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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Des atouts pour une pédagogie en situation : François Hébert

Des atouts pour une pédagogie en situation : François Hébert

Le titre du livre de François Hébert m’a interpellé dès la distribution : « Le tarot de l’éducateur, des atouts pour une pédagogie en situation », j’ai tout de suite pensé au jeu de carte, un jeu de stratégie et c’est ce que l’auteur a voulu en faire « un répertoire de stratégie qui peuvent constituer des pistes fécondes ».

C’est un livre très facile à lire qui nous explique quelques stratégies qui ont fonctionné mais qu’on ne trouve pas dans les livres. D’autant plus facile car il nous l’explique avec l’appui d’un exemple concret rencontré en institution. Il utilise un vocabulaire simple et est découpé en plusieurs sous partie clairement délimitées.

 L’auteur a trouvé judicieux de répertorier ces stratégies avec ses pairs, ce sont des stratégies mise en place par des éducateurs dans les différents secteurs social et médico social. Et je partage largement son avis, grâce à son livre j’ai compris beaucoup de stratégies pour entrer en relation avec les personnes même si ces dernières ne veulent pas y entrer. Comme la pratique « en ricochets » de Paul Fustier, les pédagogies de détour… qui mise sur un savoir-faire par le biais d’activités et médiations.

Et il mise aussi sur des attitudes, des savoir-être, « s’utiliser soi-même » et c’est ce que j’ai appris aussi : parfois il est nécessaire de sortir du cadre pour surprendre l’autre. J’ai appris également que quelques fois il est essentiel de ne rien faire délibérément avec certain public pour laisser la personne accompagner faire le premier pas et surtout pour qu’il ne se sent pas agresser notamment chez les personnes autistes et les psychotiques.

Le travail avec les familles … Chose que je trouvais déjà essentiel de faire dans notre métier mais qui renforce mon idée quand je lis l’ouvrage de François Hébert, avec tous les publics pour comprendre la situation de départ, les complications, l’origine de la famille, ses modes de vie, de fonctionnement.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Prendre le futile au sérieux : Claude Javeau

Les livres proposés abordent essentiellement le thème du quotidien, parmi lesquels, j’ai choisi le livre de Claude Javeau, « prendre le futile au sérieux ». Contrairement à la majorité des ouvrages proposés, celui-ci n’aborde pas de public précis mais des actes « socialisants », apparemment anodins, presque « inconscients » et qui pourtant font partie du quotidien concernant l’ensemble de notre société et donc pouvant s’appliquer aussi bien au secteur social que médico-social. Ce livre me semblait apporter une continuité à un ouvrage de S. Freud, « Psychopathologie de la vie quotidienne », abordant les thèmes des oublis, actes manqués, lapsus, comme des actes inconscients, et propres à chacun.

Sous le signe du lien Boris Cyrulnik

Si mon choix s’est porté sur cet ouvrage, c’est que la notion de lien, dans une optique de travail auprès de personnes désocialisées, souffrant de maladie mentale ou de troubles du comportement, m’est apparue comme primordiale dans une tentative de compréhension des origines de la défaillance. Le processus d’attachement imprègne la manière dont nous menons nos vies. Il me semble donc important de prendre en considération la forme qu’a pu revêtir cet attachement, de voir comment se sont tissés les liens, afin de regarder de façon un peu plus distanciée certains comportements qui peuvent dérouter ou être mal interprétés.

L’angle adopté pour étudier ici ce concept d’attachement, l’observation éthologique m’a vivement intéressée et c’est une des raisons qui m’a poussée à me plonger dans cet ouvrage.

Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner

Le concept de résilience dit que donner de l’affection à un enfant abandonné peut lui permettre de « renaître ». Au bout d’un an, placé dans une famille d’accueil affectueuse et attentive, ses synapses repoussent comme primevères au printemps, son  néocortex est « regonflé », images à l’appui. Cette atrophie des orphelins mis en isolation sensorielle, comme leur résilience ultérieure, sont des preuves de la plasticité neuronale et corticale. Le plus important n’est pas que des neurones puissent repousser, mais qu’ils s’interconnectent. Un neurone isolé ne sert à rien. L’intelligence, la sensibilité, l’empathie, toutes les fonctions psychiques dépendent du degré d’interconnection et de vivacité des neurones.                                

Contrairement à ce que disent les Media, la plus grande maltraitance n’est pas physique mais liée à une carence affective. Celle-ci fait des ravages silencieux. L’enfant n’est pas mal traité, ni agressé. Il est juste seul.

Le bonheur désespérement

Ce livre est la transcription d’une conférence-débat du 18 octobre 1999. La question du bonheur est centrale à la philosophie, en ce sens que la philosophie a pour but la sagesse, et que la sagesse est le bonheur dans la lucidité. Ainsi, la philosophie servirait à être heureux. André Comte-Sponville renoue avec la tradition des philosophes grecs pour qui cette question était essentielle. Etymologiquement, la philosophie, c’est l’amour de la sagesse. La sagesse est une pratique humaine : connaître la vérité pour agir bien. Le bonheur s’obtiendrait donc dans un certain rapport à la vérité. Il s’agit alors de penser non pas pour être heureux, mais de penser une idée parce qu’elle paraît vraie. En ce sens, le bonheur est le but de la philosophie, et la vérité en est sa norme.

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