LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

JEC dans un foyer

JEC dans un foyer

Dans bon nombre d’institutions, nous, éducateurs spécialisés, avons à notre disposition de nombreux espaces et dispositifs de communication (comme la réunion d’équipe, le cahier de transmissions, les rapports d’incidents, les synthèses, les courriels, les réunions  de supervision, les temps de recherches et de veille professionnelle, les comptes-rendu d’entretiens, les rencontres pluri-professionnelles, les projets personnalisés, les échanges téléphoniques, les dossiers personnels des résidents, etc.) Il appartient alors à chacun de nous de nous en saisir pleinement. Dans le cas contraire, nous pouvons craindre un délitement de la cohésion et de l’esprit d’équipe, ainsi qu’au niveau du travail éducatif. Travailler en équipe implique d’apprendre à se connaître soi, afin de pouvoir exprimer avec le plus de clarté et d’authenticité ce qui nous anime, ce qui nous habite. En somme, apprendre à communiquer « le pourquoi du comment » de notre agir à nos équipiers.

Mes expériences de vie personnelles et professionnelles, comme celle ici décrite, me confortent dans ce que je crois être un incontournable dans la vie d’une équipe ; à savoir la motivation sur laquelle s’appuiera l’engagement et l’implication de l’éducateur, sa capacité à observer ce qui se passe au-dedans de lui-même et autour de lui, sa qualité à le communiquer et à écouter en équipe, le leadership du chef de service qui donnera aussi une coloration particulière à l’esprit de la cordée.

Par ailleurs, assumer ensemble les choix et décisions pris collégialement, vivre les réussites et les échecs dans ce même esprit, me paraissent être des principes important dans la vie et l’action éducative concertée.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Le groupe et l'inconscient
Dans cette partie, l’auteur aborde la réalité imaginaire des groupes. Il procède par une revue historique des différentes approches scientifiques de ce que recouvrait la notion de groupe jusque là. DURKHEIM, au début du 20ème siècle était parti de l’acception populaire qui définissait le groupe comme « une mise en commun » d’énergies et de potentiels sous une discipline commune. A cette définition, il ajoutera la notion de « conscience collective » (représentations + sentiments + désirs).
Dossier : Le handicap
Le secteur des personnes handicapées est l’un des plus importants en nombre de personnes concernées et en poids financier. Après avoir longtemps souffert d’un manque de moyens, il est depuis 1975 l’un des principaux bénéficiaires de la solidarité nationale. La notion de handicap est apparue avec la Loi du 30 juin 1975 remplaçant ainsi les termes de « débiles » ou « infirmes ». Elle reconnaît le statut, les droits et la spécificité des personnes handicapées. Elle fixe le cadre d’une politique sociale cohérente, fondée sur la solidarité nationale et unifiant les différentes mesures et dispositions apparues progressivement depuis les années 1950. Les notions de prévention et de réadaptation apparaissent dans une loi de 1957 relative au reclassement professionnel des travailleurs handicapés. Les premiers établissements de travail protégé sont créés dans les années 1950.
L'éveil sensoriel en EME
Mon projet d’action éducative «l’éveil sensoriel », s’adresse à deux adolescentes Rym et Lindsay qui, au premier abord, n’apprécient pas le contact corporel. Ce projet, qui s’effectue une fois par semaine dans la salle « stimulations sensorielles » avec l’éducatrice spécialisée du groupe et moi-même, consiste à leur proposer différentes stimulations en y incorporant un aspect ludique grâce au jeu. Se pratiquant déjà au sein de l’EME, ce type d’activité reste généralement axé sur la relaxation et le massage.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche