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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Réflexion pédagogique lors d'un stage en CHRS

Réflexion pédagogique lors d'un stage en CHRS

L’éducateur spécialisé a pour métier le travail de la relation et il a le devoir éthique de défendre son point de vue professionnel. Si je choisis de défendre les libertés et les droits de chacun en visant l’échange et le mieux-être pour tous, il me faut dans la pratique beaucoup d’humilité, de finesse et de tact pour être le médiateur des différences.

Dans le cadre de la loi, l’éducateur est ce « passeur », dont nous parle Joseph Rouzel, éducateur et psychanalyste. Passeur d’un monde à l’autre, d’un être à l’autre. A l’instar de A.S. Neill et de la psychanalyse en général, je considère la personne difficile voire violente comme une personne souffrante.

Mon travail est de l’accompagner en lui offrant un espace d’expression et de liberté afin qu’il puisse dépasser son problème, sa souffrance et trouver par lui-même sa place dans le monde, il me faut du lâcher prise et de la tolérance. Pour cadre, dans la pratique j’adopterais les lois fondamentales de la pédagogie institutionnelle : interdit de violence, interdit d’inceste et interdit de parasitage, lois permettant de baliser mon éthique et de marquer les limites et règles de la vie ensemble.

Au final la technique éducative dépend de la philosophie et du rapport à l’autre qui la sous-tend, bien plus que d’une technique quelconque. Recherche, remise en question, ouverture d’esprit, travail permanent et sous-jacent de réflexion sont les garants d’un bon accompagnement éducatif.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Projet d'intervention éducative dans un CMP
Comment privilégier l'accès à l'autonomie à travers une activité de groupe pour aider l'adolescent à construire son identité et accéder à son épanouissement social ?La socialisation s'acquière au rythme des individus et chaque individu est différent. Le processus de socialisation n'est pas un mécanisme spontané ; chaque personne a besoin d'être guidée, conseillée, rassurée, mais il est aussi important qu'il acquière une certaine discipline (bonjour, au revoir, merci...entre autres).
Journal d’étude clinique
Lundi 28 septembre, j'arrive sur le lieu de mon deuxième stage pour une durée de quatre mois. Je suis en deuxième année d'éducateur spécialisé à l'IFME de Nîmes, et aujourd'hui est mon premier jour. J'effectue mon stage dans une Maison d'Enfants à Caractère Social (MECS) qui comporte un internat éducatif et un Service d'Adaptation Progressif en Milieu Naturel (SAPMN). Elle dépend d'une association, loi 1901 et œuvre dans le champs de la protection de l'enfance. J'ai fais le choix d'être dans une structure sociale, n'ayant fait jusqu'ici que des stages dans le champs médico-social. Durant mon stage découverte 2, il s'agira pour moi, d'élaborer un écrit en lien avec le DC3, le journal d'étude clinique en rapport avec le travail d'équipe, la communication et la transmission de l'information.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. 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La décentralisation en matière sanitaire et social

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