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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'adolescence aux mille visages : Alain Braconnier et Daniel Marcelli

L'adolescence aux mille visages : Alain Braconnier et Daniel Marcelli

Le livre L’adolescence aux mille visages est parue en 1988. Il a été écrit, en collaboration, par Alain Braconnier (médecin psychanalyste) et Daniel Marcelli (psychiatre). La présente édition a été entièrement revue et augmentée en 1998. La démarche des auteurs est de comprendre les multiples facettes de cette période d’entre-deux ages, cette mutation entre l’enfance et l’age adulte.

Si cet ouvrage s’adresse plus particulièrement aux anciens adolescents que nous sommes, il n’en aborde pas moins les mêmes sujets que Françoise Dolto dans son livre Paroles pour adolescents, qui s’adresse plus directement aux adolescents. Finalement chaque histoire de vie est affaire de point de vue et l’essentiel est bien de reconnaître l’autre pour qu’il trouve sa place.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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AUSLOOS Guy : la compétence des familles, temps, chaos, processus,

Guy Ausloos est né en 1940 à Bruxelles, où il a fait des études philosophiques puis médicales. Grâce à sa formation en psychiatrie infantile et adulte, puis psychanalytique et psychothérapique il acquiert une bonne réputation dans la thérapie des adolescents, en particulier des jeunes déviants. En 1986 il exerce en tant que psychiatre en milieu minier au Québec puis à Montréal. Aujourd’hui il est professeur agrégé de clinique à l’université de Montréal, il intervient dans des institutions psychiatriques ou sociales.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

Le quotidien en éducation spécialisée, Dunod, 2004

« Le quotidien en éducation spécialisée » est un ouvrage de 197 pages Il est composé de 3 parties et divisés en 11 chapitres. Les chapitres suivent un développement logique. L'auteur part d'une définition simplifiée du quotidien pour en affiner les contours, au fur et à mesure des pages.

Dans la 1ère partie, il aborde les différents points théoriques (étymologie, psychologique et psychanalytique, en fin de partie il met en relation ces concepts avec la réalité. L'auteur passe donc par des exemples concrets.

La 2ème partie, présente le quotidien de l'éducateur spécialisé, présente l'institution et positionne l'éducateur en tant qu’acteur : l'institution sera ce que les éducateurs en feront.

J. ROUZEL s'appuie beaucoup sur l'étymologie pour introduire ses concepts. Cela permet de voir sous un autre angle des mots que nous utilisons tous les jours (ex : interdit ou inter-­‐dit).

De la difficulté d’élever ses enfants dans un quartier sensible : Jacques Barou

Dans cet article, Jacques Barou souhaite présenter les différentes stratégies qui peuvent être mises en place par les parents des quartiers populaires dont ils jugent l’environnement délétère pour l’éducation et la réussite de leurs enfants. C’est en effet ici le premier constat qu’effectue l’auteur. Selon lui, pour ces parents, l’environnement dans lequel ils vivent est une menace pour l’avenir de leurs enfants et pour leurs propres techniques éducatives.

Ce sont des quartiers dans lesquels la proportion de familles nombreuses et par conséquent de jeunes est supérieure aux autres zones de résidence du pays. On retrouve également dans ces quartiers dits « sensibles » un taux supérieur de violences urbaines selon l’échelle Bui-Trong.

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