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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le verbe contre la barbarie : Apprendre à nos enfants à vivre ensemble : Alain Bentolila

Le verbe contre la barbarie : Apprendre à nos enfants à vivre ensemble : Alain Bentolila

L’enfant n’imite pas le langage de ses parents : il se l’approprie, le réinvente, le redécouvre. La langue n’est pas faite pour communiquer avec nos semblables mais pour parler avec ceux qui diffèrent de nous, pour leur expliquer nos différences. “La violence est ainsi l’inéluctable conséquence de l’incapacité à mettre en mots sa pensée en y mettant de l’ordre.” (p.8) Les mots permettent d’organiser le chaos de nos pensées. Quand ils manquent ou qu’on ne prend pas le temps de réfléchir et de conceptualiser sa pensée, on se tourne vers la violence et la destruction de l’incompréhensible, de l’inconnu. Mettre en mots sa pensée permet de retarder l’incompréhension et le conflit.

Le bilan très pessimiste qu’il dresse de l’école française me fait réfléchir sur le rôle personnel que peut jouer un professeur (des écoles mais aussi en collège ou au lycée) sur la nécessité de comprendre le processus de rejet et d’essayer de l’éviter ou de l’enrayer un maximum. Les enjeux sont tellement importants que le professeur doit avoir conscience du problème et essayer, autant que faire se peut, d’intéresser et d’intégrer tous ses élèves au processus d’apprentissage. C’est d’autant plus important au plus jeune âge mais ça peut être salvateur plus tard aussi (même si le retard accumulé est parfois impossible à remonter). Même si je ne travaille pas directement sur le sujet (j’enseigne le français à des lycéens thaï à Bangkok), la lecture de ce livre m’a fait évoluer dans la façon de donner mes cours et je prête plus d’attention à ce que les “élèves du fond” aient compris et suivent un peu plus chacune de mes leçons.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

La dynamique des groupes : Roger Mucchielli

Roger Mucchielli est né en 1919 en Corse et mort en 1981. Psychosociologue, psychopédagogue, neuropsychiatre, à l’âge de 20 ans il fut licencié en philosophie, puis il interrompit ses études lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il fut ensuite agrégé de philosophie à l’age de 30 ans. En 1959, il obtint le doctorat en médecine, et en 1965, celui en lettre (sociologie et psychologie). En 1966, il fut nommé à la Faculté des lettres et des Sciences Humaines de Nice, à la Chaire de psychologie et de pédagogie. Durant sa carrière, il a publié une quarantaine d’ouvrages et de nombreux articles, il a aussi fondé 3 centres de psychopédagogie et de psychosociologie. Jusqu’en 1981, il a dirigé chez ESF la collection « formation permanente ».

La dynamique des groupes restreints : Didier Anzieu et Jacques-Yves Martin

Les auteurs font état de cinq catégories fondamentales de groupes. La première catégorie de groupe est la foule : il s'agit d'un grand nombre d'individus qui se retrouvent au même endroit sans avoir clairement cherché à le faire, ils sont là d'après une motivation personnelle (concert, concours, etc.). Puis il y a la bande : ce sont des personnes réunies volontairement, pour le plaisir d'être ensemble. Le groupement : il s'agit d'individus qui se réunissent à une certaine fréquence avec un objectif permanent.

Le groupe primaire ou groupe restreint : petit nombre de membres qui possèdent de nombreux échanges, des relations affectives, des sentiments, des normes, des rôles différents et une poursuite d'objectifs communs. Puis, il y a le groupe secondaire : on l'appelle aussi organisation, il s'agit d'un système social dont les rapports entre les membres sont froids et formels. De manière générale, il faut au moins trois individus pour former un groupe.

Le cri de la mouette - Emmanuelle Laborit

1. Indications essentielles Comme je l’ai écrit précédemment, E. LABORIT est actrice. Son livre ne fait en aucun cas l’objet d’un travail de recherche ou d’analyses thématiques. Il s’agit simplement de son autobiographie. Ecrire l’histoire de sa vie à seulement 22 ans peut sembler étonnant. Cependant, E.LABORIT est née sourde profonde ce qui l’a obligée à mener plusieurs combats. Combat sur elle-même, pour comprendre sa différence, pour écrire cet ouvrage. Mais surtout combat sur les autres et pour les autres.

Elle a du se faire accepter par son entourage, combattre l’interdiction de la langue des signes dans l’enseignement (officiellement interdite jusqu’en 1991, mais cette aversion pour la langue gestuelle des sourds est encore présente aujourd’hui), lutter pour faire connaître les droits des trois millions de sourds en France. Cela l’a amenée à atteindre une certaine maturité d’esprit plus vite que les jeunes filles de son âge. Comme elle l’écrit elle-même : «Je ne suis pas vieille, mais il s’est passé depuis ma naissance énormément de choses. J’ai «vieilli» en accéléré. […] J’ai l’impression d’avoir avancé très vite.»

La dimension cachée : Edward T. Hall

En prenant comme point de départ ses observations des différents groupes ethniques, notamment aux Etats-Unis, Hall s’aperçoit qu’il y a des différences implicites entre eux dans la structuration de l’espace et des relations humaines. Il tente dans cet ouvrage d’expliquer comment et pourquoi le rapport à l’espace varie selon les sociétés et s’interroge en ce sens sur le processus d’utilisation de l’espace. Il valorise beaucoup l’expérience à travers son étude. Hall énonce sa thèse, basée sur différentes études, selon laquelle la perception du monde est fonction des mondes sensoriels propres à chaque culture. Selon lui les systèmes culturels sont en effet inscrits dans le biologique ; la culture a été crée par l’homme pour se substituer à la nature. Il s’intéresse plus particulièrement dans cet ouvrage à la notion d’espace et invente pour cela le concept de « proxémie » qu’il définie comme l’ensemble des observations et théories concernant l’usage que l’homme fait de l’espace en tant que produit culturel spécifique.

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