments interdépendants d'un groupe, de sorte que si l'un d'eux vient à varier, les autres varieront aussi. Suite à ses réflexions, il me parait indispensable d’appliquer une notion que Philippe Gaberan développe, « les équipes éducatives mettent en œuvre ce qu’elles appellent couramment, sans toujours le définir, l’aide à l’autonomie de la personne. Ainsi faire advenir le « je » du sujet par le passage du vivre à l’exister est l’enjeu fondamental de la relation éducative. »
Etude de cas clinique : état limite
Ce jeune homme, âgé de 18 ans, sort d’une hospitalisation de plusieurs mois, suite à un état d’abattement, d’accablement. Il est par la suite reçu par un psychologue, pour un entretien dans un premier temps individuel puis, avec ses parents et son frère. Il me semble subir cet entretien car il n’est pas acteur de sa séance. D’après les renseignements obtenus sur lui, Laurent me renvoie l’image d’un être malheureux, perdu et désorienté. Son apparence physique de jeune homme gentil est en décalage avec son état psychique. Il apparaît très angoissé, cela se décrit chez lui par le fait que durant l’entretien individuel, il croise et décroise sans cesse ses jambes, qu’il lui faut un certain temps avant qu’il prononce une phrase, il a des difficultés pour s’exprimer et a du mal à respirer calmement …

On remarque également que lorsqu’il s’adresse à son interlocuteur, il ne soutien pas le regard et détourne fréquemment les yeux. Il lui arrive de fixer un point quelconque sur le mur et de s’y perdre, comme si pendant ce moment, il était coupé de la réalité, absent. Puis il parait revenir, prononçant un « ah oui » et continue son discours. Lorsqu’il parle, il semble ne pas mettre ou ressentir d’émotions car sa voix est presque monocorde. Son discours reste incohérent tout au long de l’entretien. Il ne fait pas véritablement de lien et enchaine différents événements qui se sont passés dans son enfance ou bien qui se jouent actuellement. Il évoque ainsi sa peur de tomber d’un trottoir suite à un vertige. Il parle précisément du trottoir qui se trouve près de chez lui et qui fait naitre en lui une grande angoisse, au point de ne plus pouvoir sortir de son lieu de vie (qui est chez ses parents).C’est d’ailleurs le seul endroit où il se sent en sécurité.
JEC : L'écrit en Prévention Spécialisée : une place à prendre
Nous communiquons tous les jours et de manières multiples, mais nous ne prenons pas souvent le temps de nous arrêter pour observer notre communication. Dans toute équipe éducative, il y a de la communication. Cette dernière est essentielle pour permettre aux professionnels d'échanger entre eux les informations concernant leur travail ou pour venir opposer leurs différentes manières de penser leur action éducative. En tout cas, il s'agit bien pour l'équipe de savoir communiquer pour prétendre « faire équipe ». « Le « faire équipe » suppose donc une organisation des pratiques incluant des échanges entre les personnes. » . Ces échanges revêtent différentes formes selon les secteurs, les métiers ou les missions des équipes. La communication peut parfois être écrite, orale, formelle ou informelle. Ces différents supports témoignent de la diversité qui s'offre à nous pour communiquer. Durant mon apprentissage en prévention spécialisée, je me suis retrouvé confronté à une transmission orale très importante, prenant le dessus sur l'écrit. À travers une situation mettant en œuvre plusieurs lieux et outils de communication, j'ai souhaité interroger la place de l'écrit en prévention spécialisée. Je commencerai donc par exposer la situation d'une jeune fille accompagnée par l'équipe d'éducateurs spécialisés, en m'arrêtant sur les différents moments d'utilisation des moyens de communication. La dimension de l'écrit est présente dans les différentes pratiques des éducateurs de Prévention, malgré le fait qu'elle soit moins visible que dans d'autres secteurs où l'action éducative quotidienne est peut-être plus évaluable ou observable. Finalement, je pense que la communication orale inhérente à la pratique en Prévention Spécialisée fait partie d'un moyen de communication majeur et qu'il est nécessaire d'apprendre à l'utiliser correctement, sans bien sûr, en oublier ses limites. C'est en intégrant les limites de la communication orale, que l'éducateur de Prévention doit savoir, à mon sens, non pas considérer les écrits professionnels comme une contrainte institutionnelle, mais bien comme un moyen d'aide à l'accompagnement des jeunes, un moyen de communiquer avec d'autres professionnels et un moyen d'exprimer son identité professionnelle. José MORAIS, psycholinguistique, disait à ce propos, « L’interprétation de l’écrit et celle de l’oral n’aboutissent pas à des représentations extérieures l’une à l’autre et ne sont pas non plus des adversaires. L’écrit et la parole sont généralement des collaborateurs très efficaces. » . C'est donc bien l'utilisation conjointe de l'écrit et de l'oral de manière réfléchie par les professionnels qui vient « faire équipe ». Nous pouvons dire en quelques sortes que l'émergence d'un travail d'équipe dépend en partie de la communication de cette dernière. Je pense qu'en Prévention Spécialisée, mais plus généralement dans les institutions du social et du médico-social, les équipes éducatives doivent apprendre ou ré-apprendre à utiliser efficacement les différents moyens de communications, qu'ils soient écrits ou oraux, pour toujours tenter d'améliorer la qualité des missions qu'elles assurent auprès des publics, avant de pouvoir éventuellement se pencher vers de nouveaux outils de communications tels que le support numérique et internet.

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