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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Étude de cas en Mecs : Sofia

Étude de cas en Mecs : Sofia Au cours du placement les relations avec son père ont évolué, dans un sens négatif : au début elle le retrouvait à la journée une fois par mois, et passait du temps avec son petit frère. Mais la situation s’est dégradée. Au moment de Noël, Mr a invité sa fille pour le repas de fête, mais elle a refusé, puis le jour même Sofia a demandé à y aller, son père a refusé et l’a renvoyé chez sa mère. Lors de brefs échanges téléphoniques entre ce père et un éducateur de l’équipe, il a été compris qu’il ressentait des rancoeurs envers sa fille, Mr exprime son souhait de ne pas voir Sofia pour le moment, ne parvenant pas à gérer la situation et ne supportant plus son caractère.

L’admission de Sofia à la Mecs ne fut pas accueillie sans scepticisme, et sans doute, de la part de l’équipe éducative : en effet, cette adolescente présentait des troubles de l’humeur, une grande fragilité psychologique, et allait demander une attention toute particulière, une prise en charge à priori différente de celle que demandent les autres jeunes de ce groupe.
Catégorie: Etude de cas clinique Educateur spécialisé
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Construction sociale d'un "cas de danger" ou la question du lien - observation clinique

Lorsque, en allant au centre hospitalier, je remets à madame Dorado la convocation pour une audience auprès du juge des enfants, à laquelle je suis également convié, elle éclate en sanglots. Elle me dit être persuadée que le juge va lui retirer son fils Luis. Elle ajoute qu’elle ne va pas se laisser faire, parce qu’elle n’a pas commis d’erreur avec cet enfant, et qu’elle a accepté toutes les propositions qui lui ont été faites, pour ne pas être séparée de ce dernier.

Mais revenons quelque temps en arrière pour mieux comprendre la situation actuelle, et pour cela je vais m’appuyer sur différents événements pour en illustrer la complexité. Ainsi je ferai référence à l’accueil de cette personne, à des réunions de synthèse, des orientations, des projets et autres notes complémentaires, pour conclure avec une audience auprès du juge pour enfants et différents faits qui s’y sont rattachés. J’expliquerai par ailleurs mes ressentis, mes positions et mon analyse, en apportant des références théoriques pour étayer mes propos.

Étude de situation éducative I.M.E
Ce jour là, c’est l’attitude du jeune Obélix, 15 ans, qui va m’interpeller. La lecture de son dossier m’a permis de constater qu’Obélix est le troisième enfant d’une famille de quatre garçons. Les parents sont séparés et Obélix vit avec ses deux grands frères, chez la maman, dans une vieille maison à l’état vétuste. L’équipe pluridisciplinaire ayant accueilli le jeune a décrit le père comme instable et peu fiable, il ne semble pas avoir donné d’éducation à ses enfants, prétendant lui-même qu’ils avaient besoin d’une séparation. De plus, d’après la mère, les enfants refusent de voir leur père. La maman, sans emploi, a de gros problèmes avec l’alimentation est pourrait être boulimique. A la maison le climat est tendue, chacun mange dans sa chambre pour éviter les disputes, et Obélix peut se montrer très désagréable avec sa mère, pouvant aller jusqu’à la frapper.
Etude de cas clinique : état limite
Ce jeune homme, âgé de 18 ans, sort d’une hospitalisation de plusieurs mois, suite à un état d’abattement, d’accablement. Il est par la suite reçu par un psychologue, pour un entretien dans un premier temps individuel puis, avec ses parents et son frère. Il me semble subir cet entretien car il n’est pas acteur de sa séance. D’après les renseignements obtenus sur lui, Laurent me renvoie l’image d’un être malheureux, perdu et désorienté. Son apparence physique de jeune homme gentil est en décalage avec son état psychique. Il apparaît très angoissé, cela se décrit chez lui par le fait que durant l’entretien individuel, il croise et décroise sans cesse ses jambes, qu’il lui faut un certain temps avant qu’il prononce une phrase, il a des difficultés pour s’exprimer et a du mal à respirer calmement …

On remarque également que lorsqu’il s’adresse à son interlocuteur, il ne soutien pas le regard et détourne fréquemment les yeux. Il lui arrive de fixer un point quelconque sur le mur et de s’y perdre, comme si pendant ce moment, il était coupé de la réalité, absent. Puis il parait revenir, prononçant un « ah oui » et continue son discours. Lorsqu’il parle, il semble ne pas mettre ou ressentir d’émotions car sa voix est presque monocorde. Son discours reste incohérent tout au long de l’entretien. Il ne fait pas véritablement de lien et enchaine différents événements qui se sont passés dans son enfance ou bien qui se jouent actuellement. Il évoque ainsi sa peur de tomber d’un trottoir suite à un vertige. Il parle précisément du trottoir qui se trouve près de chez lui et qui fait naitre en lui une grande angoisse, au point de ne plus pouvoir sortir de son lieu de vie (qui est chez ses parents).C’est d’ailleurs le seul endroit où il se sent en sécurité.
JEC : L'écrit en Prévention Spécialisée : une place à prendre
Nous communiquons tous les jours et de manières multiples, mais nous ne prenons pas souvent le temps de nous arrêter pour observer notre communication. Dans toute équipe éducative, il y a de la communication. Cette dernière est essentielle pour permettre aux professionnels d'échanger entre eux les informations concernant leur travail ou pour venir opposer leurs différentes manières de penser leur action éducative. En tout cas, il s'agit bien pour l'équipe de savoir communiquer pour prétendre « faire équipe ». « Le « faire équipe » suppose donc une organisation des pratiques incluant des échanges entre les personnes. » . Ces échanges revêtent différentes formes selon les secteurs, les métiers ou les missions des équipes. La communication peut parfois être écrite, orale, formelle ou informelle. Ces différents supports témoignent de la diversité qui s'offre à nous pour communiquer. Durant mon apprentissage en prévention spécialisée, je me suis retrouvé confronté à une transmission orale très importante, prenant le dessus sur l'écrit. À travers une situation mettant en œuvre plusieurs lieux et outils de communication, j'ai souhaité interroger la place de l'écrit en prévention spécialisée. Je commencerai donc par exposer la situation d'une jeune fille accompagnée par l'équipe d'éducateurs spécialisés, en m'arrêtant sur les différents moments d'utilisation des moyens de communication. La dimension de l'écrit est présente dans les différentes pratiques des éducateurs de Prévention, malgré le fait qu'elle soit moins visible que dans d'autres secteurs où l'action éducative quotidienne est peut-être plus évaluable ou observable. Finalement, je pense que la communication orale inhérente à la pratique en Prévention Spécialisée fait partie d'un moyen de communication majeur et qu'il est nécessaire d'apprendre à l'utiliser correctement, sans bien sûr, en oublier ses limites. C'est en intégrant les limites de la communication orale, que l'éducateur de Prévention doit savoir, à mon sens, non pas considérer les écrits professionnels comme une contrainte institutionnelle, mais bien comme un moyen d'aide à l'accompagnement des jeunes, un moyen de communiquer avec d'autres professionnels et un moyen d'exprimer son identité professionnelle. José MORAIS, psycholinguistique, disait à ce propos, « L’interprétation de l’écrit et celle de l’oral n’aboutissent pas à des représentations extérieures l’une à l’autre et ne sont pas non plus des adversaires. L’écrit et la parole sont généralement des collaborateurs très efficaces. » . C'est donc bien l'utilisation conjointe de l'écrit et de l'oral de manière réfléchie par les professionnels qui vient « faire équipe ». Nous pouvons dire en quelques sortes que l'émergence d'un travail d'équipe dépend en partie de la communication de cette dernière. Je pense qu'en Prévention Spécialisée, mais plus généralement dans les institutions du social et du médico-social, les équipes éducatives doivent apprendre ou ré-apprendre à utiliser efficacement les différents moyens de communications, qu'ils soient écrits ou oraux, pour toujours tenter d'améliorer la qualité des missions qu'elles assurent auprès des publics, avant de pouvoir éventuellement se pencher vers de nouveaux outils de communications tels que le support numérique et internet.

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