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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Il y a quelqu’un là dedans ? Howard Buten

Il y a quelqu’un là dedans ? Howard Buten

Howard Buten énonce plusieurs cas, dont celui de Martin, un jeune enfant autiste. Ce dernier fait les même gestes stéréotypés toutes la journée, il fait des imitations en modulant sa voix, il peut en quelques minutes imiter ses parents, le psychiatre etc.…mais lorsqu’il parle en son nom, il parle avec une toute petite voix. Lors des crises, il pleure et sourit aussi, mais c’est un sourire en coin sous les larmes comme si Martin avait un double visage (Martin 1 et Martin 2). Martin veut également savoir où vont les choses, par exemple où va l’eau qui coule du robinet, ou vont les nuages, le ciel et Dieu ou est il ? Alors pour savoir, il jette ses chaussures chez le voisin, les assiettes sur sa mère pour voir et comprendre où vont touts ces objets.

Je trouve également que travailler auprès d’enfants psychotiques et autistes, peut être bénéfique, car ces enfants, adolescents ou adultes sont des êtres différents, ils ont une autre vision du monde, une autre façon de penser, une richesse au fond d’eux, que très peu d’entre nous, a la chance de comprendre. Les autistes je pense parlent un autre langage, ils ne ressentent pas les choses comme nous, et c’est cela qui m’impressionne, la différence. Travailler avec eux permet de découvrir un monde plus vaste que le notre, de s’affranchir de la norme. Mais je n’oublie pas que l’objectif d’un psychiatre ou de l’Educateur Spécialisé, est de nouer le lien, le contact avec les personnes autistes afin de les aider à s’ouvrir au monde extérieur, de s’intégrer à la société malgré leur handicap.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Vivre avec des hauts et des bas : Christian Gay et Jean-Alain Génermont

Il est question de la maladie encore communément appelée maniaco dépressive, ou plus récemment nommée « trouble bipolaire ». Cette maladie est évoquée d'une part par le patient, Jean-Alain Génermont, mais aussi par le Docteur psychiatre Christian Gay. Il y est décrit la maladie en tant que telle, avec les différents symptômes associés ; comme les changements radicaux d'humeurs : passage d'un état d'exaltation intense, euphorique (phase maniaque) à un état d'abattement profond (phase dépressive).

D'autres formes de cette maladie sont également abordées de manières succintes, mais cela permet d'avoir à l'esprit que les troubles bipolaires sont subdivisés en différentes catégories. Sachant que dans cet ouvrage, les auteurs décrivent plus particulièrement le trouble bipolaire de type 1 (propre à l'un des auteurs du livre). C'est donc le parcours d'un malade et l'évolution de sa maladie durant plusieurs années. Ainsi que les difficultés de son entourage, très éprouvé par celle-ci.

La dynamique des groupes restreints : Didier Anzieu et Jacques-Yves Martin

Les auteurs font état de cinq catégories fondamentales de groupes. La première catégorie de groupe est la foule : il s'agit d'un grand nombre d'individus qui se retrouvent au même endroit sans avoir clairement cherché à le faire, ils sont là d'après une motivation personnelle (concert, concours, etc.). Puis il y a la bande : ce sont des personnes réunies volontairement, pour le plaisir d'être ensemble. Le groupement : il s'agit d'individus qui se réunissent à une certaine fréquence avec un objectif permanent.

Le groupe primaire ou groupe restreint : petit nombre de membres qui possèdent de nombreux échanges, des relations affectives, des sentiments, des normes, des rôles différents et une poursuite d'objectifs communs. Puis, il y a le groupe secondaire : on l'appelle aussi organisation, il s'agit d'un système social dont les rapports entre les membres sont froids et formels. De manière générale, il faut au moins trois individus pour former un groupe.

Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner

Le concept de résilience dit que donner de l’affection à un enfant abandonné peut lui permettre de « renaître ». Au bout d’un an, placé dans une famille d’accueil affectueuse et attentive, ses synapses repoussent comme primevères au printemps, son  néocortex est « regonflé », images à l’appui. Cette atrophie des orphelins mis en isolation sensorielle, comme leur résilience ultérieure, sont des preuves de la plasticité neuronale et corticale. Le plus important n’est pas que des neurones puissent repousser, mais qu’ils s’interconnectent. Un neurone isolé ne sert à rien. L’intelligence, la sensibilité, l’empathie, toutes les fonctions psychiques dépendent du degré d’interconnection et de vivacité des neurones.                                

Contrairement à ce que disent les Media, la plus grande maltraitance n’est pas physique mais liée à une carence affective. Celle-ci fait des ravages silencieux. L’enfant n’est pas mal traité, ni agressé. Il est juste seul.

Adolescents dans la violence : Pierre Kammerer

L’auteur, dans ce chapitre, s’interroge sur le message véhiculé par certains passages à l’acte. Pour Freud, le passage à l’acte dans le transfert est un agir qui sert à ne pas se remémorer. Pour Lacan, il existe deux types de passages à l’acte : • Ceux qui n’offrent pas de possibilité d’interprétation et qui témoignent souvent d’un choix impossible : la castration ou la mort. • Ceux qui sont souvent des comportements adressés à l’autre comme messages à déchiffrer. Celui qui agit ne sait pas ce qu’il est en train de montrer : il demande à l’autre d’interpréter son acte. « C’est l’autre qui se doit de savoir que se taire est un équivalent de le laisser mourir » Ici, Lacan nous incite à répondre à l’acte, en essayant de lui donner du sens. Cela permet de découvrir le discours « agi » que sous-tendait l’acte.

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