LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Dossier thématique : « Comprendre l'expression de la souffrance par le corps »

Dossier thématique : « Comprendre l'expression de la souffrance par le corps » En réalisant ce dossier thématique, j'ai voulu apporter des connaissances et un éclairage aux situations rencontrées afin de permettre aux professionnels d'avoir un autre regard et une autre représentation afin de construire un sens commun. Comme le dit J.Rouzel : « le cœur du travail éducatif est basé sur la rencontre avec un humain en souffrance », c'est ce qui a suscité chez moi, un besoin de compréhension afin de pouvoir proposer, inventer des « réponses » et adopter une attitude cohérente en vue d'apaiser la souffrance de l'autre. C'est à nous d’accompagner ces femmes et ces hommes en souffrance, de cerner leurs problématiques et d'éviter de faire des raccourcis rapides entre ce qui pourrait relever d'une pathologie ou d'une difficulté d'expression. Notre rôle est de réagir en cas de crise et de mal- être, même si parfois nous nous sentons impuissants et démunis.
Catégorie: Travaux U.F. Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

DC3 - Grandir et se construire avec la télévision

Je travaille sur un poste de coordination des équipes d’animation au sein du pôle jeunesse dans un centre social. La structure accueille des familles du territoire et propose des activités de loisirs et des ateliers pratiques comme supports d’un accompagnement global. Au sein du pôle jeunesse, nous proposons des accueils de loisirs pour les enfants de 3 à 9 ans et de l’accompagnement scolaire du lundi au vendredi pour des jeunes du CP à la 3ème.

En 2013, suite à un constat partagé avec la référente parentalité, nous avons travaillé avec les familles autours de la thématique des jeux vidéo violents. Lors d’ateliers sur les séances d’accompagnement scolaire, à travers le témoignage des enfants, l’équipe a mis en évidence qu’audelà des problématiques que peuvent poser les jeux vidéo, les enfants passent beaucoup de temps devant la télévision. Des élèves de primaire nous ont parlé de films visionnés après 22h, d’autres racontaient leur rendez-vous quotidien avec une émission, certains parents admettaient ne pas toujours savoir ce que regardent leurs enfants. Ces témoignages m’ont amenée à me questionner, à en discuter avec les animateurs. Lors des discussions quotidiennes, les animateurs de l’accueil de loisirs ont posé des questions aux enfants dès 3 ans sur leurs pratiques télévisuelles, des réponses similaires que sur les ateliers AS ont été données. Même si une certaine exagération de certains enfants a été mise en évidence (« moi je regarde la télé toute la nuit »), il apparait que la télévision est une pratique très ancrée dans le quotidien des familles, quel que soit l’âge des enfants.

DC2 : Le sceau d’un langage commun
A mon arrivée en stage, j'ai rapidement estimé que la pièce de vie commune était austère pour un public adolescent. Interrogeant mes collègues à ce sujet, j’ai appris que les précédentes décorations n'ont jamais perduré lors des renouvellements de groupes de jeunes. Ce constat m’a permis d’émettre l'hypothèse suivante. Si l'objet de décoration ne correspond pas aux mêmes codes culturels et qu'il ne suggère pas l'appartenance identitaire avec un certain attachement affectif ; il n'implique pas le respect de ce dernier. En l’occurrence, ces jeunes sont majoritairement influencés par le hip-hop, le rap et les tags. De ce fait, il m’apparaissait pertinent de proposer une activité autour de la pratique et des cultures issues du graffiti.
Techniques éducatives : les jeux théatraux
La troisième et dernière semaine de technique éducative était consacrée à la mise en pratique de la théorie dans des structures et à la visite de deux établissements. Grâce à la technique éducative, nous avons donc eu aussi l’opportunité de découvrir et de mettre en place un projet au sein d’un établissement social et médico-social pour adulte et au sein d’un IME. Nous avons pu grâce à ces temps nous mettre dans une situation professionnelle de pair avec un travail d’équipe et de plus partager avec un autre public nos jeux théâtraux afin de concrétiser la théorie. Lors de notre passage à l’établissement social et médico-social pour adulte nous avons pu mettre en place nos fameux exercices de jeux théâtraux avec les usagers de la structure qui étaient d’accord à l’idée de faire cette activité avec nous. L’idée était ainsi de les mettre en confiance. Avec eux nous avons réalisés différents jeux que nous avions sélectionnés au préalable la veille lors d’une petite réunion. Il était convenu que nous leur présenteront des choses simples, accessibles et drôles à exécuter pour tous.

La réalisation de ces animations à immédiatement fait son petit effet, les usagers se sont prêtés aux jeux tout au réalisant des prestations convenables dont certaines osées. Ils n’ont pas eu de timidité ou d’appréhension étant donné qu’ils étaient déjà dans un groupe et faisaient des petites représentations. Lors de notre passage à l’IME nous avions tout de suite sentis que cela allait être un peu plus compliqué étant donné que nous devions mettre en place l’activité avec tous les usagers de l’établissement. Nous avions décidé de leur faire faire la même liste d’activités que celle de l’établissement social et médico-social pour adulte.
DC 1 : A la rencontre de l'ennui
Au long de mes deux stages, j’ai pu constater que la vie en institution pouvait être aliénante. Le rythme de vie est institutionnalisé, soit en lien avec l’emploi du temps des professionnels, soit en lien avec les attentes qu’ont les familles ainsi qu’avec le projet individualisé des usagers. Celui de chaque résident est organisé par des prises en charge de soins physique et/ou psychique, d’ateliers, de sorties, de loisirs, de sports... Cet accompagnement me semble nécessaire, afin de permettre à la personne d’avancer dans ses démarches de soins, de socialisation, de projet professionnel. Cependant, des instants qui pourraient permettre aux usagers de se retrouver seuls, me semblent importants. Serait-il nécessaire de dégager des temps libres, de façon institutionnelle, afin que les personnes puissent prendre des moments pour eux ? Je me suis beaucoup interrogée sur les temps libres dont disposent les personnes accueillies. Ils ne sont pas réfléchis de la même manière, selon ce qui a amené à cet accueil, l’institution, le public et l’âge. Comment peut-on préserver leur intimité lorsque l’institution ne laisse que peu de place à ces moments ? Mais alors, que se passe-t-il durant ces moments ? Comment dans une institution, où chaque minute est organisée, ces personnes peuvent-elles faire face à elles-mêmes ? D'après mes observations, ces personnes étaient rapidement envahies par l’ennui. Celui-ci, souvent perçu comme négatif « est synonyme de désoeuvrement, pouvant parfois être mortifère, sur son versant « positif », l’ennui permet à l’enfant de développer son imaginaire, sa créativité et de penser. Mais pour que celui-ci soit constructif, il s’avère nécessaire que l’enfant ait « appris » à s’ennuyer très tôt et qu’il puisse trouver dans son environnement de quoi y pallier par lui-même2 ». Dès lors, comment l’équipe et moi-même pouvons nous le travailler avec les personnes accueillies, et lui laisser la place dans la construction de l’être ?

Connexion

Moniteur-éducateur

Abonnement

Recherche