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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

JEC - 1er stage en IME

JEC - 1er stage en IME

Mon écrit d’analyse d’une situation de travail en équipe porte sur l’un des sujets abordés lors de la réunion de service s’étant déroulée le vendredi 2 mars 2018 à l’IME XXX. L’établissement est régi par les lois du 2 janvier 2002, rénovant l’action sociale et médicosociale, et du 11 février 2005, pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Y sont accueillis des jeunes âgés de 6 à 21 ans, en situation de handicap mental ou déficients intellectuels, répartis entre 2 services : la SEES (Section Éducative et d’Enseignement Spécialisée) et la SIPFP (Section d'Initiation et de Première Formation Professionnelle).

Dans une première partie, je repérerai les rôles, statuts et fonctions des membres de l’équipe pluri-professionnelle présents lors de la réunion. Dans une seconde partie, je décrirai la situation à l’origine de mon travail. Enfin, dans une dernière partie, j’en réaliserai une analyse et ferai part de mes réflexions.

(...)

 Le travail d’équipe est avant tout le « faire ensemble », un groupe de personnes unies dans un même projet et qui ont les mêmes buts. Chaque professionnel qui le compose est une entité singulière, ce qui permet d’avoir des avis et des représentations différentes des usagers. Il convient cependant de garder à l’esprit que ces singularités peuvent aussi à un moment donné être source de difficultés. Il est alors important d’en tenir compte, et de puiser dans les ressources de l’équipe pour y palier. Les faiblesses des uns sont les forces des autres : n’est-ce pas aussi cela le travail d’équipe ?

Catégorie: Etude de cas clinique Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Etude de cas clinique : état limite
Ce jeune homme, âgé de 18 ans, sort d’une hospitalisation de plusieurs mois, suite à un état d’abattement, d’accablement. Il est par la suite reçu par un psychologue, pour un entretien dans un premier temps individuel puis, avec ses parents et son frère. Il me semble subir cet entretien car il n’est pas acteur de sa séance. D’après les renseignements obtenus sur lui, Laurent me renvoie l’image d’un être malheureux, perdu et désorienté. Son apparence physique de jeune homme gentil est en décalage avec son état psychique. Il apparaît très angoissé, cela se décrit chez lui par le fait que durant l’entretien individuel, il croise et décroise sans cesse ses jambes, qu’il lui faut un certain temps avant qu’il prononce une phrase, il a des difficultés pour s’exprimer et a du mal à respirer calmement …

On remarque également que lorsqu’il s’adresse à son interlocuteur, il ne soutien pas le regard et détourne fréquemment les yeux. Il lui arrive de fixer un point quelconque sur le mur et de s’y perdre, comme si pendant ce moment, il était coupé de la réalité, absent. Puis il parait revenir, prononçant un « ah oui » et continue son discours. Lorsqu’il parle, il semble ne pas mettre ou ressentir d’émotions car sa voix est presque monocorde. Son discours reste incohérent tout au long de l’entretien. Il ne fait pas véritablement de lien et enchaine différents événements qui se sont passés dans son enfance ou bien qui se jouent actuellement. Il évoque ainsi sa peur de tomber d’un trottoir suite à un vertige. Il parle précisément du trottoir qui se trouve près de chez lui et qui fait naitre en lui une grande angoisse, au point de ne plus pouvoir sortir de son lieu de vie (qui est chez ses parents).C’est d’ailleurs le seul endroit où il se sent en sécurité.
Étude de cas : Aude
Léa, une collègue en remplacement, a appelé Aude à son appartement pour avoir davantage de précisions pour une sortie prévue ce samedi même. Mais au téléphone, Aude s'emporte auprès de ma collègue en lui disant qu'ici elle ne pouvait rien faire, qu'elle aimerait voir son petit ami comme les autres et que si ça continuait elle prendrait son sac et irait vivre dans le futur appartement de son ami.
Etude de cas clinique dans un ESAT
Axel est une personne déficiente intellectuelle léger/moyen présentant une névrose de type phobique largement atténué grâce au travail éducatif réalisé depuis son entrée en institution. Cependant suite à des événements particulier et affectant Axel (décès du père, de la mère, maladies, opérations...) les conduites où prédominent l’angoisse réapparaissent. Pendant longtemps Axel a été complexé par ses problèmes physiques. En 1980, il a subi une intervention chirurgicale (scoliose importante) à P (séjour de Juin à Octobre 1980) et, pendant deux ans, a connu diverses hospitalisations, une rééducation très longue et pénible. Suite à cette opération Axel a dû supporter un corset de plâtre qui l'a énormément gêné dans la vie de tous les jours, et notamment à B. De plus Axel était énurétique à cette période-là et ne pouvait pas se doucher entièrement à cause du plâtre. Bien sûr l'équipe éducative lui demandait de se laver tous les jours, mais ceci au prix de maintes et maintes interventions. Il a dû porter un corset en alliage durant presque 3 ans après l'intervention. Il s'est vu contraint d'abandonner des activités sportives de l'établissement (foot, natation, athlétisme) auxquelles il participait activement. Cela a été vécu comme une frustration et un échec pour Axel. Chez lui, il avait tendance à profiter de son incapacité. Il souhaitait se faire servir par son entourage et refusait de sortir de chez lui (complexé par rapport aux jeunes du quartier), ne voulait pas aller faire des achats vestimentaires avec ses parents... Une thérapie cognitivo-comportementale pourrait être une approche permettant à Axel de dépasser progressivement les troubles anxieux. Cette thérapie est brève, validée scientifiquement et vise à remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés par des pensées et des réactions en adéquation avec la réalité. Pour que cette thérapie soit viable et efficace, Axel doit être désireux de retrouver un mode de vie en adéquation avec les exigences de la réalité et motivé pour s'investir en tant qu'acteur dans un programme de soin permettant d'endiguer ses difficultés. Les objectifs étant qu'Axel s'affirme en se confrontant aux situations stressantes (sorties, regard de l'autre, marche dans des endroits un peu « escarpés ») par une habituation progressive. Le dernier mois de mon stage j'ai pu voir la proposition d'une monitrice pour aller faire des balades de plus en plus importantes avec Axel. Pour cela elle a fait un travail préparatoire avec Axel en lui expliquant le parcours, les difficultés qu'il peut exprimer mais qui n'ont pas lieu d'être... Il a accepté et les progrès étaient déjà visibles lors de mon départ par une habituation progressive.
Journal d'étude clinique dans un SAS
Le sujet qui sera l’objet de mon travail dans ce journal clinique porte sur la référence éducative. Elle s’est au cour de ces dernières années c’est démocratisé dans toutes beaucoup d’institutions et est aujourd’hui peu discuté et encore moins remis en cause. Pourtant la référence éducative constitue un des outils principaux de l’éducateur qui ne peut donc se passer l’interroger et de le réinterroger sans cesse.

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