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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Offres sexuelles faites à des travailleuses sociales

Offres sexuelles faites à des travailleuses sociales

Majoritairement des hommes, certains d’entre eux s’autorisent à adresser, explicitement ou implicitement, des demandes affectives et sexuelles aux travailleuses sociales. Or, le plus souvent ces demandes sont éludées ou sanctionnées. Alors qu’à l’écoute de leur histoire, ces hommes désignés “SDF”, grands précaires, exclus, etc., souffrent en grande majorité de difficultés, de misère relationnelle, affective et sexuelle. Il s’agit alors, pour moi, à partir du refus de telles demandes, qui me seraient adressées, de tenter cependant d’en parler et afin d’instaurer ou maintenir une relation de confiance nécessaire dans le cadre d’un accompagnement social et éducatif spécialisé.

Le travail socio-éducatif vise, plus particulièrement avec ce public, à prévenir la désocialisation, mais aussi l’insertion ou la réinsertion, cependant, les échecs récurrents sont fréquents. Il s’agit alors d’effectuer un travail sur l’origine de leur difficulté à l’intégration sociale. Aussi j’ai observé que ces hommes désignés “SDF”, grands précaires, exclus, etc., souffrent en grande majorité de leur histoire, leur condition sociale et son vécu, de misère relationnelle, affective et sexuelle, de déstabilisation identitaire et une mésestime d’eux-mêmes etc. qui contribuent à les éloigner progressivement de la norme sociale. Ils se sont ainsi, peu à peu, laissé exclure. Cela expliquerait l’émergence de ces propositions sexuelles, sentimentales et affectives faites à des travailleuses sociales, des femmes. Or, le plus souvent ces demandes sont éludées ou sanctionnées. Ainsi, il serait exprimé une demande qu’il s’agira de saisir notamment au moyen d’une écoute attentive.

Catégorie: Autre Educateur spécialisé
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Loi de 70 et sa réforme

-- elle a été dictée le 30 décembre 1970. -- définition de trois principes applicables usagers :  réprime l'usage de stupéfiants (l'interdiction porte sur tous les stupéfiants et non sur leur degré de nocivité)  accorde la priorité à une action médico-sociale spécifique.  Le but n'est pas de punir systématiquement mais d'avoir recours à des solutions plus libérales pour chercher guérir les intoxiqués et leur permettre de reprendre une vie normale. -- transformation du statut social du toxicomane : elle a tendance à considérer « le drogué » comme un malade ou un trafiquant (les doses trouvaient son supérieur à 1 à 2 g) et non plus comme un délinquant.

La musique comme outil de médiation - Note de réflexion

            Je vais réfléchir dans cette note, comment en tant qu’outil, l’activité musicale et la musicothérapie peuvent permettre de développer la relation éducative, en s’inscrivant dans une prise en charge, et être bénéfique pour l’usager. Je me servirai des expériences acquises dans mon parcours et de trois lectures d’approche théorique différentes pour illustrer ma réflexion. Inspirée de la musicothérapie, la musique comme outil de médiation dans le travail d’éducateur spécialisé donnera lieux à une synthèse personnelle, dégageant des pistes d’utilisation concrète dans l’exercice professionnel.

Rencontre avec Jean Cartry

Je tiens à remercier Jean Cartry pour m’avoir reçu et pour m’avoir fait part de son expérience singulière. Dans la revue « Lien Social » qui paraît chaque semaine, la rubrique « les choses de la vie » m’a interpellé dès la première lecture, la simplicité et la force des mots résonne dans ma construction professionnelle. Il m’a paru intéressant d’aller à la rencontre de l’auteur de ces chroniques afin de confronter sa pratique professionnelle à la mienne.

Analyse de situation éducative

La situation éducative que j’ai choisi se déroule lors de ma dernière semaine de stage, au cours du repas du soir, que je prends avec une dizaine des résidents du secteur Accueil en Logement Temporaire du foyer. L’animatrice (qui est ma référente) ne prends le repas au foyer qu’un soir par semaine en raison de ses horaires de travail, aussi suis-je accoutumée à dîner seule avec les résidents, ce qui est le cas ce soir-là. Vers le milieu du repas, je demande aux résidents s’ils ont envie de s’inscrire à la sortie à la plage que j’ai organisé pour un prochain week-end.

En regardant son assiette, tout en continuant à manger, Karima, une jeune fille de 21 ans, me répond que je peux toujours rêver et qu’elle n’ira pas à la plage avec une “balance”. Quelque peu surprise, je lui demande de s’expliquer car je ne comprends pas alors ce qu’elle veut dire. Karima, devenant plus agressive, me rétorque qu’elle sait très bien que c’est à cause de moi qu’elle a reçu un avertissement de la directrice. Je comprends alors ce qu’elle veut dire en me qualifiant de “balance”. En effet, le jeudi de la semaine précédente, alors que j’étais du soir, je surpris après le repas une dizaine de résidents en train de brûler de la résine de cannabis le plus ouvertement du monde dans le hall du foyer. A ma vue, ceux-ci n’ont pas du tout tenté de dissimuler leur “matériel”, mais ont attendu que je leur rappelle qu’il était interdit de fumer dans les parties communes et d’introduire des substances illicites dans le foyer. De mauvaise grâce, ils sont alors sortis du foyer. Ce n’était pas la première fois que je leur rappelais qu’ils ne pouvaient pas fumer des joints dans le hall: j’ai souvent croisé des résidents qui fumaient dans le hall ou dans la salle télé, et j’avais toujours été très claire à ce sujet.

Il me semblait donc que les résidents savaient que je ne cautionnais pas ce comportement, et que je me trouvais au foyer dans le cadre de mon travail. J’écrivis donc un mot dans le cahier de liaison pour relater les évènements à l’animatrice, sachant que je ne reviendrai pas travailler avant le lundi, puisque je ne travaillais pas le vendredi.(je rappelle que nous étions un jeudi soir). Karima poursuivant ces reproches, je comprends alors que l’animatrice et la directrice (qui ne travaillaient pas au foyer ce lundi là, et que je n’avais donc pas vues) avaient donné des avertissements à tous ceux que j’avais surpris le jeudi soir. Je me trouve quelque peu déstabilisée de ne pas avoir été tenue au courant. A table, les autres résidents commencent à leur tour de commenter plus ou moins agressivement mon attitude. La tension monte. Sur un ton très calme, je demande à Karima, qui semble très en colère contre moi, de me dire précisément ce qu’elle trouve anormal dans ma façon d’agir. Karima, sur un ton agressif, dit qu’elle est “déçue“, que je n’étais pas “obligée de le dire à l’animatrice“, que “maintenant j’ai déjà deux avertissements” (le troisième entraînant l’expulsion) et qu’elle est “dégoutée”. 

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