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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

En foyer d'accueil d'urgence, la fusion

En foyer d'accueil d'urgence, la fusion L’observation clinique de Françoise m’a vraiment intéressé. J’ai pu découvrir une personne avec une problématique qui me questionnait. Cela m’a aidé à mieux la comprendre et à tenter de mettre en place des projets pour répondre à ses attentes. Ensuite, avec le travail d’équipe, j’ai pu aussi voir combien il fallait se forger une opinion personnelle en ce qui concerne les résidents, et comment il fallait travailler avec ses convictions tout en écoutant les autres qui peuvent nous enrichir ou nous questionner pour éviter de tomber dans des travers. Maintenant, j’arrive mieux à comprendre Françoise, son parcours de vie, son histoire, mais cela m’a aussi permis de travailler la distanciation entre un résident et un professionnel. En conclusion, je peux donc dire que cette étude clinique m’a permis d’avancer dans mon projet professionnel, plus particulièrement auprès d’une population diversifiée issue de la rue. J’y ai trouvé un réel intérêt et la motivation de m’y investir totalement. J’ai appris beaucoup en ce qui concerne la distance avec les résidents, leur pathologie, leur problématique et comment on peut faire vivre tout cela sur un même collectif.
Catégorie: Etude de cas clinique Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Etude de cas clinique : état limite
Ce jeune homme, âgé de 18 ans, sort d’une hospitalisation de plusieurs mois, suite à un état d’abattement, d’accablement. Il est par la suite reçu par un psychologue, pour un entretien dans un premier temps individuel puis, avec ses parents et son frère. Il me semble subir cet entretien car il n’est pas acteur de sa séance. D’après les renseignements obtenus sur lui, Laurent me renvoie l’image d’un être malheureux, perdu et désorienté. Son apparence physique de jeune homme gentil est en décalage avec son état psychique. Il apparaît très angoissé, cela se décrit chez lui par le fait que durant l’entretien individuel, il croise et décroise sans cesse ses jambes, qu’il lui faut un certain temps avant qu’il prononce une phrase, il a des difficultés pour s’exprimer et a du mal à respirer calmement …

On remarque également que lorsqu’il s’adresse à son interlocuteur, il ne soutien pas le regard et détourne fréquemment les yeux. Il lui arrive de fixer un point quelconque sur le mur et de s’y perdre, comme si pendant ce moment, il était coupé de la réalité, absent. Puis il parait revenir, prononçant un « ah oui » et continue son discours. Lorsqu’il parle, il semble ne pas mettre ou ressentir d’émotions car sa voix est presque monocorde. Son discours reste incohérent tout au long de l’entretien. Il ne fait pas véritablement de lien et enchaine différents événements qui se sont passés dans son enfance ou bien qui se jouent actuellement. Il évoque ainsi sa peur de tomber d’un trottoir suite à un vertige. Il parle précisément du trottoir qui se trouve près de chez lui et qui fait naitre en lui une grande angoisse, au point de ne plus pouvoir sortir de son lieu de vie (qui est chez ses parents).C’est d’ailleurs le seul endroit où il se sent en sécurité.
Étude clinique au sein d'un Accueil d'Urgence de Demandeurs d'Asile
Les réunions d'unité de vie étaient réinstaurées lors de mon stage à l'AUDA. L'animatrice est chargée d'organiser ces réunions avec les demandeurs d'asile, elle planifie ainsi le calendrier de ces réunions d'unités de vie, tout en tenant compte des directives de la responsable de l'AUDA. Une semaine avant la date fixée, l'animatrice affiche dans l'unité de vie concernée une note mentionnant la date, l'heure et le caractère obligatoire de la réunion. Ma situation prend place lors de la réunion de l'unité de vie 8. Parmi les demandeurs d'asile habitant dans cette unité de vie, trois comprenaient et parlaient approximativement anglais, trois maîtrisaient approximativement le français, un ne maniait aucune des deux langues. Le jour et à l'heure dits certains demandeurs d'asile étaient absents, d'autres, bien que présent au sein de l'unité de vie, vaquaient à leurs occupations. Il nous a fallu quinze minutes pour réunir dans la pièce principale les résidents présents. Dés le début et tout au long de la réunion l'animatrice et moi-même étions assises à la table, les demandeurs d'asile étaient pour la plupart debout, allant des chambres à la cuisine, fumant une cigarette à la fenêtre, parfois s'asseyant quelques instants.
Analyse socio-éducative dans un SAVS
Nous prenons le repas ensemble. Karima effectue les gestes du quotidien avec lenteur (elle se déplace et parle plus doucement que d’habitude). Puis, je vérifie le planning des menus qu’ils ont établis avant mon arrivée. Je lui fais remarquer qu’elle a mis deux féculents pour un même repas et je lui conseille à plusieurs reprises de changer son entrée. Celle-ci me répond : « Non, moi j’ai envie de garder mon entrée ». Je lui explique que si je suis ici c’est pour l’aider et que la mise en place d’un travail autour de repas équilibrés fait parti d’un des objectifs de son projet individualisé.
Rapport de stage dans un hôpital de jour
Le travail social, vécu en équipe, est souvent bousculé, questionné par les personnes accompagnées. D’abord parce que le métier d’éducateur se fonde sur la relation à l’autre : on ne peut pas sortir indemne de ces accompagnements ; mais également parce que le travail en équipe peut être perçu comme un reflet des problématiques observées chez les personnes accompagnées. Il est important d’en être conscient pour y être vigilant et pour pouvoir éventuellement s’en saisir et l’élaborer ensemble. C’est d’ailleurs ce qui m’a marqué dans la situation que j’ai choisie de présenter : tant dans cette notion d’effet-miroir que dans la manière dont l’équipe a pu réagir et s’en emparer, afin d’ajuster son accompagnement. Ismaël est un jeune garçon de 6 ans, qui de par son histoire et ses comportements est venu interroger l’équipe sur sa fonction d’autorité. Ainsi, Ismaël vient régulièrement et violemment se confronter au cadre posé. Tout cela a conduit l’équipe à se questionner sur son propre rapport à la loi et à la hiérarchie, dans la situation d’Ismaël mais aussi plus largement. Nous avons donc abordé la situation d’Ismaël à plusieurs reprises, dans le cadre de réunions institutionnelles ou d’analyse de la pratique, mais également dans l’espace informel du bureau des éducateurs. A chaque fois, j’ai observé et participé avec intérêt aux échanges de l’équipe, bien que je n’aie pas Ismaël en coréférence. Je vais d’abord présenter la structure où j’effectue mon stage, puis je détaillerai le contexte et la situation choisie. Ensuite, je proposerai des pistes d’analyse, en partant des situations éducatives menées en équipe et des effets produits par l’accompagnement d’Ismaël. Tout au long de l’écrit, je ne manquerai pas de montrer ma place au sein de la structure et de l’équipe.

Ainsi, dans le cas d’Ismaël, ce dernier nous a poussés pendant un temps à adopter son mode de fonctionnement, celui qui passe par le pouvoir et non l’autorité. Il a fallu à l’équipe plusieurs actes de transgression pour le réaliser et réajuster son positionnement face à Ismaël. L’éducateur spécialisé s’inscrit quotidiennement dans un travail d’équipe pluridisciplinaire et/ou pluri-professionnel. Travailler en équipe permet aussi de repenser les pratiques afin que celles-ci puissent avoir des incidences sur l’identité du groupe. Le soutien d’une hiérarchie contribue à la reconnaissance du travail de l’équipe et donne une légitimité à celle-ci dans son action et son positionnement. Je constate toutefois que l’histoire commune d’une équipe peut induire le rejet d’une tierce personne qui ne serait pas « capable » de comprendre le fonctionnement de cette équipe. Cette histoire devrait être connue et partagée avec les « nouveaux » arrivants afin que ces derniers puissent comprendre pourquoi l’équipe réagit ainsi.

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