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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Junky de William S. Burroughs

Junky de William S. Burroughs

Junky est un roman semi-autobiographique considéré comme un texte fondateur du mode de vie des héroïnomanes dans les années 1950. En effet, l’auteur, issu d’une famille bourgeoise avec laquelle il rompt rapidement, va plonger dans le milieu de la drogue. Afin de nous transporter dans son expérience de la came, de la privation, de la prison et de la fuite, William S. Burroughs nous dépeint cet univers sombre à travers son œil avertit et acerbe.

William S. Burroughs retouche à la « came », « Je ne m’étais pas shooté depuis trois mois. Cela me prit exactement trois jours pour être de nouveau accroché ». De plus, il nous explique que le corps tant physiquement que psychologiquement garde la « came » en mémoire, « Un drogué peut bien ne plus toucher à la came pendant dix ans, mais il peut redevenir intoxiqué en moins d’une semaine, tandis qu’une personne qui ne l’a jamais été doit bien se piquer deux fois par jour pendant deux mois avant d’être accrochée ». En effet, l’auteur s’est « piqué quotidiennement pendant quatre mois avant de remarquer le moindre symptôme de sevrage », « On peut s’arrêter de se camer, mais on ne cessera plus d’être un camé lorsqu’on aura accroché une fois ». William S. Burroughs se ré-intéresse à la vente de drogue en apprenant l’existence d’ « un permis officiel l’autorisant à acheter de la morphine ». Il reste chez lui et se pique, « Le camé passe la moitié de sa vie à attendre ». Il se met à essayer la cocaïne et s’empresse de nous décrire l’effet produit, « Une piqûre crée le désir urgent d’une autre piqûre pour maintenir la défonce […] Il n’y a pas d’accoutumance avec la coke ».

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Surveiller ou punir de Michel FOUCAULT

Dans « Surveiller et punir », paru en 1975, Michel Foucault s’intéresse aux problèmes de la pénalité en France en relatant la naissance de la prison. Comment est né ce « curieux projet d’enfermer et de redresser » les individus ? Le philosophe y voit le moyen que le pouvoir de notre société disciplinaire surveille les individus et les corps. L’histoire de la pénalité montre que nous sommes passés d’une société qui punit le corps de l’Homme à celle qui atteint l’âme en assujettissant le corps. Michel Foucault s’interroge sur le constat de l’échec de la prison et se demande pourquoi on la reconduit sans cesse. J’ai choisi cet ouvrage car aujourd’hui la prison est une question d’actualité encore plus présente que nous vivons de plus en plus dans une société sécuritaire.

Le dernier rapport de l’Observatoire International des Prisons dénonce les conditions de détention déplorables ou encore le manque cruel d’accompagnement social pendant et après la détention. Stagiaire dans un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale qui accueille des hommes de 23 à 35 ans sortants de détention, je me suis intéressé à cet ouvrage-référence dans le secteur pour avoir une meilleure connaissance du public que j’accompagne et au-delà de mon stage, je m’interroge sur ma véritable place en tant que travailleur social. Sommes-nous des travailleurs sociaux porteurs de valeurs inhérentes à notre profession qui accompagnent autrui en difficulté face à l’environnement ? Ou sommes-nous simplement des agents de la « paix sociale » missionnés par l’Etat, assurant du contrôle social ?

La Terre en héritage - PELT Jean-Marie

Il s’agit d’un essai écologique c’est-à-dire d’une réflexion menée sur l’état actuel de notre planète, réflexion qui ne vise pas à l’exhaustivité mais tente plutôt d’amener pour le lecteur des pistes de questionnement et de mettre en place quelques éléments de réponses.

Cette réflexion prend parfois des allures de roman (pages 11 à 13 ; p 15) avec des descriptions à l’imparfait et des passages narratifs. L’objectif de ces passages « romancés » est ici de capter l’attention du lecteur qui pourrait parfois être rebuté par le côté trop essayiste, ou perçu comme tel, de cette réflexion.

Comme nous venons de le signaler c’est l’écologie, c’est-à-dire un mouvement visant à instaurer un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel ainsi qu’à la protection de celui-ci, qui constitue le thème central de cet ouvrage.

Plus précisément, ainsi que le définit le titre, La Terre en héritage, c’est l’avenir de notre planète qui se trouve ici mis en question. La question centrale est alors de savoir quelle planète nous créons aujourd’hui (en l’occurrence au seuil du XXIème siècle) et quelle planète nous souhaitons laisser demain à nos descendants. Il s’agit donc d’une démarche à la fois synchronique et diachronique.

Par ailleurs, cet ouvrage ne se contente pas de poser des questions à l’écocitoyen qui sommeille dans chaque lecteur mais il tente aussi de répondre à la question suivante : comment faire, quelles solutions peut-on d’ores et déjà mettre en œuvre pour protéger notre planète maintenant que nous avons pris conscience du danger ? Il propose ainsi de nouveaux thèmes de réflexion et d’action qui permettraient, tant sur le plan individuel que politique, la mise en place d’un courant de réformes en vue de protéger l’homme, la nature et la vie sous toutes ses formes.

La machine à trier : Comment la France divise sa jeunesse

Nous remarquons une inquiétante aggravation des inégalités entre les jeunes qui bénéficient d’un diplôme et ceux qui n’en bénéficient pas. Il y a un profond malaise dans notre société, les jeunes non diplômés sont exclus et discriminés par le handicap que constitue l’absence de diplôme. En matière de mœurs, les jeunes non diplômés ont un caractère bien différent des autres : ils sont beaucoup moins permissifs en matière de tromperie, relation sexuelles, avortement… alors que les jeunes diplômés sont plus ouverts face à cela.  Par contre les jeunes sans diplôme déclarent plus profiter du système (fraude, travail au noir, indemnités…), ils sont détachés de la société alors que les diplômés ont un fort sentiment d’intégration et de participation à cette dernière. Pourtant, tous veulent les mêmes choses, tous sont préoccupés par le désir de trouver un emploi, de fonder une famille et tous jugent que travailler est très important mais malgré ces envies, certain n’ont pas cette opportunité car ils n’ont pas démarré avec les mêmes chances dans la vie.

Déprivation et délinquance: Donald Wood Winnicott

Nous devons à Winnicott les notions de Vrai soi et de Faux soi. Le soi, noyau de l'individu, est de l'ordre du psychosomatique et exige l'association du corps et de la psyché. Lorsque surviennent des accidents dans le développement (empiétements, défaillances) ou lorsque la mère substitue ses besoins propres à ceux du nourrisson, le soi se différencie en un vrai soi intérieur et un faux soi extérieur. Le faux soi, dans le but de préserver le vrai soi (et dès lors la créativité), a une fonction de défense en élaborant un compromis avec l'environnement plus ou moins non facilitant. Cependant, dans les cas extrêmes, le faux soi est totalement clivé du vrai soi, de sorte que l'individu peut « faire semblant d'être réel » et construire une personnalité de façade, ou encore que le corps se dissocie de la psyché et que l'esprit, dans son aspect rationnel et logique, occupe la fonction de faux soi.

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