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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

« Déficiences mentales : le devenir adulte » « La personne en quête de sens » Jean-François GOMEZ

« Déficiences mentales : le devenir adulte » « La personne en quête de sens » Jean-François GOMEZ

Dans une première partie, Jean-François GOMEZ traite de la question du sens dans l’éducation. Il définit ce qu’est l’éducateur et ce que sont les personnes handicapées dans notre société. Il critique les formations d’aujourd’hui, qui selon lui sont trop techniciennes et trop référencées en terme de concepts. Il les voudrait plus humaines : « Il (l’éducateur) est dans la vie, la mort, la souffrance. Il est dans l’humain. Il est dans l’amour. Il est dans la parole ». C’est un métier d’aventurier, de découvreur ou les notions de partage, de courage et de cœur s’entrecroisent. L’éducateur affronte « les risques réels que produisent les contacts répétés avec la détresse humaine ». Jean-François GOMEZ parle d’un « métier impossible ».

Lors de la lecture des premières pages de ce livre, j’ai été un peu déçue, car je ne m’attendais pas à cela par rapport au titre du livre : « Déficiences mentales : le devenir adulte ». Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus pratico pratique. Comment accompagner la personne vers un statut d’adulte ? Cependant, en lisant les pages suivantes, la pensée de l’auteur m’a beaucoup intéressée et interpellée. Je me suis complètement retrouvée dans ses idées. Il m’a apporté de nouveaux axes de réflexion et m’a permis de me conforter dans certaines de mes convictions tout en les étayant. Ce livre, même s’il ne parle pas vraiment de la pratique en soit de l’éducateur, l’amène à réfléchir sur sa propre pratique au quotidien. Il m’a également permis d’analyser plus en profondeur des situations de stage avec les jeunes ou leur famille

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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La fabrique des exclus : MAISONDIEU Jean,

Jean MAISONDIEU a fait ses études de médecine à Bordeaux. Ancien interne des Hôpitaux de cette ville, il s'est orienté vers la psychiatrie qu'il a d'abord exercée de 1964 à 1977 dans la Marine Nationale avant de devenir psychiatre des Hôpitaux exerçant à plein temps dans la fonction publique. Après avoir démissionné, il a passé le concours de psychiatre des Hôpitaux et a d’abord exercé à Brest comme médecin chef de secteur et médecin chef d'un service d'alcoologie. Il est depuis 1989 médecin chef de secteur psychiatrique au Centre Hospitalier de Poissy Saint Germain en Laye où il assure également la fonction de chef de service de l'inter secteur infanto-juvénile.

La mère suffisamment bonne - Donald W. Winnicott

Né en Angleterre, à Plymouth en 1896, Winnicott meurt à Londres en 1971. Il grandit dans un univers marqué par la présence des femmes. Sa mère, sa grand-mère, une nourrice et ses deux soeurs aînées jouèrent un rôle majeur dans son éducation. Il n’eut jamais d’enfant.

Après une formation médicale, il devient, en 1923, chef de service de l'hôpital d'enfants de « Paddington Green », à Londres, où il exercera pendant quarante ans.

Winnicott entreprit, la même année, en 1923, une longue analyse personnelle, qui dura 10 ans, avec James Strachey, le traducteur anglais de Freud.

D'après sa femme, Clare Winnicott, il aurait aimé faire une nouvelle période d'analyse avec Mélanie Klein. Mais Il la fit en fait avec Joan Rivière, qui était une élève et amie de Mélanie Klein, pendant 5 ans, de 1933 à 1938.

WINNICOTT fit ensuite des supervisions, de 1935 à 1941, avec Mélanie Klein.

En 1927 WINNICOTT devint membre de la « Société psychanalytique britannique » mais il ne rallia ni le groupe des kleiniens ni celui des freudiens orthodoxes réunis autour d'Anna Freud.

WINNICOTT rejoindra le « Middle Group », un « troisième groupe » caractérisé par son éclectisme et une démarche plus empirique que dogmatique, un groupe qui refusa de s'inféoder aux deux groupes opposés des Kleiniens et des Anna Freudiens.

Il occupe donc une place à part dans la psychanalyse infantile du fait de son originalité, de son non-conformisme et de sa position en marge des deux écoles britanniques d'Anna Freud et de Mélanie Klein.

Winnicott s’est toujours considéré comme un analyste freudien, il est resté fidèle aux grands concepts fondamentaux que sont l'inconscient, le transfert, le refoulement, l’OEdipe, mais il s’est éloigné de Freud sur d’autres points.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

Regards croisés sur l’adolescence, son évolution, sa diversité : Marcel Rufo et Marie Choquet.

Ce livre est composé d’un avant-propos, d’une introduction, d’une partie centrale découpée en six et d’un épilogue. Tous les chapitres se composent de la même façon : il y a un constat puis une confrontation entre le point de vue de l’épidémiologiste et du pédopsychiatre. Ce dernier propose de nombreux cas cliniques pour illustrer ses propos. Les différentes parties sont : • L’adolescence, au fur et à mesure • La vie au quotidien, ou la vie tout court • La famille avant tout • L'école en questions • Les accidents de la vie • Ce qui fait peur

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