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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'intégration scolaire de l'enfant handicapé

L'intégration scolaire de l'enfant handicapé

L’accueil que réserve une société donnée à la différence, à l’anormalité, révèle bien des choses de son fonctionnement, des valeurs qu’elle véhicule, et de l’idée qu’elle se fait d’elle-même. La place que notre société occidentale réserve à la personne handicapée nous apporte donc un témoignage concret de cette construction socio-culturelle, influencée par l’héritage du passé et ses aspirations nouvelles.

En guise de conclusion Parce qu’elle constitue une ouverture vers un possible, l’intégration en milieu ordinaire peut à la fois revêtir la fonction du déni du handicap, comme permettre l’acceptation de celui-ci. Mais avant tout, cette intégration doit prendre sens pour l’enfant, et lui permettre de se construire dans une identité personnelle. L’intégration apporte certes une réponse au sentiment d’exclusion du groupe que véhicule la prise en charge dans une institution spécialisée. Mais elle peut aussi renforcer l’impression de différence : dans la situation de Nadia, un sentiment de solitude inhérent au fait d’être trisomique se faisait jour dans ce qu’elle pouvait exprimer de son vécu et de son ressenti. Encore convient-il d’entendre ce que l’enfant a à nous dire. Focaliser sur la différence constitue un outil de ségrégation et justifie l’exclusion du non conforme.

Nier cette différence s’apparente à la même forme de violence qui est faite à l’enfant, dans la mesure où on ne le reconnaît pas dans son intégrité et que son désir n’est pas pris en compte. Un adulte qui lutte de manière disproportionnée contre les effets du handicap d’un enfant révèle à quel point il est blessé par celui-ci dans son identité. Accueillir l’autre dans sa différence nécessite d’admettre sa propre douleur et d’accepter de s’en remettre à l’inconnu. Renoncer à un idéal mythique et faire alliance, c’est à dire reconnaître une humanité partagée entre l’enfant handicapé et soi-même, est la base d’un développement identitaire possible. L’enfant peut alors dire qu’elle est, pour lui, la « bonne place » : celle-ci ne se situe pas au niveau d’une opposition stérile et réductrice entre milieu ordinaire et structures spécialisées, mais plutôt dans la reconnaissance de son identité et dans le respect de sa personne en tant que sujet désirant.

Catégorie: Autre Educateur spécialisé
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Loi de 70 et sa réforme

-- elle a été dictée le 30 décembre 1970. -- définition de trois principes applicables usagers :  réprime l'usage de stupéfiants (l'interdiction porte sur tous les stupéfiants et non sur leur degré de nocivité)  accorde la priorité à une action médico-sociale spécifique.  Le but n'est pas de punir systématiquement mais d'avoir recours à des solutions plus libérales pour chercher guérir les intoxiqués et leur permettre de reprendre une vie normale. -- transformation du statut social du toxicomane : elle a tendance à considérer « le drogué » comme un malade ou un trafiquant (les doses trouvaient son supérieur à 1 à 2 g) et non plus comme un délinquant.

"L'internat séquentiel ou de l'internat à l'alternat..."

Cet écrit m’amène à m’engager au plus proche de mon travail d’éducateur spécialisé… Il s’avère, pour moi, riche en découvertes, en remises en question, en réflexions sur les autres, sur moi - plus largement sur une, des pratiques éducatives... Le cheminement de ce travail s’inscrit dans une démarche globale d’approfondissement d’un positionnement professionnel en lien avec ma personnalité, en lien avec ma perception des besoins de l’Autre, de ma capacité à y répondre seul et/ou avec d’autres...

Il vient questionner, je crois, la dimension ma spécialisation d’éducateur… Mais une spécialisation pourquoi et en quoi ? Stéphane VACHON explique qu’il n’y aurait peut-être pas de réelle recherche sans spécialisation... Alors ma formation d’éducateur spécialisé n’aura-t-elle pas été l’espace d’une profonde recherche, personnelle puis professionnelle, individuelle et collective ?

Cris et Silence...et autres textes

Je veux travailler chez Prost Mois de mars Fabien vient me trouver dans mon bureau - enfin, dans la cabine de projection cinématographique, située sur une péniche - pour me dire : « Joël, je peux prendre un rendez-vous avec toi ? J'en ai marre du C.A.T, je démissionne ». D'habitude, je rencontre les travailleurs sans « rendez-vous », la porte du bureau est souvent ouverte et ils peuvent m'interpeller directement.

Mais dans le cas de Fabien, aujourd’hui, ça a l'air important. Deux jours plus tard, on se revoit pour ce fameux rendez-vous. Fabien arrive une chemise sous le bras, sort ses documents, et me présente son projet : «Voilà, tu vois : j'ai travaillé sur des maquettes de voitures de sport, des formules 1. Je propose des améliorations pour les constructeurs ; ils vont pouvoir, comme ça, faire de meilleures voitures. » Fabien me tend ses documents. J’y vois des dessins d'enfants, qui ont l'air d'avoir été en partie calqués sur une revue ! Fabien m'explique le plus sérieusement du monde que ses croquis « pourront être vendus à des constructeurs, comme Prost, Ferrari ». Je sais maintenant que si un être vit avec authenticité et une certaine intensité, il a nécessairement des choses personnelles à dire et à écrire. Charles Juliet Journal 4, p 153. Ecrire, c’est idéaliser. Mais le vrai problème, c’est de rendre compte de ce que vous faites, quoi que vous fassiez… Daniel Pennac Le Fil du récit N°2, P 83

Analyse de situation éducative

La situation éducative que j’ai choisi se déroule lors de ma dernière semaine de stage, au cours du repas du soir, que je prends avec une dizaine des résidents du secteur Accueil en Logement Temporaire du foyer. L’animatrice (qui est ma référente) ne prends le repas au foyer qu’un soir par semaine en raison de ses horaires de travail, aussi suis-je accoutumée à dîner seule avec les résidents, ce qui est le cas ce soir-là. Vers le milieu du repas, je demande aux résidents s’ils ont envie de s’inscrire à la sortie à la plage que j’ai organisé pour un prochain week-end.

En regardant son assiette, tout en continuant à manger, Karima, une jeune fille de 21 ans, me répond que je peux toujours rêver et qu’elle n’ira pas à la plage avec une “balance”. Quelque peu surprise, je lui demande de s’expliquer car je ne comprends pas alors ce qu’elle veut dire. Karima, devenant plus agressive, me rétorque qu’elle sait très bien que c’est à cause de moi qu’elle a reçu un avertissement de la directrice. Je comprends alors ce qu’elle veut dire en me qualifiant de “balance”. En effet, le jeudi de la semaine précédente, alors que j’étais du soir, je surpris après le repas une dizaine de résidents en train de brûler de la résine de cannabis le plus ouvertement du monde dans le hall du foyer. A ma vue, ceux-ci n’ont pas du tout tenté de dissimuler leur “matériel”, mais ont attendu que je leur rappelle qu’il était interdit de fumer dans les parties communes et d’introduire des substances illicites dans le foyer. De mauvaise grâce, ils sont alors sortis du foyer. Ce n’était pas la première fois que je leur rappelais qu’ils ne pouvaient pas fumer des joints dans le hall: j’ai souvent croisé des résidents qui fumaient dans le hall ou dans la salle télé, et j’avais toujours été très claire à ce sujet.

Il me semblait donc que les résidents savaient que je ne cautionnais pas ce comportement, et que je me trouvais au foyer dans le cadre de mon travail. J’écrivis donc un mot dans le cahier de liaison pour relater les évènements à l’animatrice, sachant que je ne reviendrai pas travailler avant le lundi, puisque je ne travaillais pas le vendredi.(je rappelle que nous étions un jeudi soir). Karima poursuivant ces reproches, je comprends alors que l’animatrice et la directrice (qui ne travaillaient pas au foyer ce lundi là, et que je n’avais donc pas vues) avaient donné des avertissements à tous ceux que j’avais surpris le jeudi soir. Je me trouve quelque peu déstabilisée de ne pas avoir été tenue au courant. A table, les autres résidents commencent à leur tour de commenter plus ou moins agressivement mon attitude. La tension monte. Sur un ton très calme, je demande à Karima, qui semble très en colère contre moi, de me dire précisément ce qu’elle trouve anormal dans ma façon d’agir. Karima, sur un ton agressif, dit qu’elle est “déçue“, que je n’étais pas “obligée de le dire à l’animatrice“, que “maintenant j’ai déjà deux avertissements” (le troisième entraînant l’expulsion) et qu’elle est “dégoutée”. 

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