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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Les enfants errants de l’immigration.

Les enfants errants de l’immigration.

Car il s’agira ici, de démontrer qu’un mineur est avant tout un enfant et seulement un enfant et qu’a ce titre là, il sera protégé quoi qu’il en soit de sa situation légale concernant ces papiers. Au regard de mon expérience et des situations répertoriées ici et là, je tenterais de dégager dans un premier temps ces figures oubliées de l'immigration, en essayant d’éclaircir un contexte invisibilisé par nos préjugés ou représentations. Si la situation d’enfant migrant isolé est un fait, comme celui d’enfant errant, ce n’est ni un concept, et encore moins un statut. Aussi en décrivant le parcours de ces jeunes, je l’inscrirai dans le cadre de leur contexte et de la loi, dont l’orientation prééminente dans ce cas est la protection de l’enfance au niveau administratif, c’est à dire l’assistance éducative judiciaire. C’est un enfant, sans papier, ou document officiel justifiant ou autorisant sa présence sur le territoire français ; quel que soit son environnement, reçu dans une famille, scolarisé dans un internat du territoire, ou en état d’errance. Il est seul, et vit dans le pays sans autorisation préalable à cet état de fait (à l’exception parfois d’un visa touristique périmé). Personne n’a officiellement d’autorité parentale, y compris par délégation. Il vit au jour le jour, d’expédients ou dans une famille, dans certains cas, il est même scolarisé. Et pour une raison ou une autre il est confié à l’A.S.E. Je décrirai alors les raisons et les conditions d’accueil de ces jeunes dans un service de Protection de l’enfance ainsi que les préalables à cet événement. Dés lors seront agencées les conditions d’une situation paradoxale que je souhaite particulièrement évoquer en exposant la crudité du fait (et ce faisant aborder ses multiples lectures comme autant de construction d’une réalité) en traçant une trajectoire qui pour imprévisible qu’elle soit ne pourra qu’aboutir au dénouement de l’enfance, c’est à dire l’accession à l’âge adulte. Ce passage périlleux d’une manière général, prendra un tour quasi – hermétique de complexité pour le jeune migrant devenu immigré clandestin se verra convoqué à subir des rites de passage insurmontable. Entre la générosité longanime à l’égard de l’enfant et la vigueur nécessaire au contrôle de l’accès au sol existent-il des passerelles autorisant un avènement, une édification ? J’essaierai donc, dans un deuxième temps, après avoir décrit le contexte et l’environnement de ce type de prise en charge en démontrant le caractère paradoxal de sa démarche de représenter à l’aide d’exemples et d’instant de vie, la mise en œuvre de démarches ayant pour but d’élaborer l’accès à , ces passerelles. Pour autant qu’elles se montrent efficaces, n’ont-elles pas le mérite d’exister ? Mais est-ce une fin en soi ? L’approfondissement du contexte par le biais de l’histoire, de l’actualité politique et économique m’aidera à inventer une réalité par trop diaphane. Cependant seul le cadre juridique permettra de définir clairement les contours d’un contexte que la seule modélisation ne saurait mettre à jour : « ne pas confondre l’échafaudage et l’édifice » Freud. Quelle sera la part de prise éducative dans ce domaine quelle que soit la volonté de départ ? « Sans- papier » cela voudrait –il dire sans identité ? La mission de l’aide sociale à l’enfance consiste –t elle seulement à éviter le pire ? Autant de questions qu’il sera nécessaire de poser, mais auxquelles il faudra tenter de répondre ; pour que l‘enfant du Brésil ne finisse pas dans le Gran Chaco des embouteillages, exclu à son tour des fêtes de fin d’années, et pour que Jacek ne se sente plus seul, jamais. Donner un sens aux figures de l’altérité en sorte que l’éducateur essaye de donner du cœur au corps. Par le biais des connaissances théoriques ou des expériences personnelles dans le cadre de la pratique professionnelle, j’entreprendrai d’observer les interrogations du praticien et la mise en œuvre de sa démarche en me risquant à découvrir les axes du possible. Car nul doute que tout éducateur ne soit un jour inviter à croiser le regard de celui qui ne sera plus de celluloïd, mais qui pourrait être celui, triste et douloureux, d’un Jacek ! ! !

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Réflexion autour du concept d'autorité

Dans le cadre de ma licence, l'opportunité m'est offerte de traiter l'un des sujets qui depuis toujours a été pour moi source de questionnement, pour ne pas dire de mystère. En effet, la question de l'autorité, sous toutes ces formes, collective, mais également individuelle revêt à mon sens un caractère égnimatique : Pourquoi obéit-on ?

Accompagner les « publics de l’immédiat » dans l’élaboration de leur projet personnalisé

La loi du 2 janvier 2002 et précisément la charte des droits et libertés de la personne accueillie impose aux institutions du champ social et médico-social de produire pour toute personne accueillie un contrat de séjour dans le mois qui suit l’admission et un avenant (ou projet personnalisé) dans les six mois suivants. C’est dans ce cadre légal que le projet personnalisé est conçu. A l’occasion de mes stages, j’ai constaté que cette loi était effectivement appliquée, mais que dans certaines situations, le projet n’était pas construit avec la participation et l’implication de l’usager. C’est à partir d’une particularité commune à un type de public que j’ai souhaité orienter ma réflexion dans ce mémoire, autour de la co-élaboration du projet avec des usagers dont la temporalité est l’immédiat, et qui a priori ne sont pas en capacité de projection spatio-temporelle, préalable indispensable à l’élaboration d’un projet.

La vidéo comme vecteur d’une nouvelle image
Après avoir longuement échangé avec les différents protagonistes de la vie quotidienne du foyer (usagers, personnel accompagnant et direction) nous avons décidé de concevoir un projet contenant trois types d’interventions. Afin de donner l’opportunité aux résidents de communiquer de la manière la plus large possible leurs capacités et de mettre en valeur celles-ci nous avons convenu d’accompagner ces derniers dans la réalisation d’une fiction vidéo. Cette partie du projet fera l’objet de groupes de parole divisés en trois phases. Ces phases permettront dans un premier temps de faire émerger un thème qu’ils souhaitent développer à travers une histoire. La seconde partie sera l’occasion de rédiger un scénario. La dernière partie sera la partie technique de préparation du tournage, du tournage et du montage vidéo.
Hébergement collectif et vivre-ensemble, bases d’un travail de réinsertion sociale auprès des adultes en situation d’exclusion sociale

J’ai donc choisi d’explorer l’action collective de l’éducateur auprès des adultes accueillis en CHRS. Par action collective, je n’entends pas le travail de groupe, mais un travail autour du vivre-ensemble, c’est-à-dire une cohabitation d’un ensemble d’individus. Mon hypothèse de travail est que ce vivre-ensemble crée un étayage à la personne, œuvrant en cela à sa réinsertion. Dans cette recherche, l’ouvrage qui a guidé ma réflexion a été écrit par Thierry Goguel d’Allondans et Myriam Klinger à propos de l’hospitalité comme forme d’accueil des adultes en difficulté sociale[1]. Le vivre-ensemble et l’hospitalité seraient alors les outils-clés de l’éducateur pour une action collective suffisamment étayante. C’est dans ce cadre que l’éducateur est un élément clé, jouant le rôle de médiateur entre la dimension collective du CHRS et l’expérience individuelle du résident, ce que nous chercherons à montrer dans cet écrit.

Pour vérifier ou infirmer ces hypothèses, j’ai développé la problématique suivante : En quoi l’hébergement collectif et le vivre-ensemble peuvent-il être un outil socio-éducatif auprès des personnes exclues accueillies en CHRS et la base d’un travail de réinsertion sociale ?

J’ai alors construit ce mémoire en trois parties, en m’intéressant successivement à chacun des acteurs de ce vivre-ensemble : le résident, l’établissement d’accueil et enfin l’éducateur. Peu à peu, j’ai voulu montrer en quoi la conjugaison de ces acteurs pouvait participer à la réinsertion. En première partie, je me suis intéressée au résident. Mais qui est la personne que nous accueillons ? J’ai utilisé différents angles, descriptifs et théoriques, pour voir ensuite quelle est la situation du résident par rapport au lien social et au vivre-ensemble. Ceci m’a menée à étudier le CHRS, pour voir quelles réponses il pouvait donner au résident. Après avoir étudié le contexte historique et légal, je me suis demandée quelle réalité se cachait derrière les termes si souvent utilisés « habiter » et « héberger ». Enfin, le dernier acteur, l’éducateur, fait l’objet d’une troisième partie, dans laquelle je décris les différentes modalités de son intervention.

[1] GOGUEL D’ALLONDANS Thierry, KLINGER Myriam, Errances et hospitalité. L’accueil et l’accompagnement d’adultes en difficulté La Cité-Relais à Strasbourg, Toulouse, Erès, collection Ethiss, 1991

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