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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

De la contrainte à la collaboration à l'ASE

De la contrainte à la collaboration à l'ASE

Je fais l’hypothèse que si je souhaite travailler l’ouverture sur l’extérieur auprès des enfants et de la famille, il me faut proposer des espaces tiers. Ces espaces tiers auraient pour fonction d’atténuer les représentations liées à l’histoire de la protection de l’enfance que ce soit auprès des enfants que des parents et ainsi déplacer la seule vision de la contrainte. En atténuant les représentations et les peurs du placement, un travail basé sur la collaboration pourra alors débuter. C’est à cette problématique et à cette hypothèse que mon travail de mémoire va s’attarder à répondre. Pour ce faire, je vais dans une première partie définir les contours d’une Aide Éducative à Domicile tout en m’attachant à décrire l’histoire de la protection de l’enfance. La seconde partie sera consacrée à la question de l’intervention de l’éducateur ASE dans un contexte de contrainte. Puis, dans un troisième point, cette partie du mémoire sera dédiée au public concerné : l’enfant et sa famille. La quatrième partie sera destinée au projet mis en place : proposer la mise en place de médiations éducatives qui vont concrétiser des espaces tiers propices à la rencontre, par exemple : sorties culturelles, ballades autour de la découverte de la ville etc. sur un rythme le plus soutenu possible afin d’établir une relation de confiance auprès des enfants ainsi que de leurs parents.

L’éducateur ASE est mandaté pour l’enfant, nous représentons l’éducateur des enfants. Mais à travers la mise en place d’entretiens d’aide pour les parents, l’éducateur sera centré sur la personne qui parle, il l’écoute réellement. Ma posture et celle des membres de l’équipe ASE est basée également sur l’écoute, élément indispensable pour établir une relation. Ceci me permet de clore ce travail de mémoire en évoquant une notion que je n’ai pas traitée dans ce mémoire. Elle aurait eu toute sa place dans cette réflexion mais nécessiterai sans doute un travail à part entière. Cette notion est le désir de l’éducateur. Faire vivre la mesure demande de l’investissement et du désir. Désir pour que la situation évolue, désir et espoir que la situation change ; désir pour l’accompagné. Philippe Gaberan qualifie l’éducateur comme « un éveilleur de désir (…) celui qui porte l’envie d’être en vie et qui, par son désir de partage et la conviction mise dans son engagement, rend cette envie désirable au regard de l’Autre, selon le mécanisme du mimétisme.»

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Le travail de l’éducateur de rue : un travail de la relation
La relation éducative entre l'usager et l'éducateur spécialisé ne va pas de soi. C'est tout un parcours que chacun effectue vers l'autre, pour se rendre disponible. Cette relation va permettre de mettre en place un accompagnement, et de développer le projet de l'usager. Le premier pilier de cette relation d'aide est l'écoute. L'éducateur, pour con-naître l'usager avec qui il va travailler, va mettre en place une écoute particulière avec une « disponibilité attentive », ce qui va permettre de connaître la personne. C'est par cette attitude attentive aux demandes et sollicitations qu'il va pouvoir répondre de façon adéquate, donnant à l'usager une place où celui-ci va sentir qu'il est entendu. L'usager ainsi reconnu comme personne va être ouvert au changement. Le second niveau d'écoute est lié à l'interprétation des demandes où il existe un niveau sous-jacent. C'est par son analyse et l'acceptation de ces ressentis que l'éducateur va pouvoir entendre ce qui ne s'entend pas directement. « Travailler dans la rue, c’est être disponible pour écouter, observer sans insistance et avec discrétion. Sans intention autre que d’aller à la rencontre ; proposer trop vite des solutions aux problèmes énoncés, sans connaissance des personnes et du milieu, se révèle souvent une erreur. » . Le besoin de concret et d’une action éducative sécurisante de l’éducateur, qui lui permettrait une certaine reconnaissance, doit être mis de côté et laisser place à l’observation active. L’éducateur est pratiquement en position d’ethnologue dans le milieu qu’il pénètre. « Il se doit d’accepter l’existence de modes de fonctionnements sociaux dont il est le témoin, préalablement à toute réaction visant une transformation des comportements. Cette position de réserve et de discrétion peut durer des semaines, voire des mois avant de faire place à plus d’engagement et de prise de position. La solidité de la relation est à ce prix. » Le travail de rue est avant tout un travail de relation : relations égalitaires entre personnes. Comme dans toutes les pratiques sociales, l’éducateur a la volonté d’aider les usagers ; cependant il lui est difficile d’accéder à cette envie tant la réalité du terrain diffère de ce que l’éducateur est en capacité de donner. Faire en sorte que tous les individus aient une vie sereine, sans violence, épanouissante, sans chômage, est irréalisable ; l’éducateur doit donc travailler avec la situation qui se présente à lui. Dans notre société actuelle, rapide, stressante, il est important de prendre en compte la demande des jeunes en souffrance. Si on ne s’occupe pas de leur avenir, on ne donne aucun sens à leur présent. Le travail de rue c’est aussi respecter inconditionnellement les personnes. Ce-la ne veut pas dire que l’on accepte tous leurs agissements, mais cela veut dire que l’on respecte les personnes pour ce qu’elles sont. Par la construction d’une relation, l’éducateur peut ainsi signifier à la personne que, tout en la respectant, de manière inconditionnelle, il n’est pas d’accord avec certains de ses agissements. Parfois il faut tolérer l’intolérable, ce qui ne veut pas dire que nous tolérons ou cautionnons l’acte auquel nous sommes confrontés : abus de drogue, fugues, violences, sont des réalités difficiles et complexes que nous rencontrons et avec lesquelles nous devons travailler en restant centrés sur la personne pour mieux comprendre les enjeux dans lesquels elle se trouve.
Le déménagement de leur foyer. (adultes handicapés mentaux)

Il n’est pas nécessaire d’évoquer des connaissances scientifiques fondées pour affirmer que l’habitat occupe une place centrale dans la vie de l’individu et de sa famille. Chacun considère sa maison, son appartement, voire sa chambre comme un refuge et comme un lieu où il peut exprimer sa personnalité. Cela donne à l’habitat un aspect de créativité et pas seulement un aspect fonctionnel. Notre environnement est fait à notre image et nous y puisons notre motivation, notre détente, notre vie. Dans ce monde dominé par le travail et les contraintes imposées par la société, l’habitat ou la sphère privée est un domaine où l’originalité et la volonté de chacun peut s’exprimer. Cet espace privilégié et un des rares endroits où l’individu est libéré des contraintes et où il peut s’adonner à ce qui l’intéresse. En le privant de cet espace privilégié, on intervient directement dans sa vie privée. C’est la situation vécue par certaines personnes qui présentent un handicap et particulièrement, celles qui sont placées. Les institutions qui accueillent des personnes handicapées proposent souvent des locaux standardisés, avec des équipements d’abord pratiques et fonctionnels.

Musique en Institut de rééducation : Une évolution à la clé ?
Pour les adolescents des Instituts de rééducation, le jeu semble envahi par la pulsion agressive. Frédéric était très énervé. C’était un retour de week-end et comme tous les lundi matin, il voulais jouer de la batterie. Pendant une heure, je l’entendis frapper sur les cymbales, faire des roulements de caisse claire etc. Cet instrument était investi par Frédéric qui trouvait là une médiation (un tiers) entre la réalité et ses pulsions. La batterie lui a permis d’expulser ses tensions, ses émois dans ce contenant qu’est l’activité musique. Béatrice Ang, psychopédagogue et psychothérapeute à Paris, considère que : « toute institution est d’abord un espace de scénarisation et de mises en actes, aussi les adolescents atteints de troubles du comportement vont-ils utiliser l’espace institutionnel comme un espace scénique. »
Surveiller ou veiller sur

D’une manière générale, la vie sexuelle et affective des personnes présentant une déficience intellectuelle paraît être questionnante, inquiétante, un souci nécessitant une réflexion tant pour les parents que pour les professionnels. Longtemps occultée, ignorée, cette vie affective et sexuelle était inexistante, non envisageable, impossible, inconcevable dans l’esprit des parents, de la société, des professionnels. Aujourd’hui, malgré quelques grandes avancées comme la reconnaissance de la personne présentant une déficience intellectuelle comme personne, sujet de droits donc autorisée à vivre dans des conditions les plus naturelles possible, nous pouvons tout de même faire le constat suivant : La révolution des mentalités au niveau de la sexualité des personnes déficientes intellectuelles s’est arrêtée aux portes de certains établissements spécialisés et celles de la maison des parents. Pourtant, la loi de 1975 et sa réforme prône pour les personnes déficientes intellectuelles le droit de vivre le plus naturellement, de la façon la plus proche possible des conditions de vie normales. Cependant, il faut constater que si les savoirs leur sont fournis, il n’en est pas toujours de même des savoirs être et des savoir-faire, notamment en ce qui concerne leur sexualité et leur affectivité. La sexualité des personnes déficientes intellectuelles est souvent un sujet tabou, rarement abordé par les établissements spécialisés ou les parents. Il a fallu, par exemple, attendre la circulaire ministérielle du 10 décembre 1996 pour qu’une politique de prévention du V.I.H soit développer alors que cela faisait déjà 12 ans que l’on parlait du SIDA, notamment à l’école.

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