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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'adolescence aux mille visages : Alain Braconnier et Daniel Marcelli

L'adolescence aux mille visages : Alain Braconnier et Daniel Marcelli

Le livre L’adolescence aux mille visages est parue en 1988. Il a été écrit, en collaboration, par Alain Braconnier (médecin psychanalyste) et Daniel Marcelli (psychiatre). La présente édition a été entièrement revue et augmentée en 1998. La démarche des auteurs est de comprendre les multiples facettes de cette période d’entre-deux ages, cette mutation entre l’enfance et l’age adulte.

Si cet ouvrage s’adresse plus particulièrement aux anciens adolescents que nous sommes, il n’en aborde pas moins les mêmes sujets que Françoise Dolto dans son livre Paroles pour adolescents, qui s’adresse plus directement aux adolescents. Finalement chaque histoire de vie est affaire de point de vue et l’essentiel est bien de reconnaître l’autre pour qu’il trouve sa place.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

« Comment pensent les institutions » Mary DOUGLAS –

L’ouvrage de M.DOUGLAS, « Comment pensent les institutions », est un document contemporain. En 1986, une première traduction de l’œuvre fut réalisée et s’intitulait alors « Ainsi pensent les institutions » ; celle-ci effectuée par A.ABEILLE présentée des incohérences du fait notamment de la non spécialité de la traductrice. Une deuxième version semblait donc nécessaire. Cet ouvrage s’inspire d’une commande « institutionnelle » (dans son sens commun et contemporain) de l’université de Syracuse où elle a tenu diverses conférences à ce sujet en 1985 ; elle s’inspire notamment de précédentes conférences. Il se nourrit donc fortement de ces dernières mais M.DOUGLAS affirment que cette réflexion est « une introduction après coup » d’un autre de ses ouvrages, plus célèbre, « De la souillure ».

Un merveilleux malheur - Boris Cyrulnik

A travers les premières lignes de son introduction, l’auteur tente de nous mettre en garde sur l’éventuel interprétation de son titre : « il ne s’agit pas du tout de ce que vous croyez. Aucun malheur n’est merveilleux ». On s’émerveille de découvrir très vite, effectivement, qu’il parvient à nous démontrer que des enfants arrivent à surmonter les épreuves avec ce sentiment d’espoir et triomphent aux souffrances et aux agressions des péripéties du malheur. Il introduit dans son ouvrage deux concepts fondamentalement essentiels à l’explication de sa théorie. Ces deux mots étrange nous dit-il : « organiseront la manière d’observer et de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis et qui, devenus adultes, se retournent sur les cicatrices de leur passé. »

Deux mots qui nous accompagnerons tout au long de cette lecture et avec lesquelles nous nous familiariserons : - Résilience : « capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comportent normalement le risque grave d’une issue négative » - Oxymoron : « figure de rhétorique qui consiste à associer deux termes antinomiques » ex : obscure clarté. Différentes recherches, sur des ouvrages traitant sur le thème de la misère enfantine, tels que ; Sans famille ; Poil de carotte ; Tarzan ; La Cité de la joie ; etc. nous rappel le même cheminement archétypique quant au Récit d’enfance de Maxime Gorki, à savoir : acte I / La désolation : Enfance vagabonde (1913-1914) ; acte II / La réparation : En gagnant mon pain (1915-1916) ; acte III / Le triomphe : Mes universités (1923).

Maîtriser les écrits du social : Nathalie Mathieu

Nathalie Mathieu à orienter son ouvrage comme un guide méthodologique en six chapitres, dans un premier temps elle en pose le cadre en nous décrivant finement le cadre légal qui régit l’obligation d’écrire dans diverses situations où est engagée la responsabilité du travailleur social dans la législation en vigueur ( repérage de situation de maltraitance, évaluation des différents projets des structures et des usagers, communication de certains écrits à des tiers ou dans un fonctionnement interne etc.)

Tout au long des six chapitres Nathalie Mathieu s’attachera à nous présenter un grand thème et nous en décrire les modalités de pratique méthodique et précise, l’ouvrage est donc déterminé par une mise en forme particulière où chacun des chapitres se termine par une note synthétique qui récapitule les éléments essentiels du chapitre. Nous aurons l’occasion d’étudier certains chapitres dans la suite de cet écrit en mettant en lien l’ouvrage de Joseph Rouzel et les apports théoriques véhiculés par le livre de Nathalie Mathieu.

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