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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Elaboration d'un projet avec des enfants trisomiques 21

Elaboration d'un projet avec des enfants trisomiques 21

La différence est ce qui caractérise chaque personne. Il serait totalement inintéressant que tout le monde soit identique. Mais lorsque cette différence pose problème au niveau de l’intégration sociale, il est pour moi primordial de favoriser la différence et l’intégration. En effet, je pense que l’épanouissement d’une personne handicapée est basé sur l’acceptation de sa différence et donc de pouvoir vivre avec elle. En ce qui concerne l’intégration, il faut y penser très tôt ; c’est pourquoi je dirige mon travail de fin d’étude vers les enfants handicapés. Dans l’intégration c’est la famille qui jouera le premier rôle, ensuite ce sera l’école, avec les professeurs et les éducateurs et c’est à ce niveau que j’aimerais agir. Ce projet ne sera qu’une petite partie de tout le travail requis pour atteindre une bonne intégration sociale mais je le pense important. Je voudrais combattre l’idée toute faite que certaines personnes se font des enfants handicapés. « Ce ne sont pas des pauvres malheureux, incapables, qui auraient mieux fait de ne pas venir au monde ». Ce sont des personnes à part entière, des enfants qui ont besoin d’amour et de reconnaissance. Ils ont le droit de vivre et ils ont droit à une place dans notre société. Et quel meilleur moyen de les valoriser que de leur donner l’occasion de s’exprimer librement devant un public. Je vais tenter de vous prouver par le projet que j’ai développé avec eux qu’ils sont capables de réaliser des choses que vous n’auriez même pas imaginées.

1. LA TRISOMIE 21

1.1 INTRODUCTION En 1866, John Langdon Down, médecin anglais, attira l’attention sur un groupe particulier d’arriérés mentaux. Il nomma ces individus les mongoliens en raison de leurs caractéristiques physiques. A cette époque, les thèses racistes étaient à l’honneur en sciences humaines et Langdon Down trouva tout à fait normal de faire référence à la race mongole qui se situait au bas de l’échelle humaine. En 1959, des chercheurs français (Lejeune, Gautier et Turpin ) découvrirent que les cellules du corps des sujets mongoliens contiennent 47 chromosomes au lieu de 46 ; plus précisément 3 chromosomes 21 au lieu de 2, comme chez une personne normalement constituée. C’est suite à cette découverte que l’on tenta d’introduire le terme trisomie 21. Le fait d’appeler le handicap d’un enfant syndrome de Down, trisomie 21 ou mongolisme, ne change rien à sa condition première ni aux réactions qu’il ne manque pas de susciter dans son univers. Au-delà du nom employé pour le nommer, il est plus important de mieux le connaître et de lui permettre de jouir des droits inaliénables de toute personne humaine. La fréquence de la trisomie 21 est de un cas toutes les 600 à 650 naissances. Il faut savoir que grâce aux progrès de la médecine, l’espérance de vie aujourd’hui est de 50 ans alors qu’en 1929, elle n’était que de 9 ans.

1.2 L’ANOMALIE CHROMOSOMIQUE La cause de la trisomie 21 est la présence de 47 chromosomes dans les cellules, au lieu des 46 chromosomes rencontrés chez une personne normale. Chez l’humain, les cellules du corps contiennent 46 chromosomes répartis en 23 paires. Parmi celles-ci, 22 paires sont constituées d’autosomes et une paire de chromosomes sexuels (xx chez la femme, xy chez l’homme). La trisomie 21 est causée par la présence d’un chromosome supplémentaire au niveau de la paire 21 (d’où son nom trisomie 21). Pour comprendre l’anomalie chromosomique, il est nécessaire de connaître ce qui se passe chez l’individu normal lors de la conception. La figure 1 montre comment se développent les premières cellules de l’embryon (uniquement le chromosome 21). Les parents contribuent chacun à un autosome lors de la conception ; l’ovule et le spermatozoïde contiennent chacun un chromosome 21. L’œuf ainsi fertilisé possède donc 2 chromosomes 21. Ensuite, la première cellule de l’embryon se divise en 2 cellules. Chacune de ces deux nouvelles cellules contient 2 chromosomes 21. Ces cellules vont se diviser à leur tour. Les 4 cellules ainsi formées vont contenir chacune 2 chromosomes 21. Ce mécanisme va se poursuivre durant toute la grossesse, jusqu’à la formation complète de l’embryon

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

L'accompagnement des jeunes majeurs étrangers isolés

J’ai réalisé mon troisième et dernier stage de formation d’éducateur spécialisé à l’Antenne Educative d’un Foyer de la métropole lilloise. Il s’agit d’un service habilité pour accueillir des jeunes majeurs ou proche de leur majorité (17 ans et demi à 21 ans) relevant de l’ASE ou de la PJJ . Ces jeunes proviennent de leur famille naturelle, d’une famille d’accueil, d’un établissement d’éducation spécialisée ou encore d’un pays étranger. L’Antenne Educative représente un lieu de stabilisation pour les jeunes qui n’ont pas réussi à s’insérer de manière pérenne durant leur parcours antérieur.

Le projet pédagogique de la structure appuie sur trois axes principaux : l’insertion sociale, l’insertion professionnelle et l’accès au logement. Je développerai plus précisément au cours de mon travail la notion d’insertion. Le service se compose d’un service d’internat et d’un service d’appartements. Sur la globalité des jeunes accueillis (vingt), nous comptons douze « jeunes étrangers isolés », soit plus de la moitié de l’effectif. En effet, depuis quelques années, les services de l’Aide Sociale à l’Enfance prennent en charge de plus en plus d’étrangers entrant sur le territoire français.

Désir et responsabilité une éthique pour le travail éducatif

Depuis plusieurs années, j’exerce la fonction d’éducateur spécialisé en Institut Médico Educatif. Ce travail auprès d’enfants déficients mentaux couplé à ma formation d’éducateur en cours d’emploi, me donne l’occasion à travers ce mémoire de parler de mon métier. Un métier passionnant ou comme le dit Jean François Gomez « malgré tout il y a souvent quelque chose qui vous meurtrit, minore le bonheur, sape la joie ».1 Ainsi, l’éducateur spécialisé dans sa pratique quotidienne est confronté à certaines réalités qui oscillent alors, entre l’impossible du métier et ce qui peut l’être. Ce qui revient de la part du possible dans l’acte éducatif, s’établit par ce qui mobilise à la fois l’éduquant et l’éduqué. Il me semble alors qu’il soit question de désir au cœur de la relation éducative. Seulement celui ci se voit souvent confronté à la limite, celle des autres, nos propres limites.

Dans l’exercice de son travail, l’éducateur spécialisé se doit aussi d’être conscient de la responsabilité qui l’engage. Celle ci s’élabore alors sur fondements éthiques de l’éducation et ce, à partir de deux axes : le droit et le devoir d’éduquer, et les finalités de la démarche d’éducation. Cette réflexion théorique, au regard du désir et de la responsabilité, prend tout son sens dans l’après coup d’un récit et son analyse. En effet, ce mémoire, prend d’abord son ancrage au regard d’un écrit relatant une situation éducative. Celle ci, rend compte alors d’une position que je tiens par rapport à un enfant. Pendant le temps d’un goûter, un morceau de pain est volé par l’enfant. Ce vol, va alors mobiliser une réponse de ma part. A partir de cette transgression, de la réponse, et par l’intervention que je lui donne ; nous verrons ce qui à la fois peut en ressortir de préoccupant et de pertinent pour l’éduquant et l’éduqué.

En écrivant cette histoire, point de départ de ce mémoire, j’étais à mille lieux d’imaginer qu’elle m’emmènerait, m’amènerait à réfléchir d’une part sur la problématique du désir, et d’autre part à celle de la responsabilité. L’analyse de ce récit déclinée en quatre chapitres, m’a amené d’une part, à repérer ce qui dynamise notre travail, le fonde, c’est à dire le désir d’éduquer. D’autre part, l’engagement que nous tenons envers les publics bénéficiaires est si important, envahissant, qu’il m’a semblé pertinent d’aborder la question de la responsabilité du point de vue de l’éthique éducative. Ce mémoire constitue non pas une réponse à des questions mais une réflexion permise sur mon métier et ma pratique.

Dans le lieu ou à des lieues je veille bien: le rôle de l'éducateur dans un lieu de soin

Mon parcours professionnel m’a mené de veilleur de nuit en C.H.R.S. à moniteur éducateur en M.E.C.S.. Lors de ces pratiques professionnelles j’ai été confronté à plusieurs reprises à la question de la folie. Notion et état que je ne maîtrisais pas du tout et qui m’ont renvoyé à une peur enfouie et tenace, à une angoisse que je ne contrôlais pas et qui petit à petit me dévorait. J’avais beau en parler à mes collègues et aux psychologues il m’était difficile de comprendre ce qui se passait en moi. Ma volonté a alors été de me confronter plus directement à cette folie, pour cela j’ai voulu des filets, qu’ils soient théoriques et organisationnels. Mon choix a alors été l’hôpital de jour pour adolescents pendant ce stage à responsabilité

Quand l'éducateur se retrouve en position de tiers à l'ASE
Ainsi, mon parcours de formation fut marqué par plusieurs expériences de terrain très enrichissantes. J’ai commencé la première année avec un stage hors champ de l’éducation spécialisée (stage externe), à la Croix-Rouge Française à Marseille. J’intervenais sur trois secteurs : l’accueil familial (distribution de colis alimentaires, vêtements, conseils, orientation), la « petite plume » (espace de jeux, d’éveil, de socialisation pour les jeunes enfants, et en même temps de rencontre pour les parents), et le SAMU Social, en lien avec le 115 et le SAMU Social de la Ville de Marseille. Cette expérience en direct avec la grande précarité, qui mêle à la fois des personnes sans domicile, des travailleurs pauvres, des étrangers en situation irrégulière, des personnes toxicomanes ou alcooliques… a été pour moi une expérience humaine et professionnelle très forte. Mon premier stage spécialisé s’est déroulé en IMPRO, les Chalets (Marseille 14ème) avec des adolescents de 16 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle, en pré-formation professionnelle dans la Restauration cuisine et service. Ce stage a été pour moi l’occasion de découvrir de façon plus approfondie le handicap et tout le travail de formation et d’insertion qui y est réalisé. Pour le second stage spécialisé, j’étais en Maison d’Enfants, la Reynarde (Marseille 11ème) sur un groupe d’adolescents de 12 à 17 ans. Ce travail en internat m’a vraiment permis de prendre conscience de l’importance du quotidien dans l’acte éducatif. Et dans ce quotidien fait de levers, couchers, accompagnements divers, sorties, loisirs… deux dimensions coexistent sans cesse : la routine, avec tous ses rituels, et l’imprévu. Comme le dit J. Rouzel, « il faut laisser une porte ouverte a l’imprévu, à l’insu, à l’inouï (…). Trop souvent nous considérons l’imprévu sur le mode de quelque chose qui dérange »

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