
Aussi, j’ai fait le choix d’axer ma note de réflexion, en analysant à travers diverses situations, comment l’écart culturel pouvait-il favoriser l’accompagnement éducatif ?
Dans un premier temps, je décrirai le contexte institutionnel de ma pratique et j’exposerai les notions théoriques pour traiter mon questionnement, et sur lesquelles je vais m’appuyer tout au long de ma réflexion.
Puis, je présenterai deux situations illustrant mes propos, et j’en ferai l’analyse en essayant de réfléchir à ma place en tant que moniteur éducateur.
Ce travail de réflexion m’a permis d’approfondir mes questionnements de départ. J’avais comme préjugés, que l’écart culturel était un facteur pouvant rendre difficile l’accompagnement des éducateurs auprès des demandeurs d’asile. Chacun se réfère, se raccroche à ses propres représentations lorsqu’il ne comprend pas ou n’a pas de repères.
Tout au long de mon expérience au sein du CADA, j’ai déconstruit au fur et à mesure mes stéréotypes pour prendre en compte les individus de manière individuelle. Il était tout de même nécessaire, de faire le lien entre mon vécu et des apports théoriques, ce qui m’a permis de mettre du sens à ma pratique. Le fait de théoriser mes actions, mes pensées, m’a permis de les comprendre, de les analyser et de mieux les maîtriser pour pouvoir m’en servir de nouveau.