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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Junky de William S. Burroughs

Junky de William S. Burroughs

Junky est un roman semi-autobiographique considéré comme un texte fondateur du mode de vie des héroïnomanes dans les années 1950. En effet, l’auteur, issu d’une famille bourgeoise avec laquelle il rompt rapidement, va plonger dans le milieu de la drogue. Afin de nous transporter dans son expérience de la came, de la privation, de la prison et de la fuite, William S. Burroughs nous dépeint cet univers sombre à travers son œil avertit et acerbe.

William S. Burroughs retouche à la « came », « Je ne m’étais pas shooté depuis trois mois. Cela me prit exactement trois jours pour être de nouveau accroché ». De plus, il nous explique que le corps tant physiquement que psychologiquement garde la « came » en mémoire, « Un drogué peut bien ne plus toucher à la came pendant dix ans, mais il peut redevenir intoxiqué en moins d’une semaine, tandis qu’une personne qui ne l’a jamais été doit bien se piquer deux fois par jour pendant deux mois avant d’être accrochée ». En effet, l’auteur s’est « piqué quotidiennement pendant quatre mois avant de remarquer le moindre symptôme de sevrage », « On peut s’arrêter de se camer, mais on ne cessera plus d’être un camé lorsqu’on aura accroché une fois ». William S. Burroughs se ré-intéresse à la vente de drogue en apprenant l’existence d’ « un permis officiel l’autorisant à acheter de la morphine ». Il reste chez lui et se pique, « Le camé passe la moitié de sa vie à attendre ». Il se met à essayer la cocaïne et s’empresse de nous décrire l’effet produit, « Une piqûre crée le désir urgent d’une autre piqûre pour maintenir la défonce […] Il n’y a pas d’accoutumance avec la coke ».

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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La misère du monde : Pierre Bourdieu

Le livre La misère du monde (1993) est né d’une demande d’enquête par sondage de la part de la Caisse des dépôts sur la pauvreté. Il a souhaité faire différemment et a souhaité mettre en place le travail qui a conduit au livre. Son objectif était de rendre son enquête accessible aux gens, de trouver une forme d’expression qui serait compréhensible et qui correspondrait à ce qu’il voulait faire ressortir. La publication de ce livre a exigé trois années de travail, avec la collaboration de 23 enquêteurs. Au début, il a retranscrit les entretiens, a jugé que le rendu était illisible, à peine compréhensible et a du construire autour des entretiens bruts, tout en gardant un équilibre entre la transmission fidèle de l’entretien et sa présentation qui soit ni terre-à-terre ni une fiche technique (homme, père de trois enfants …).

Un merveilleux malheur - Boris Cyrulnik

A travers les premières lignes de son introduction, l’auteur tente de nous mettre en garde sur l’éventuel interprétation de son titre : « il ne s’agit pas du tout de ce que vous croyez. Aucun malheur n’est merveilleux ». On s’émerveille de découvrir très vite, effectivement, qu’il parvient à nous démontrer que des enfants arrivent à surmonter les épreuves avec ce sentiment d’espoir et triomphent aux souffrances et aux agressions des péripéties du malheur. Il introduit dans son ouvrage deux concepts fondamentalement essentiels à l’explication de sa théorie. Ces deux mots étrange nous dit-il : « organiseront la manière d’observer et de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis et qui, devenus adultes, se retournent sur les cicatrices de leur passé. »

Deux mots qui nous accompagnerons tout au long de cette lecture et avec lesquelles nous nous familiariserons : - Résilience : « capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comportent normalement le risque grave d’une issue négative » - Oxymoron : « figure de rhétorique qui consiste à associer deux termes antinomiques » ex : obscure clarté. Différentes recherches, sur des ouvrages traitant sur le thème de la misère enfantine, tels que ; Sans famille ; Poil de carotte ; Tarzan ; La Cité de la joie ; etc. nous rappel le même cheminement archétypique quant au Récit d’enfance de Maxime Gorki, à savoir : acte I / La désolation : Enfance vagabonde (1913-1914) ; acte II / La réparation : En gagnant mon pain (1915-1916) ; acte III / Le triomphe : Mes universités (1923).

Qu’est-ce qui nous unit de Roger-Pol DROIT

Dans le premier chapitre intitulé : « L’enfant, le puits et la passant », Roger –Pol Droit cherche à nous faire réfléchir sur les réflexes que tous les humains auraient face à une situation de danger immédiat et qui prouverait selon lui que nous avons tous ce réflexe en nous et que donc tous les humains peuvent être unis. Pour cela, il va utiliser l’image d’un enfant qui va jouer de manière inconsciente près d’un puits. Pendant que l’enfant joue, il va se rendre compte de rien et se met en danger seul près à tomber dans le puits.

C’est alors qu’un homme ou une femme passe et voyant l’enfant presque tomber dans le puits va très vite venir en aide à l’enfant afin de le sauver. Il faut préciser que sur cet exemple nous ne connaissons ni l’origine de l’enfant, ni son sexe et c’est la même chose pour la personne qui vient le secourir. Selon lui, cet exemple est intéressant car il permet de mettre en œuvre ce qu’il appelle le lien humain, c’est à dire le fait de venir en aide à un être humain.

Détache-moi. Se séparer pour grandir de Marcel RUFO

Ces ouvrages autorisent ses lecteurs à porter un regard plus critique sur la vie quotidienne des personnes, ayant une carence affective, accueillies en structure ou en famille d’accueil. Et de proposer des solutions lors de dysfonctionnements : phénomènes de brisures, placements trop fréquents, enfant/objet, non prise en compte des difficultés du jeune, incohérence au sein de l’équipe éducative… Et ainsi de réaménager ou de restructurer certaines choses afin de créer le moins possible de situations pathogènes déjà très présents dans la vie de certains jeunes. Pour ne pas déplacer le problème et recréer ce qu’ils ont déjà vécu !

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