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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Quel accompagnement au quotidien pour les publics placés en MECS

Quel accompagnement au quotidien pour les publics placés en MECS

Dans le chapitre précédent nous avons présenté différents projets portés par diverses MECS. Cependant, la variété de ceux-ci, qui ont le mérite d’exister et de rechercher des solutions pour un meilleur accompagnement, risque de faire perdre de vue le manque de connaissances sur ces mineurs accueillis.

Francis BATIFOULIER l’a rapporté dans l’un de ses articles : « l’absence d’études nationales sur leurs trajectoires (celles des enfants en question), leurs pathologies ou sur les effets des diverses formes d’accompagnement laisse les équipes dans l’inconnu avec le risque de développer des attitudes éducatives inadéquates ou pire aggravantes. »[1]

Je me permettrai donc de rappeler l’importance du rôle d'accompagnement et de soutien du travailleur social auprès de ces jeunes à travers leur Projet Individualisé. Effectivement, le professionnel assure une fonction charnière entre le sujet et son projet. L'accompagnement au quotidien est donc un « enveloppement psychique » pouvant aider à la réalisation de l’objectif social. Le fait de stabiliser l'enfant peut lui permettre d'y voir plus clair dans sa vie. Toutefois, l'expression des troubles psychiques, dont peuvent souffrir les enfants et adolescents accueillis, ajoute des difficultés à la réalisation de leur projet.

C’est pourquoi, le professionnel du quotidien se doit d'être également un élément stable de l'équipe, de l'institution puisqu'il est tuteur d'un jeune à élever (vers le haut).

S’inscrivant dans ce positionnement, le Moniteur-Educateur doit chercher à se former afin de faire évoluer sa pratique professionnelle plus axée sur ces enfants et adolescents aux comportements complexes.

[1]Actualités Sociales Hebdomadaires n° 2917 du 3/07/2015 page 31

Catégorie: Travaux U.F. Moniteur-éducateur
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En quoi les institutions spécialisées peuvent elles aider au développement de l'autonomie chez des jeunes en situation de handicap ?
Il existe aujourd'hui en France de nombreux types d'institutions spécialisées dans le secteur du handicap. Leur diversité témoigne du soucis de spécialiser l'aide à apporter : l'âge et le handicap du public constituent les principaux axes de différenciation entres les divers services. Nous allons nous intéresser davantage aux institutions du secteur de l'enfance handicapée. On trouve aujourd'hui cinq types de structures correspondant à cinq formes de handicap : intellectuel, moteur, polyhandicap, auditif, visuel. Les conditions d'accueil et de travail sont donc différentes d'une institution à une autre. Mais dans l'ensemble, nous pouvons affirmer que tous les professionnels du secteur du handicap travaillent dans la même optique : développer au mieux l'autonomie du public qu'il prend en charge. Je me suis davantage questionnée sur les Instituts d'Éducation Motrice (IEM), étant donné que c'est dans ce type d'établissement que j'ai effectué mon stage.
Étude de population : la MECS
J’ai effectué mon stage extérieur dans une Maison d’Enfants à Caractère Social. Cette MECS dépend du « Comité Commun Activités Sanitaires et Sociales », association loi 1901. Cet établissement accueille des jeunes de l’agglomération grenobloise, du département de l’Isère et plus exceptionnellement du territoire français. Il est ouvert 365 jours par an. Il reçoit d’une part des garçons et filles âgés de 6 à 18 ans en internat, à la demande d’ordonnances du juge des enfants ou par décision administrative. D’autre part il suit des jeunes majeurs âgés de 18 à 21 ans dans des appartements collectifs ou particuliers. Au total 65 enfants, adolescents et jeunes majeurs sont accueillis dans des dispositifs collectifs ou individualisés.
DC4 : présentation d'un IME, fonction et rôle du ME
A l’arrivée du jeune, une évaluation est faite. Celle-ci est renouvelée tous les ans et examinée avec l’équipe éducative et thérapeutique pour une éventuelle réorientation soit en classe spécialisée à temps plein ou à temps partiel dans le circuit ordinaire, soit en IMPRO . Les jeunes scolarisés ont entre 10 et 19 ans. En effet, si le projet individualisé élaboré pour le jeune le nécessite, la scolarité peut être prolongée au-delà de 16 ans. Sur décision de la CDAPH , l’IME accueille des enfants et adolescents de 4 à 18 ans en internat et semi internat, originaires (sauf exception) du département du Var. Si nécessaire, des dérogations peuvent être accordées afin que le séjour dans l’établissement se prolonge au-delà de la majorité légale (amendement Creton ) .La répartition actuelle est de 32 garçons et 9 filles.
Composition sur le cadre institutionnel et la position du moniteur éducateur
Plusieurs lois encadrent le travail en ITEP dont la loi de rénovation de l’action sociale et médico-sociale du 2 janvier 2002 et le décret du 6 janvier 2005 n°2005-11 qui fixe les conditions d’organisation et de fonctionnement des ITEP ; ce décret vient préciser les missions et les obligations des ITEP. Les lois du 14 novembre 2003, 24 mars 2004 et 26 novembre 2006, articles L311-4 et L331-7 du code de l’action sociale et des familles concernent les documents à fournir lors des admissions. La « loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » du 11 février 2005 réforme les lois de 1975 et de 1987, et introduit de nouvelles dispositions. Entre la loi du 11 février 2005 et celle de 1975, deux circulaires sont parues l’une en février 1982 et l’autre en février 1983. Celles-ci ont définies les différentes formes de l’intégration en insistant sur la notion de projet individuel adapté à chaque enfant et en précisant le cadre de mise en oeuvre. Par la suite, la loi d’orientation sur l’éducation datée de juillet 1989 a réaffirmé le principe de l’intégration scolaire en fixant les cadres nouveaux d’une « école pour tous ». Enfin, la circulaire du 18 novembre 1991 a récapitulé le dispositif d’intégration scolaire mis en place par les textes précédents et tiré les conséquences de la loi d’orientation.

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