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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Travailler avec les groupes d'enfants (approche thérapeutique): P. PRIVAT, D. QUELIN-SOULIGOUX

Travailler avec les groupes d'enfants (approche thérapeutique): P. PRIVAT, D. QUELIN-SOULIGOUX

Le thérapeute qui a pris place parmi les enfants se définit comme le fondateur du groupe: en énonçant les règles de permanence et d'assiduité, il est garant des limites temporelles et spatiales du cadre. Il invite ensuite à la discussion libre. Dans ce type de groupe, c'est bien la parole qui est désignée comme moyen privilégié de communication.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

Le processus éducatif : Jacques MARPEAU

Sa thèse de doctorat en sciences de l'éducation a donné naissance à son livre : Le processus éducatif. Dans celui-ci, Jacques MARPEAU s'oppose à toute idéologie de la maîtrise qui ferait de l'éducateur, le maitre qui conduit et libère. Il propose « une pédagogie de l'ouvert », une mise en oeuvre de ce qui rend possible le rapport à l'inconnu, le déplacement des règles du jeu, des appartenances déjà constituées, des rôles préétablis. Cela suppose qu'éducateur et éduqué ou plutôt « s'éduquant » soient ensemble, engagés dans un processus éducatif.

La question SDF - Julien DAMON

Cinq variables historiques caractéristiques de la prise en charge des SDF

* Définir, classer et dénombrer

Les termes qui servent à définir les SDF se transforment selon les producteurs de règlement. Les comptages dépendent des critères qu’on leur attribue.

* La dualité de la pauvreté,

Des critères moraux et normatifs ont toujours existé pour différencier le « bon pauvre » du « mauvais pauvre » (valide/invalide ; insérable/non insérable ; …), ils n’apparaissent pas explicitement dans les textes. Ils instaurent un principe de mérite.

* Les oscillations entre hostilité et hospitalité

L’ambivalence de la population envers les SDF se ressent dans les politiques publiques.

* La coopération instable entre les collectivités locales

Les collectivités, si elles décident d’accueillir les SDF, prennent le risque de voir venir les SDF de collectivités voisines. C’est ce qui se passe à Paris après chaque innovation en matière  de secours.

* La gageure de la coordination des acteurs

La coordination s’analyse aujourd’hui en termes de « partenariat », « gouvernance » ou « réseau d’action publique ». Question de la répartition des rôles entre acteurs publics et privés.

« Déficiences mentales : le devenir adulte » « La personne en quête de sens » Jean-François GOMEZ

Dans une première partie, Jean-François GOMEZ traite de la question du sens dans l’éducation. Il définit ce qu’est l’éducateur et ce que sont les personnes handicapées dans notre société. Il critique les formations d’aujourd’hui, qui selon lui sont trop techniciennes et trop référencées en terme de concepts. Il les voudrait plus humaines : « Il (l’éducateur) est dans la vie, la mort, la souffrance. Il est dans l’humain. Il est dans l’amour. Il est dans la parole ». C’est un métier d’aventurier, de découvreur ou les notions de partage, de courage et de cœur s’entrecroisent. L’éducateur affronte « les risques réels que produisent les contacts répétés avec la détresse humaine ». Jean-François GOMEZ parle d’un « métier impossible ».

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

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