LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le Creuset familial - Augustus Napier et Carl Whitacker

Le Creuset familial - Augustus Napier et Carl Whitacker

Lors de la première séance la famille n’est pas au complet. Il y a Carolyn (la mère), David (le père), Claudia (la fille aînée, âgée de 15 ans) et Laura (la plus jeune des enfants, âgée de 6 ans), mais il manque Don (le fils âgé de 11 ans). Les deux thérapeutes proposent donc de l’attendre car, bien que la mère insiste sur le fait que la raison de leur présence en thérapie est que Claudia soit une enfant très “difficile” et qu’elle lui pose problème, le Dr Whitacker et le Dr Napier avancent que le problème est plus large et qu’il concerne l’ensemble de la famille. Par conséquent, selon eux, il est préférable d’attendre Don pour commencer la thérapie. Les auteurs nous apprennent que beaucoup de famille se livre une sorte de combat pour savoir qui assistera aux réunions : cela se nomme “la bataille de la structure”. La deuxième séance nous expose un peu plus précisément les relations intrafamiliales.

Carolyn et Claudia rencontrent d’énormes difficultés l’une avec l’autre. La mère reproche à David de travailler beaucoup et donc de consacrer peu de temps à sa famille. De plus Carolyn trouve que son mari prend trop souvent partie pour Claudia lors de leurs querelles, ce qui nous seulement l’agace mais renforce également Claudia dans ses positions. Cependant depuis peu il semblerait que David n’appuie plus Claudia lors de ses disputes avec sa mère. Carl Whitacker dit a Don (p.35) : “ on dirait que Claudia a pour mission de provoquer des querelles entre papa et maman, et toi et Laura , celle de les arrêter.”. Cependant depuis peu il semblerait que David n’appuie plus Claudia lors de ses disputes avec sa mère. Claudia le vit assez mal, elle se sent trahie. Carl Whitacker explique alors que le vrai problème n’est pas le conflit qui oppose Claudia et sa mère, d’après lui il s’agit d’un “triangle familial classique” (p.51). c’est à dire que les ennuis proviennent des parents qui se sont lentement éloignés l’un de l’autre et qui s’affrontent à travers Claudia dans l’espoir de résoudre les conflits qui subsistent au sein du couple, la famille a laissé inconsciemment la situation dégénérer, au point que David doive se rallier à Carolyn pour faire face à Claudia, dans le but d’être amené à consulter un thérapeute.

Dans cet ouvrage les auteurs expliquent que Freud, qui est le père de la psychanalyse, a réussi à mettre à jour la notion d’inconscient mais qu’il a quasi-complètement occulté l’environnement social de ses patients. C’est là, d’après le Dr Napier et le Dr Whitacker, la différence entre la thérapie individuelle et la thérapie familiale : la thérapie familiale prend en compte non seulement l’inconscient mais également les relations sociales de l’individu. Lors de la séance qui suit les deux thérapeutes “luttent” avec la famille pour que celle-ci prenne l’initiative et qu’ils ne soient plus amené à diriger l’entretient comme ils l’avaient fait jusqu’à présent. Ainsi comme le dit A. Napier (p.106), si la famille prend l’initiative elle est en thérapie, à l’inverse elle pourrait se contenter d’aller consulter un thérapeute.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Mineurs étrangers isolés : Julien BRICAUD

Travaillant dans une maison d’accueil qui prend notamment en charge des mineurs étrangers isolés, je suis moi-même confronté à ces questions dans ma pratique professionnelle. Je me suis en particulier questionné sur la confiance que l’on pouvait accorder à ces mineurs quant à leur histoire, à leur parcours, et donc sur la qualité d’un travail « professionnel » qui commence sur des bases incertaines, sur des doutes et des soupçons. J’ai donc été intéressé par son titre quand j’ai vu ce livre, car il semblait répondre directement à mes questions, et pouvoir m’aider à définir mon positionnement professionnel par rapport aux mineurs étrangers isolés.

La violence à l’école

Mon choix s’est porté sur cet ouvrage « La violence à l’école » car il s’agit d’une notion qui m’a toujours intéressée et interrogée. Que ce soit d’un point de vue personnelle ou dans le cadre de mes différentes expériences (stages – activité professionnelles) cette question  m’a toujours paru importante.

L’auteur, Bernard DEFRANCE, dans cet ouvrage part du postulat que la violence, sous toutes ses formes, doit être interdite à tous et ce quel que soit le statut ou les privilèges.

Partir de ce postulat me paraissait particulièrement intéressant et c’est pourquoi j’ai voulu mieux l’appréhender.

La dynamique des groupes restreints : Anzieu - Martin

Dans une première partie, les auteurs s’attachent à définir le terme de groupe, le concept de groupe. Le terme est récent et pose des difficultés d’intégration, il en résulte que des phénomènes de résistances épistémologiques apparaissent. Ces phénomènes sont dictés par des préoccupations individuelles ou collectives, psychologiques ou psychanalytiques.

Le verbe contre la barbarie : Apprendre à nos enfants à vivre ensemble : Alain Bentolila

L’enfant n’imite pas le langage de ses parents : il se l’approprie, le réinvente, le redécouvre. La langue n’est pas faite pour communiquer avec nos semblables mais pour parler avec ceux qui diffèrent de nous, pour leur expliquer nos différences. “La violence est ainsi l’inéluctable conséquence de l’incapacité à mettre en mots sa pensée en y mettant de l’ordre.” (p.8) Les mots permettent d’organiser le chaos de nos pensées. Quand ils manquent ou qu’on ne prend pas le temps de réfléchir et de conceptualiser sa pensée, on se tourne vers la violence et la destruction de l’incompréhensible, de l’inconnu. Mettre en mots sa pensée permet de retarder l’incompréhension et le conflit.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche