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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Le repas : multi-support à l’accompagnement

Le repas : multi-support à l’accompagnement Le moniteur-éducateur va, par une aide quotidienne, soutenir, assister, accompagner les personnes en difficultés afin de leur donner, redonner ou préserver une certaine autonomie. Actuellement en stage en ESAT où l’apprentissage de l’autonomie et l’insertion sociale passent par le travail, ce sont les moniteurs d’atelier qui partagent la majeure partie de la journée avec les travailleurs handicapés à leur apprendre les gestes techniques de production. Outre les temps de soutien collectifs ou individuels, je ne partage que peu de temps de vie quotidienne avec les travailleurs handicapés.

Le temps du repas est un très bon outil éducatif pour le moniteur éducateur. A travers, des gestes simples, répétés, vitaux, il permet de mener la personne accompagnée vers un début d’autonomie. Le quotidien, par la répétition des gestes et des actions, permet à la personne de trouver des repères spatio-temporels et relationnels. Il l’aide aussi à prendre conscience des autres, de leurs besoins, de leurs désirs, et apprendre à les respecter. C’est le début de la socialisation. La vie quotidienne c’est aussi un ensemble de codes et de conduites, c’est un premier pas vers la citoyenneté.
Catégorie: Travaux U.F. Moniteur-éducateur
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Documents associés

DC2 : Le sceau d’un langage commun
A mon arrivée en stage, j'ai rapidement estimé que la pièce de vie commune était austère pour un public adolescent. Interrogeant mes collègues à ce sujet, j’ai appris que les précédentes décorations n'ont jamais perduré lors des renouvellements de groupes de jeunes. Ce constat m’a permis d’émettre l'hypothèse suivante. Si l'objet de décoration ne correspond pas aux mêmes codes culturels et qu'il ne suggère pas l'appartenance identitaire avec un certain attachement affectif ; il n'implique pas le respect de ce dernier. En l’occurrence, ces jeunes sont majoritairement influencés par le hip-hop, le rap et les tags. De ce fait, il m’apparaissait pertinent de proposer une activité autour de la pratique et des cultures issues du graffiti.
Quel accompagnement au quotidien pour les publics placés en MECS

Je suis moniteur-éducateur en MECS depuis environ 3 ans. J'ai pu constater à plusieurs reprises, des difficultés rencontrées par le personnel éducatif en M.E.C.S. (Maison d'Enfants à Caractère Social) avec des enfants porteurs de troubles psychiques. Ces derniers, retirés de leur environnement familial et placés en milieu protégé, sont, pour la plupart, victimes de carences affectives sinon de violences intrafamiliales. Les conséquences, que ces problématiques ont sur le psychisme de ces enfants, peuvent conduire ces derniers à commettre des actes hétéro-agressifs, envers les professionnels de l’établissement, voire retourner leur violence contre eux-mêmes.

La préoccupation concernant ces sujets est telle que monsieur Jean-Pierre CHARTIER, docteur en psychologie[1], a créé en 2012, le terme d'incasables[2] pour désigner ces jeunes aux troubles psychiques. Ce praticien a fait le constat que ce public dérange les institutions, car il nécessite une prise en charge spécifique. Prise en charge que l’on pourrait penser d’ordre médical si les pôles « adolescents » des Centres Hospitaliers Spécialisés ne manquaient pas cruellement de place pour ces jeunes. Cela conduit les services judiciaires et ceux de la protection de l'enfance, à confier ces sujets à d'autres établissements d'accueil comme les Maisons d'Enfants.

La relation de confiance : un préalable à l'accompagnement en Milieu Ouvert

Le Service de Prévention Spécialisée est mandaté par le Conseil Général de la Savoie pour intervenir sur certains territoires du département en direction de différents publics ciblés et plus particulièrement sur la tranche d'âge des années collège.

 Au cours de cette période de stage, j'ai observé des adolescents ayant différentes problématiques : des  difficultés scolaires, des comportements liés semble t-il à des carences éducatives avec absence de cadre. J'ai repéré chez certains jeunes, une réelle forme de violence, au collège, dans la rue, activée souvent sous l'effet de groupe. Une difficulté à vivre ensemble, et l’absence du respect pour l’autre avec une banalisation du comportement violent (verbal, physique). Le niveau de violence et sa banalisation entre les gens, sont plus élevés qu’ailleurs. Les parents sont souvent démunis face aux actes commis par leurs enfants. Ils demandent bien souvent à être soutenus dans leur rôle.

 Ces différents comportements et passages à l'acte m'amènent à me poser la question suivante :

Comment, en milieu ouvert dans un contexte de non mandat, je peux mettre en place un accompagnement éducatif permettant aux adolescents de se construire dans une image positive ?

La violence des adolescents déplacés en MECS
Suite à un poste de monitrice-éducatrice pré-stagiaire en Maison d’Enfants à Caractère Sociale, j’ai pu être amenée à faire face à des situations de violence. Qu’il soit question de la violence institutionnelle, de la violence des adolescents à l’égard d’autrui et ou de l’agressivité … le professionnel se doit d’y pallier. Lors de ce premier emploi auprès d’adolescents, j’ai eu l’expérience au premier abord fâcheuse de me trouver confronté à cette violence. Face à cette situation, il m’a été difficile dans les premiers jours d’entreprendre, d’envisager une démarche, ces conduites violentes m’ont réellement questionnée dés mon arrivée. Dans l’optique d’évoluer professionnellement, j’ai voulu comprendre cette violence, pourquoi les adolescents montrent une telle violence (verbale, physique) envers l’institution, les autres jeunes accueillis ou le personnel éducatif. J’avais le sentiment que la violence était un des moyens privilégiés de communication pour ces jeunes placés. Comprendre son origine et les manières par laquelle elle peut se décliner me permettra de mieux l’appréhender et de poser des actes et des paroles adaptées dans mon accompagnement.

Pourquoi ai-je employée le terme « déplacés » « Dire qu’un enfant est placé, c’est à dire que la solution est trouvée. Or il n’y a pas d’enfants placés, il n’y a que des enfants déplacés, des enfants déportés, des enfants déracinés ». (Pierre verdier) A mon sens, la question de placement à l’adolescence contient surtout l’idée de déplacement et suppose une intention de changer l’environnement. Pourtant, bien que cette volonté implique l’assentiment de l’adolescent qui supportera le changement de la réalité externe et, mieux, elle en sera améliorée, il est prudent de ne pas perdre de vue que, pour qu’il en soit ainsi, l’adolescent a été soumis à quelques influences, d’autre part que sa capacité créatrice a été lourdement sollicité et positivement évaluée.

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