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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

A l’interface de deux « mondes » celui des sourds et celui des entendants

A l’interface de deux « mondes » celui des sourds 
et celui des entendants J’ai choisi de faire un sujet sur la surdité, car en faisant mon stage au CESDA, j’ai réalisé combien nous ne savions pas ce que c’est. Nous, (quand je parle de « nous », il s’agit de toutes les personnes que j’ai pu questionner, mon entourage proche, mes amis, ma famille) ne savons pas quelle peut être la vie d’une personne qui n’entend pas ou très peu. Lorsque j’ai commencé ce stage, j’ai vraiment apprécié ce travail auprès des enfants sourds avec handicaps associés.

J’ai pu m’inscrire dans un travail d’équipe en proposant ce projet de conférence-débat, en faisant part de mes observations et en confrontant celles-ci à des professionnels de plus de 30 ans d’expérience. Ce travail m’aura amené à sélectionner des informations, pour les transmettre de façon claire et organisée à un public. Bien entendu il s’agit ici, des grandes lignes que je souhaitais partager. Mais, il faudra que je me prépare à répondre à des questions que je n’ai pas détaillées dans le projet initial. Par exemple, il se peut qu’une personne m’interroge sur l’implantation cochléaire.
Catégorie: Travaux U.F. Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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« Se lier, se délier, se relier » Accompagnement, Séparations en foyer d’accueil d’urgence
Au cours de mon stage, j’ai constaté que le placement d’urgence des enfants dans une structure telle que l’IDEF nécessite une prise en charge courte dans le temps. J’ai observé que cette situation pouvait parfois s’avérer déstabilisante pour les enfants. En effet, ces enfants vivent, lors de leur passage à l’IDE, des séparations : celle de leur famille d’origine puis celle de l’institution. Après avoir vécue la souffrance d’une première séparation avec leurs parents, leur arrivée au foyer est un moment extrêmement pénible car ils doivent apprendre à se séparer de leur milieu d’origine, de leur famille pour apprendre une toute nouvelle façon de vivre celle de la collectivité. Puis en quelques semaines, ils se font de nouveaux amis, qui s’en vont, car on leur a trouvé un lieu de placement. Jusqu’au jour où, eux aussi, quittent l’Oasis. Cette première séparation familiale, due au placement, s’avère le plus souvent traumatisante de part les conséquences qu’elle engendre autant pour l’enfant que pour sa famille.
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DC 1 : A la rencontre de l'ennui
Au long de mes deux stages, j’ai pu constater que la vie en institution pouvait être aliénante. Le rythme de vie est institutionnalisé, soit en lien avec l’emploi du temps des professionnels, soit en lien avec les attentes qu’ont les familles ainsi qu’avec le projet individualisé des usagers. Celui de chaque résident est organisé par des prises en charge de soins physique et/ou psychique, d’ateliers, de sorties, de loisirs, de sports... Cet accompagnement me semble nécessaire, afin de permettre à la personne d’avancer dans ses démarches de soins, de socialisation, de projet professionnel. Cependant, des instants qui pourraient permettre aux usagers de se retrouver seuls, me semblent importants. Serait-il nécessaire de dégager des temps libres, de façon institutionnelle, afin que les personnes puissent prendre des moments pour eux ? Je me suis beaucoup interrogée sur les temps libres dont disposent les personnes accueillies. Ils ne sont pas réfléchis de la même manière, selon ce qui a amené à cet accueil, l’institution, le public et l’âge. Comment peut-on préserver leur intimité lorsque l’institution ne laisse que peu de place à ces moments ? Mais alors, que se passe-t-il durant ces moments ? Comment dans une institution, où chaque minute est organisée, ces personnes peuvent-elles faire face à elles-mêmes ? D'après mes observations, ces personnes étaient rapidement envahies par l’ennui. Celui-ci, souvent perçu comme négatif « est synonyme de désoeuvrement, pouvant parfois être mortifère, sur son versant « positif », l’ennui permet à l’enfant de développer son imaginaire, sa créativité et de penser. Mais pour que celui-ci soit constructif, il s’avère nécessaire que l’enfant ait « appris » à s’ennuyer très tôt et qu’il puisse trouver dans son environnement de quoi y pallier par lui-même2 ». Dès lors, comment l’équipe et moi-même pouvons nous le travailler avec les personnes accueillies, et lui laisser la place dans la construction de l’être ?
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