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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Comment le Moniteur-éducateur accompagne les enfants en MECS : comment prendre en compte l’individu dans le groupe ?"

Comment le Moniteur-éducateur accompagne les enfants en MECS : comment prendre en compte l’individu dans le groupe ? Mon questionnement est parti de plusieurs situations. Je commencerais par resituer le contexte. L’UV dans laquelle j’ai évolué, est composée d’un groupe de neufs garçons, âgés de sept à onze ans avec des problématiques différentes. Il n’y a qu’une seule fille, une adolescente de seize ans qui vient d’arriver sur l’UV. La MECS possède une Unité scolaire interne. Sur les neufs garçons du groupe, quatre d’entre eux y suivent leur scolarité à temps complet, trois autres en alternance entre l’école interne et une école publique en primaire et deux garçons suivent leur scolarité dans une école primaire. (L’adolescente du groupe est déscolarisée, elle est à la recherche d’un stage). C’est lors de ce temps de soutien scolaire que mon questionnement est venu. (Un temps de soutien scolaire est prévu dans l’accompagnement des jeunes, il est inscrit sur le planning d’intervention de l’équipe éducative).

L’accueil des enfants en MECS n’est pas anodin. Leur histoire, qu’ils « portent », le déchirement, la séparation au milieu naturel, l’adaptation au nouvel environnement, tout le flot d’émotions qu’ils traversent, sont autant de facteurs qui forment, sous-tendent et structurent l’organisation du groupe d’enfants dans lequel ils vont être amenés à vivre, le temps de leur placement. Ce nouveau lieu de vie renvoie, au quotidien, à la dure réalité pour ces enfants « déplacés » de leur famille, qui pourtant sont les premières victimes. Le groupe est le premier lieu social des individus, c’est là que va se construire par jeu d’empirisme leur lien avec l’autre. C’est au travers de la relation à l’autre (dimension affective) et l’apprentissage de la norme, des règles de la vie en société (socialisation), que se jouent les bases de l’individu dans la cité : le citoyen en devenir.
Catégorie: Travaux U.F. Moniteur-éducateur
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Documents associés

Le sens de la sanction éducative en ITEP
Sur mon terrain de stage, je constate des excès de violence de la part des jeunes, des comportements déviants, des comportements à risques. Ces problématiques sont liées à leur histoire et à la période de l'adolescence qu'ils traversent. Les règles sont souvent interrogées voire transgressées. Les garçons testent les limites au sens général ainsi que celles des adultes qui posent un cadre, leurs comportements nécessitent une réponse de notre part. Au-delà du rappel de la règle ou de l'interdit, il faut expliciter, parfois poser une sanction: celle-ci est un outil qui doit permettre de faire réfléchir le jeune sur son acte, son comportement et les conséquences que cela entraîne. Il est important de s'interroger sur la cohérence des actes posés, leur impact sur les jeunes, sur leur comportement. Comment choisir une sanction adaptée? Comment fait-elle sens chez les adolescents en ITEP? Dans le cadre de ma formation de moniteur éducateur il m'est demandé de réaliser un dossier thématique lors de mon stage de première année. Le sujet doit me questionner mais aussi questionner mon équipe. La sanction est donc un sujet qui m'a interrogée dès mes premiers jours de stage, j'avais l'impression que certains comportements et passages à l'acte étaient banalisés car non sanctionnés. J'ai alors interrogé l'équipe à ce propos puis les psychologues de l'établissement. La sanction est un sujet qui revient fréquemment dans les échanges, les réunions, l'équipe s'interroge sur la pertinence des sanctions données à certains jeunes, sur leurs compréhensions et le sens qu'ils y mettent. Après avoir choisi ce thème en accord avec mon équipe, j'ai commencé mes recherches et mes lectures, et élargi mes échanges avec l'équipe pluridisciplinaire, l'assistante de service social de l'établissement m'a aussi prêté un livre qui traite de la sanction. J'ai également repris certains cours en lien avec le sujet. J'ai alors décidé de traiter la sanction éducative, celle qui cherche à donner du sens pour la personne accompagnée et pour le professionnel. Il me semble important de souligner que dans mon dossier thématique, j'utiliserai le mot sanction et non punition, mis à part s'il est employé dans les sources qui vont alimenter mon travail. Car ce sont deux notions souvent prises pour synonyme, or l'une a une connotation plus péjorative que l'autre. On sanctionne un acte, on punit une personne. Je vais dans un premier temps définir ces deux termes afin de les dissocier puis travailler autour de la sanction éducative qui est le sujet qui m'interpelle et qui donne lieu à mes recherches afin de transmettre des informations et ma réflexion à mon équipe.
Schéma corporel ou image du corps chez l'enfant

C'est le psychanalyste Shilder qui, en 1935, a introduit la notion d'image du corps en la différenciant de celle de schéma corporel. Pour lui, le corps est un mode de relation avec l'environnement matériel et humain, et la vie affective joue un rôle considérable. C'est par un processus de construction active, à partir des expériences réelles du sujet, de ses désirs et de ses besoins que s'élabore la connaissance du corps. Mais l'amour de soi, l'identité corporelle dépendent aussi de la présence des autres, du groupe social. Parmi les psychanalystes, c'est peut-être Francoise Dolto qui a le mieux précisé sa conception des notions d'image inconsciente du corps et de schéma corporel : Le schéma corporel, en principe le même pour tous les individus, se structure par l'expérience et les apprentissages. Il est « notre vivre charnel au contact du monde physique » . Il spécifie l'individu en tant que représentant de l'espèce. En partie inconscient, il est l'interprète actif ou passif de l'image du corps. Celle-ci est propre à chacun : elle est liée à l'histoire du sujet. Elle est inconsciente, support du narcissisme. Elle se structure par la communication entre sujets et constitue la synthèse de nos expériences émotionnelles. L'enfant passe par différentes étapes avant de prendre conscience de ce corps qui est le sien, afin de définir celles-ci dans un premier temps je proposerai une définition des ces deux termes puis je présenterai les différentes étapes par lesquelles passent l'enfant pour construire cette perception et sensation de son propre corps notamment par le stade du miroir enfin, je m'appuierai sur la théorie de Françoise Dolto concernant l'image du corps et le schéma corporel.

Scolarité et intégration

Le temps de travail scolaire est important à différents niveaux. Il permet bien évidemment de mesurer les progrès de l’enfant au quotidien, son niveau et d’estimer le travail à faire sur l’année mais fait aussi partie intégrante de son projet individualisé et de son projet d’avenir. Sa future inscription sociale passe par la scolarité, une scolarité parfois chaotique au cour de laquelle il appartient à l’équipe éducative et pédagogique de permettre à l’enfant d’exploiter au maximum ses capacités. Il va donc falloir assurer une dynamique de travail au sein de laquelle il faudra motiver l’enfant et valoriser ses acquis. Il ne faut pas oublier que c’est une population avec des problématiques liées au comportement et à la conduite, il va donc être nécessaire de mettre en place un cadre à l’intérieur duquel l’enfant va pouvoir s’exprimer, gérer son temps, sa frustration, manifester son engagement par rapport à son projet. Le lien maintenu entre l’éducatif et le pédagogique par les outils de liaison, les rencontres, les évaluations permet aussi de suivre le comportement de l’enfant à l’école, les relations qu’il entretient avec l’équipe pédagogique et les autres élèves. Conjointement, l’école donne l’occasion de travailler sur la mixité dans un cadre autre que celui de l’établissement. Ce dernier point n’est pas négligeable puisque les difficultés relationnelles avec les garçons sont souvent causes des débordements.

DC 1 : A la rencontre de l'ennui
Au long de mes deux stages, j’ai pu constater que la vie en institution pouvait être aliénante. Le rythme de vie est institutionnalisé, soit en lien avec l’emploi du temps des professionnels, soit en lien avec les attentes qu’ont les familles ainsi qu’avec le projet individualisé des usagers. Celui de chaque résident est organisé par des prises en charge de soins physique et/ou psychique, d’ateliers, de sorties, de loisirs, de sports... Cet accompagnement me semble nécessaire, afin de permettre à la personne d’avancer dans ses démarches de soins, de socialisation, de projet professionnel. Cependant, des instants qui pourraient permettre aux usagers de se retrouver seuls, me semblent importants. Serait-il nécessaire de dégager des temps libres, de façon institutionnelle, afin que les personnes puissent prendre des moments pour eux ? Je me suis beaucoup interrogée sur les temps libres dont disposent les personnes accueillies. Ils ne sont pas réfléchis de la même manière, selon ce qui a amené à cet accueil, l’institution, le public et l’âge. Comment peut-on préserver leur intimité lorsque l’institution ne laisse que peu de place à ces moments ? Mais alors, que se passe-t-il durant ces moments ? Comment dans une institution, où chaque minute est organisée, ces personnes peuvent-elles faire face à elles-mêmes ? D'après mes observations, ces personnes étaient rapidement envahies par l’ennui. Celui-ci, souvent perçu comme négatif « est synonyme de désoeuvrement, pouvant parfois être mortifère, sur son versant « positif », l’ennui permet à l’enfant de développer son imaginaire, sa créativité et de penser. Mais pour que celui-ci soit constructif, il s’avère nécessaire que l’enfant ait « appris » à s’ennuyer très tôt et qu’il puisse trouver dans son environnement de quoi y pallier par lui-même2 ». Dès lors, comment l’équipe et moi-même pouvons nous le travailler avec les personnes accueillies, et lui laisser la place dans la construction de l’être ?

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