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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Junky de William S. Burroughs

Junky de William S. Burroughs

Junky est un roman semi-autobiographique considéré comme un texte fondateur du mode de vie des héroïnomanes dans les années 1950. En effet, l’auteur, issu d’une famille bourgeoise avec laquelle il rompt rapidement, va plonger dans le milieu de la drogue. Afin de nous transporter dans son expérience de la came, de la privation, de la prison et de la fuite, William S. Burroughs nous dépeint cet univers sombre à travers son œil avertit et acerbe.

William S. Burroughs retouche à la « came », « Je ne m’étais pas shooté depuis trois mois. Cela me prit exactement trois jours pour être de nouveau accroché ». De plus, il nous explique que le corps tant physiquement que psychologiquement garde la « came » en mémoire, « Un drogué peut bien ne plus toucher à la came pendant dix ans, mais il peut redevenir intoxiqué en moins d’une semaine, tandis qu’une personne qui ne l’a jamais été doit bien se piquer deux fois par jour pendant deux mois avant d’être accrochée ». En effet, l’auteur s’est « piqué quotidiennement pendant quatre mois avant de remarquer le moindre symptôme de sevrage », « On peut s’arrêter de se camer, mais on ne cessera plus d’être un camé lorsqu’on aura accroché une fois ». William S. Burroughs se ré-intéresse à la vente de drogue en apprenant l’existence d’ « un permis officiel l’autorisant à acheter de la morphine ». Il reste chez lui et se pique, « Le camé passe la moitié de sa vie à attendre ». Il se met à essayer la cocaïne et s’empresse de nous décrire l’effet produit, « Une piqûre crée le désir urgent d’une autre piqûre pour maintenir la défonce […] Il n’y a pas d’accoutumance avec la coke ».

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

Le lien d'accompagnement - Paul Fustier

Concept de DON (Marcel Mauss – 1925) en lien avec le travail social de maintenant.

« Nous prenons l’hypothèse selon laquelle, dans nombres de situations, la représentation que l’on a du système d’échange utilisé est brouillé : d’une part le poids de la modernité entrainerait un échange équilibré, d’autre part les arrière-fonds encore vivaces (marqués par les religions) renverraient à l’échange par le don. Pour tout individu la question est d’importance, puisque la représentation que l’on se construira d’autrui sera totalement ≠ selon que l’on « sent » que l’on a affaire à un lien équilibré (de nature commerciale ou salariale) ou que l’on « sent » que l’on est dans un univers de l’échange par le don ».

Aménager des espaces-temps d’accompagnement qui sont des moments privilégiés pour « l’interprétation ».   

1.LIEN SOCIAL ET LIEN D’ACCOMPAGNEMENT

Socialité secondaire :

  • Elle régit les sphères du politique et de l’économie, le monde de l’état moderne et le monde de l’entreprise.
  • Elle se situe dans le registre de « l’intermédiation » : rôle, statut, fonction (Caillé)
  • Lien salarial

Socialité primaire :

  • Lieu de vie, communauté (famille, voisin)
  • Lieu de l’interconnaissance directe et concrète (Caillé). Personnes qui communiquent entre elles.
  • Echanges par le don / « spontanés »

Les institutions relèvent d’une sociabilité secondaire car se sont des entreprises. Mais aussi de la sociabilité primaire car à la base lien avec le religieux / la communauté religieuse (don de soi, dévouement, vocation.

Boule de suif : Maupassant

Maupassant signe dans cette histoire d’une prostituée que des honnêtes gens persuadent, pour sauver leur liberté, de se livrer à un Prussien et qu’ils excluent ensuite de leur société, un récit d’une concision exemplaire où l’ironie et la pitié transparaissent à peine sous le ton indifférent de la constatation des faits. C’est une nouvelle d’une extrême noirceur. Il n’y a aucun secours ou espoir à attendre, ni de certains de ses compagnons, ni même de la religion qui loin de la soutenir, lui donne d’excellentes raisons à son sacrifice.

Marmottan : Claude Olievenstein

Le Dr. Claude Olievenstein est né à Berlin, en 1933. De religion juive, il fuit le nazisme et arrive à Paris en 1937. Suite à l’occupation en France, sa famille décide de passer la ligne de démarcation, et change ainsi de nom plusieurs fois. Il suit des études de médecine et devient interne à l’hôpital de Villejuif, où il rencontre pour la première fois des toxicomanes. N’ayant pas de formation spécifique pour ces patients, il se rapproche d’eux pour essayer de les comprendre. Pour approfondir ses connaissances sur le sujet, il voyage beaucoup à travers le monde, notamment aux Etats-Unis. Il écrit sa thèse sur le LSD. Il essaye plusieurs produits, mais arrête rapidement, connaissant la souffrance qu’ils entraînent à long terme.

Quand l'adolescent va mal : Pommerau Xavier

Bien qu'il soit plutôt adressé à des néophytes en psychologie ou en éducation spécialisée, l'intérêt de ce livre réside dans la grille de lecture qu'il offre sur les troubles que peuvent rencontrer les adolescents. En effet, dans cet ouvrage, le Docteur Xavier Pommereau assimile l'adolescence a une seconde naissance en raison des importantes perturbations et bouleversements inhérents à cette période. Il nous explique qu'il est très fréquent de constater une teinte dépressive chez l’adolescent, la dépression typique avec l’inhibition psychomotrice étant assez rare à cet âge. Par ailleurs, les signes dépressifs sont souvent accompagnés de passage à l'acte et d'anxiété. Face à cette souffrance, l'adolescent va alors chercher ce qui va lui permettre d'atténuer la douleur qu'il ressent. Il le trouvera au travers du retrait relationnel, des plaintes physiques (plus fréquent chez les filles) ainsi que des comportements transgressant les limites (corporelles, spatiales, légales) qui, outre l’apaisement des tensions ressenties, procure un sentiment de toute-puissance.

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