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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Educateur en MAS

Educateur en MAS

Conclusion : Etre éducateur à B, dans une MAS, c’est d’abord entrer en relation avec des personnes, leur façon d’être, leurs différents modes de communication, connaître leur handicap. Puis c’est essayer de comprendre leurs problématiques et de les analyser, écouter leurs demandes, leurs besoins pour tenter d’y répondre. Ce stage a été l’occasion d’une expérience riche personnellement et professionnellement. J’ai pu découvrir ce que peut être le travail de l’éducateur en internat auprès d’adultes. Mon premier stage m’avait permis d’appréhender ce travail auprès d’enfants en Internat. Comme vous avez pu le découvrir, j’ai pu développer et acquérir un certain nombre de compétences afin de me situer professionnellement à l’égard de personnes handicapées physiques adultes. Toutefois, il me reste encore beaucoup de «chemins à parcourir », de compétences à développer (davantage d’écoute, analyse, évaluation, animation de groupe), de savoirs à acquérir, à renouveler et à partager. Je ne pense pas que ma formation professionnelle ou «déformation » d’allant de soi, de représentations, «d’outils prêts à l’emploi » etc. s’arrête là. Elle se poursuivra par un constant travail de réflexion et de remise en question ou de «formation cours d’emploi ». Personnellement, j’ai pu combattre l’idée que je me faisais des personnes handicapées. Je les voyais comme de pauvres malheureux dépendants d’autrui. Mes propos en témoignent ; lors de mon arrivée en stage, j’avais dit au directeur de la MAS : «ce doit être dur de travailler avec des personnes qui souffrent » et lui de me répondre, « ce n’est pas forcément eux qui souffrent ». Effectivement, «ni victime, ni héros à la recherche d’un pôle identificatoire unique » , une personne handicapée n’est pas forcément une personne condamnée à la souffrance et au «mal-être » ou une «super personne » ; «elles sont ce que nous sommes avec elles » . Ce ne sont pas de pauvres malheureux qui demandent la pitié mais de la considération, de la reconnaissance dans ce qu'elles sont et sont capables de faire malgré leur handicap. Ce ne sont pas des personnes incapables, qui auraient mieux fait de ne pas venir au monde. Au contraire, elles nous apprennent à être plus proches de ce qui est le plus important dans la vie : l’amour, la dignité, la reconnaissance et le temps de vivre… Elles sont des personnes à part entière, et notre société doit faire en sorte de les accepter comme elles sont, d’avoir la possibilité de vivre parmi «Monsieur tout le Monde » en améliorant encore l’accessibilité des lieux communs par exemple ou encore en changeant son regard. Mais, il reste beaucoup d’effort à la société française des valides (qui véhicule un certain nombre de normes à intérioriser quant à l’apparence, au statut social et rôle social des personnes qui la composent, et que paradoxalement en tant que travailleur social, nous véhiculons en partie) à faire dans ce sens. Les personnes handicapées sont des personnes à part entière même si leurs corps ou «leur esprit » (pour les personnes handicapées mentales) sont altérés en partie. Comme nous, «valides », elles ont besoin d’amour, d’estime et de reconnaissance. Une reconnaissance de leur différence évidente, qu’elles ne peuvent cacher et qui leur ouvre la possibilité de prétendre à des droits spécifiques (allocations, droits aux soins, rééducation, scolarité adaptée…), eux-mêmes issus des droits civils et sociaux de tout citoyen, mais aussi une reconnaissance de leur entière appartenance à notre société. Mais encore, une reconnaissance de leur différence intraindividuelle que nous pouvons négliger ou oublier (en tant que travailleurs sociaux) étant donné l’incessante, et pourtant nécessaire, «classification » qui s’opère dans le secteur de l’action sociale et médico-sociale. En résumé, la personne handicapée doit prétendre avoir le droit d’être semblable (car être humain à part entière) et d’être radicalement différente (en dehors du handicap), une personne avec son histoire, ses désirs, son vécu… Le concept d’altérité semble se poser afin d’exprimer mon positionnement, Rouzel, lui, exprime cette idée de la manière suivante : «Le sujet n’est ni exclu, ni normalisé, il est, c’est tout » .

Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
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Documents associés

Stage ES en CAARUD (centre d’accueil et d’aide à la réduction des risques pour usagers de drogues)

Dans ce dossier, j’ai choisi de parler de l’accueil, qui est une des missions principales de cet établissement. Cette mission est effectuée par tous les membres de l’équipe, y compris parfois le directeur. Elle est, à mon sens, déterminante quant à ce que va pouvoir ressentir l’usager qui entre dans ce centre de soin pour la première fois et également significative des conditions dans lesquelles l’usager pourra être pris en charge ou pas.

Je tiens à rappeler que les missions du CAARUD ne sont pas forcément liées à une prise en charge médico-psycho-social, elles peuvent l’être, et dans ce cas là l’usager bascule sur les missions du CSST et est pris en charge dans ce cadre. Néanmoins elles peuvent aussi rester cantonnées à la réduction des risques des usagers de drogues.

Rapport de stage dans un Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO)
Etudiant en cours d’emploi, j’ai effectué mon stage d’une durée de huit semaines auprès de personnes en exil et en demande de protection auprès de l’Etat Français. Le lieu de formation sur site qui m’a accueillie est un établissement d’hébergement qui s’est vu naître avec une circulaire du 25juiilet 2015 . Celle-ci créée les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), prévues pour désengorger la «jungle » de Calais et parer aux crises sanitaires. Ces centres sont des outils du plan interministériel et ont pour vocation d’accueillir les personnes volontaires en hébergement d’urgence et leurs d’offrir un accompagnement social et administratif approprié. Le centre d’accueil et d’orientation accueille vingt hommes, dix-neuf sont originaire du Soudan et un du Tchad. Parallèlement, le centre accueil une famille originaire d’Irak qui vient d’être admise au titre de réfugiés.

1. Le CAO et ses particularités : Les CAO permettent à chaque personne présente à Calais et désirant rejoindre le Royaume-Uni, une mise à l’abri autre part que Calais, s’ils renoncent à rejoindre l’autre rive de la Manche. Le CAO où j’ai effectué mon stage est géré par une association qui œuvre hors de son territoire d’action (70kms). Son ouverture effective a eu lieu le 30 Octobre 2015 après sollicitation des services de l’Etat en date du 28 Octobre 2015. Le jour de l’ouverture le directeur de l’association s’est vu contacté pour la mise en fonctionnement du CAO alors que les futurs résidents se trouvaient dans le bus. Ces personnes n’ayant pas d’informations ou le choix de la commune d’accueil. Au sein du CAO, les personnes accompagnés bénéficient d’un accompagnement social et administratif, leurs accompagnements est temporaire ; « l’hébergement proposé doit être temporaire, les migrants n’ayant pas vocation à s’installer durablement dans ces centres de mise à l’abri […] ». Le CAO, doit fermer ses portes à la fin de la trêve hivernale (31 Mars 2016). Enfin le CAO, ne dispose pas de projet d’établissement et dans le cadre de l’hébergement d’urgence les résidents ne disposent pas de contrat de séjour ou de projet personnalisé .
Rapport de stage et étude de situation dans un IME
Durant ma deuxième semaine de stage, je participe au repas du mercredi midi avec les jeunes de l'IME. Je m'installe à une table en sorte de voir le maximum de jeunes. Seule la table derrière moi, ne m'est pas visible. Un muret nous sépare. Je suis avec une éducatrice qui est à l'opposée et ne voit que sa table. Cependant, elle se lève régulièrement pour discuter avec les jeunes. Après le plat de résistance, elle intervient deux fois auprès de la table derrière moi, pour leur signaler qu'ils font beaucoup de bruits. Puis, elle retourne s’asseoir. Deux minutes suivent, et le bruit ne cesse d'augmenter pour ces jeunes. Étant la plus proche, je me lève et leur fait remarquer d'un ton calme et amusée que l'on entend qu'eux, tant ils sont agités. Ils sourient. Je leur demande gentiment de faire moins de bruits. Un des jeunes, M., répète automatiquement ma phrase à répétition : « vous faites trop de bruits, vous faites trop de bruits ». Au début je pense qu'en réponse à ma phrase, il plaisante. Je lui dis : « allez, on arrête ». Je retourne m’asseoir. Cependant, la collègue, entend de suite qu'il continue et le réprimande d'une manière sévère et conclut sa phrase : « ce n'est pas ta copine. ».
Participation et expression des usagers accueillis en CHRS

Le CHRS où j’ai établi cette note souhaite encourager, dans le cadre de l’insertion socioprofessionnelle, différentes mesures dont l’expression de l’usager, ceci afin de favoriser l’apprentissage de la citoyenneté des personnes qui y sont accueillies. Cela en accord avec les principes énoncés par la Fédération Nationale des Associations de Réinsertion Sociale (FNARS), pour qui une des priorités est de leur permettre d’exercer leurs droits et leurs devoirs dès le début de leur hébergement, en vue d’un retour aussi rapide que possible au droit commun, en matière de logement, d’emploi, de santé, de vie familiale... Que “le droit à l’insertion passe en priorité par le respect ou la restauration de la citoyenneté des personnes en difficulté... Les populations accueillies ont droit au droit commun ; celui-ci est la règle de base, les aménagements apportés à cette règle devant être les plus limités possibles, transitoires, et susceptibles de recours ”. Également que les équipes éducatives s’engagent à travailler pour “inventer des formes adaptées d’expression et de participation dans l’établissement ”.

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