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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Au "Non" de la Loi je t’arrête ! ! ! La Loi structurante où le "Non"est un re-père

Au

INTRODUCTION Consacrer un mémoire à la Loi dans le cadre d'une formation en éducation spécialisée peut paraître surprenant, paradoxal… risqué. Beaucoup attendent de l'Education Spécialisée qu'elle s'inscrive pleinement dans une logique de prévention. Longtemps, d'ailleurs, prévention et répression ont été opposées par les travailleurs sociaux. Peu d'entre eux comprenaient que la prévention passe d'abord par une signification des interdits, des règles de vie, de la Loi. L'éducation sans limites n'a pas plus de sens que le répressif sans éducatif. Il me semble qu'éduquer des jeunes en manque ou en recherche de repères consiste peut-être avant tout à mettre à leur disposition des cadres nécessaires à leur évolution personnelle et à leur intégration dans le monde des adultes. Le jeune en difficulté sociale, à travers ses attitudes transgressives, provocatrices, pose une demande inconsciente d'un "Non", de repères, de règles de vie, d'un droit d'être (demande d'un "nom"). Une des premières fonctions de la Loi est de nommer et donc de reconnaître l'individu. Elle le fait exister en tant qu'être de droits mais aussi d'interdits. La Loi énoncée par l'éducateur s'exerce dans trois directions : réguler la vie en commun, imposer un cadre structurant et offrir un contenant. L'important n'est pas de placer l'individu en position de sujétion ou de soumission, mais bien de stimuler sa liberté intérieure afin de lui permettre d'effectuer les bons choix de vie. J'ai effectué mon stage à responsabilité éducative dans une Maison d'Enfants à Caractère Social sur un groupe d'adolescents âgés de 15 à 21 ans. Au cours de cette expérience, j'ai vite compris la nécessité et l'importance de signifier la Loi aux jeunes adolescents en recherche de repères.

Ils étaient très souvent dans la provocation vis-à-vis des éducateurs. Cela créait régulièrement des relations conflictuelles. Très vite aussi, j'ai rencontré des difficultés pour exercer cette fonction de "porteur de la Loi" avec certains jeunes que j'accompagnais. Parfois, je préférais fuir le conflit ou au contraire je cherchais à réduire le jeune au silence en effaçant toute possibilité de dialogue. J'observais aussi ces conduites d'évitement et de toute puissance chez certains de mes collègues de travail. Cela m'a fortement interrogé. D'autant plus que j'observais que lorsque l'éducateur fuyait son rôle de porteur de la Loi face à la transgression, cela entraînait l'amplification du phénomène conflictuel. Le jeune en devenait un peu plus "fou", paniqué. Son agressivité devenait violence. Sa quête d'identité et son désir d'identification à l'adulte devenaient désir de destruction de lui-même et de l'éducateur. L'élaboration de mon sujet de recherche portera sur deux questionnements : · Pourquoi l'éducateur éprouve t-il des difficultés à être le porteur et le garant de la Loi, à être celui qui la transmet et la signifie alors qu'il se trouve face à des jeunes qui ont besoin de repères, d'une Loi, d'un cadre de vie.? · Quels sont les outils et les supports de médiation éducatifs dont l'éducateur dispose pour dépasser ses difficultés? La première partie visera à définir ce qu'est la Loi. Nous tenterons de comprendre quelle est sa nécessité et ses fonctions dans le développement de la personne. Nous étudierons les différents processus par lesquels l'individu intègre cette Loi.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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L'accueil des mineurs isolés étrangers sur le territoire français

« Les gens heureux ne migrent pas », ceux qui sont contraints de le faire sont souvent en situation dangereuse et doivent être accompagnés. Depuis la fin des années 1990, les institutions sociojudiciaires françaises sont confrontées à un phénomène migratoire particulier qui soulève interrogations et débats : l’arrivée soudaine et massive des mineurs étrangers isolés sur le territoire.

J’effectue mon stage au sein de la Permanence d’accueil et d’urgence humanitaire (PAUH) de la Croix-Rouge française (CRF) située sur la plate forme aéroportuaire Roissy-Charles de Gaulle. Celle-ci est composée de deux services : une « permanence d’accueil des étrangers en sortie de zone d’attente » et une permanence située en zone d’attente pour personnes en instance (ZAPI).

Le curseur comme outil relationnel

Dans ce TFE, j’ai décidé de parler du curseur relationnel car lors de mon stage, je me suis rendu compte que l’aspect relationnel et surtout l’aspect du cadre était très important dans ce métier. De plus je pensais ne pas avoir suffisamment de capacités pour fixer un cadre et me suis donc demandé comment m’améliorer sur ce sujet.

J’ai donc fait des recherches sur le sujet, pour savoir comment trouver une bonne distance relationnelle tout en fixant des limites. Et après avoir trouvé plusieurs livres abordant ce sujet, je suis tombé sur celui du Dr. Catherine Deshays. Pour moi, cette méthode était la plus complète, regroupant toutes les autres méthodes que j’avais vues auparavant. De plus elle me semblait accessible à mettre en place, pratique et facilement compréhensible.

Pour moi c’était donc un condensé de plusieurs méthodes qui résumait bien l’objectif que j’avais en cherchant une méthode pour trouver une bonne distance relationnelle : « être attentif sans se faire envahir, ferme sans être rejetant ». C’est tout cet équilibre qui m’a poussé à comprendre cette méthode, à ajouter les éléments qui me semblent importants et à montrer comment j’ai pu la mettre en pratique et si elle est réellement utile dans ma pratique d’éducateur.

Bénévolat, estime de soi, valorisation

« L’homme est un loup pour l’homme » pensait Thomas Hobbes pourtant «l’homme n’est homme qu’au sein d’une société» disait Aristote. Ainsi chacun de nous est « condamné » à vivre avec autrui même si cela peut parfois s’avérer difficile. Cette contrainte - devoir impérativement vivre en société - renvoie effectivement aux modes de relations que peuvent entretenir les gens entre eux. Au cours de mon parcours personnel, lors de mon stage en prévention spécialisée et au fil de mes lectures, j’ai pu me rendre compte qu’il peut être difficile aux adolescents vivant dans des quartiers dits défavorisés d’entrer en relation avec autrui qui, à première vue, serait quelque peu différent. Cela donnant parfois l’impression que « les jeunes de quartiers » appartiendraient à un autre monde. Le poids des représentations sociales concernant les quartiers paraît lourd et influe considérablement sur les modes de relations que les uns peuvent avoir avec les autres. Mais, à la réflexion, les représentations sociales ne sont sûrement pas les seuls déterminants des carences relationnelles des jeunes de banlieues. Ainsi, ai-je profité de la rédaction de ce mémoire pour essayer de comprendre les raisons qui expliquent un tel affaiblissement du lien social. Est-ce lié à cette période de transition identitaire qu’est l’adolescence ? A une vie de groupe quasi communautaire dans un quartier ? Où encore à un « sentiment d’insécurité » à la limite de la xénophobie ?

L'humour au bout des doigts : l'humour comme outil éducatif

J’ai effectué mon stage à responsabilité éducative au sein d’un Institut de Jeunes Sourds (IJS) à S-E. Le stage s’inscrivait dans mon projet de formation, à savoir, la perspective de travailler auprès de jeunes sourds. En effet, mes expériences antérieures m’ont amenée à travailler auprès de ce public. J’ai d’ailleurs appris la Langue des Signes Française (LSF) afin de me doter d’un outil qui me paraissait essentiel pour un éducateur, communiquer avec les jeunes. Lors de ce stage, j’ai pu constater qu’il était parfois difficile d’entrer en communication avec certains jeunes malgré la maîtrise de la LSF. A ce propos, j’ai été confrontée à certaines situations qui m’ont mise en difficulté, notamment avec deux adolescentes.

Dès mon arrivée en stage, j’ai rencontré une situation difficile avec une jeune fille âgée de 16 ans, Claire. Lorsque je lui demandais d’aller dans sa chambre, pour travailler, elle se sentait agressée. Elle se mettait à crier, disait qu’elle en avait marre de l’IJS. Puis elle rentrait dans sa chambre en claquant violemment la porte. Je pouvais l’entendre taper contre les murs, tellement elle était énervée. Chaque fois que je lui demandais de faire quelque chose, cela finissait par un conflit. Quant à Mathilde, la communication était presque inexistante. Je rencontrais effectivement des difficultés tenant plus de la relation. Lorsque je tentais d’entamer une discussion avec elle, soit elle fuyait, soit elle détournait le regard, le moyen de couper la communication. J’avais l ‘impression de ne pas exister à ses yeux. Je n’arrivais pas à parler avec elle. Cette situation était très difficile : je me sentais maladroite dans ma façon d’agir. En observant les éducateurs et les jeunes, je me suis aperçue que l’humour tenait une place importante dans leurs relations.

Cependant, je remarquais une distinction entre l’utilisation de l’humour par les éducateurs entendants et les éducateurs sourds. En effet, Les éducateurs entendants utilisaient un humour auquel les jeunes étaient plus ou moins réceptifs selon la forme d’humour employé. Les éducateurs sourds, en revanche, faisaient usage d’une autre forme d’humour auquelle les jeunes sourds étaient plus perméables. D’ailleurs, les jeunes utilisaient la même forme d’humour entre eux. Ce n’est pas le même humour. On distingue donc deux humours, l’humour sourd et l’humour entendant.

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