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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

« T'es qui toi? » Comment favoriser la relation éducative?

« T'es qui toi? » Comment favoriser la relation éducative?

L'objectif premier d'un éducateur est de rentrer en relation avec les personnes auprès desquelles il travaille. Ce processus de rencontre pose les bases sur lesquelles se développe la relation entre le professionnel et la personne aidée. L'éducateur doit donc provoquer la rencontre. Mais pour que celle-ci ait lieu, elle nécessite une acceptation de la démarche par le sujet concerné. Ainsi, la manière dont nous allons aller à la rencontre, influence la représentation que se fait la personne de l'éducateur qui se présente à elle. Ce savoir-faire conditionne la relation qui se met en place, sans pour autant la figer.

La qualité de la rencontre dépend donc en grande partie des postures que l'éducateur aura adoptées. À travers ces dernières, ce sont les savoir-être, que le professionnel a développés, qui vont se manifester. Par rapport aux expériences que j'ai pu mener, j'ai pu développer, en partie, certains savoir-être qui me semblent essentiels dans ma pratique : la congruence, la patience et la persévérance, la considération positive inconditionnelle, l'humilité, et l'humour.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

Ados (sé) à mon corps ; Corps et enjeu d'apparence à l'adolescence

La thématique du corps et des enjeux d’apparence m’aura accompagné tout au long de cette première année de DEA. À la recherche d’un sujet pour ce travail, c’est assez naturellement que j’ai souhaité continuer à approfondir le champ de recherche qui est le mien depuis ma licence ; l’adolescence. Corps et problématique adolescente sont intimement liés, enjeux d’apparences et adolescence également. Nous souhaitons, pour débuter ce travail, effectuer un rappel historique de la question adolescente pour montrer combien la thématique du corps à l’adolescence est finalement assez récente et ce malgré l’avènement de la psychanalyse au début du 20ième siècle. L’histoire repose toujours le contexte d’un discours, c’est pourquoi ce préliminaire nous est apparu nécessaire.

Nous dégagerons ensuite trois parties distinctes à notre travail. Dans un premier temps, nous verrons ce qu’il en est de la spécificité du corps à l’adolescence en tant que problématique. Nous envisagerons ensuite la problématique des enjeux de l’apparence. Pour ce faire, nous nous aiderons de la lecture et de l’analyse d’une légende ; celle de Marinus et Marina. Le cadre théorique de notre parcours, nous le trouverons dans la psychologie clinique. Son usage sera très ciblé, peu de concepts mais essentiels à la compréhension de notre recherche. Pour finir, nous « écouterons » deux fragments d’un « discours » adolescent, ceux reçus aux détours d’entretiens réalisés parallèlement à la recherche menée pour l’écriture du mémoire. Enfin, nous tenterons d’effectuer une synthèse de notre travail en tirant quelques enseignements de cette recherche, si minime soit elle.

Le travail de l’éducateur de rue : un travail de la relation
La relation éducative entre l'usager et l'éducateur spécialisé ne va pas de soi. C'est tout un parcours que chacun effectue vers l'autre, pour se rendre disponible. Cette relation va permettre de mettre en place un accompagnement, et de développer le projet de l'usager. Le premier pilier de cette relation d'aide est l'écoute. L'éducateur, pour con-naître l'usager avec qui il va travailler, va mettre en place une écoute particulière avec une « disponibilité attentive », ce qui va permettre de connaître la personne. C'est par cette attitude attentive aux demandes et sollicitations qu'il va pouvoir répondre de façon adéquate, donnant à l'usager une place où celui-ci va sentir qu'il est entendu. L'usager ainsi reconnu comme personne va être ouvert au changement. Le second niveau d'écoute est lié à l'interprétation des demandes où il existe un niveau sous-jacent. C'est par son analyse et l'acceptation de ces ressentis que l'éducateur va pouvoir entendre ce qui ne s'entend pas directement. « Travailler dans la rue, c’est être disponible pour écouter, observer sans insistance et avec discrétion. Sans intention autre que d’aller à la rencontre ; proposer trop vite des solutions aux problèmes énoncés, sans connaissance des personnes et du milieu, se révèle souvent une erreur. » . Le besoin de concret et d’une action éducative sécurisante de l’éducateur, qui lui permettrait une certaine reconnaissance, doit être mis de côté et laisser place à l’observation active. L’éducateur est pratiquement en position d’ethnologue dans le milieu qu’il pénètre. « Il se doit d’accepter l’existence de modes de fonctionnements sociaux dont il est le témoin, préalablement à toute réaction visant une transformation des comportements. Cette position de réserve et de discrétion peut durer des semaines, voire des mois avant de faire place à plus d’engagement et de prise de position. La solidité de la relation est à ce prix. » Le travail de rue est avant tout un travail de relation : relations égalitaires entre personnes. Comme dans toutes les pratiques sociales, l’éducateur a la volonté d’aider les usagers ; cependant il lui est difficile d’accéder à cette envie tant la réalité du terrain diffère de ce que l’éducateur est en capacité de donner. Faire en sorte que tous les individus aient une vie sereine, sans violence, épanouissante, sans chômage, est irréalisable ; l’éducateur doit donc travailler avec la situation qui se présente à lui. Dans notre société actuelle, rapide, stressante, il est important de prendre en compte la demande des jeunes en souffrance. Si on ne s’occupe pas de leur avenir, on ne donne aucun sens à leur présent. Le travail de rue c’est aussi respecter inconditionnellement les personnes. Ce-la ne veut pas dire que l’on accepte tous leurs agissements, mais cela veut dire que l’on respecte les personnes pour ce qu’elles sont. Par la construction d’une relation, l’éducateur peut ainsi signifier à la personne que, tout en la respectant, de manière inconditionnelle, il n’est pas d’accord avec certains de ses agissements. Parfois il faut tolérer l’intolérable, ce qui ne veut pas dire que nous tolérons ou cautionnons l’acte auquel nous sommes confrontés : abus de drogue, fugues, violences, sont des réalités difficiles et complexes que nous rencontrons et avec lesquelles nous devons travailler en restant centrés sur la personne pour mieux comprendre les enjeux dans lesquels elle se trouve.
A la rencontre des usagers de drogues

Mais comment amorcer un tel dialogue ? Autrement dit, quelle stratégie éducative peut-on mettre en place pour créer du lien avec les usagers de drogue ? Pour répondre à ces questions, nous nous interrogerons tout d’abord sur l’usager de drogue (comment est il perçu par les spécialistes et les médecins ? quels impacts la consommation a-t-elle sur ses relations sociales ? comment est il accompagné dans sa dépendance ?), puis nous évoquerons les CAARUD, un type de structure d’accueil tourné vers l’accueil à bas seuil d’exigence, qui s’inscrit dans une politique globale de réduction des risques et qui fut cette année le lieu privilégié de mes observations.

" Me débrouiller oui! Mais pas tout seul"

C'est au travers de mes expériences de stage que j'ai pu saisir comme les notions d’autonomie, responsabilité et projet étaient au cœur tant dans l’accompagnement éducatif que des projets individualisés et des projets d’établissements. Ces notions centrales sont le reflet de l’évolution de notre société où les lois de 2002 et de 2005 viennent s’inscrire en mettant l’individu au centre de ses projets et en lui donnant sa place de citoyen dans notre société. Ainsi une personne autonome est celle qui peut se définir, exprimer ses désirs, faire ses choix et se projeter dans l’avenir.

De ce fait le paysage institutionnel a connu des modifications indéniables en laissant toute sa place à l’individu. Cette nouvelle configuration s’accompagne alors de nouvelles valeurs : citoyenneté, respect des autres, promotion du projet et donc autonomie et responsabilité individuelle. Selon Molénat Xavier, ces modifications institutionnelles ont impliqué une modification des pratiques des travailleurs sociaux autour de ce nouvel impératif qu’est l’autonomie. Ainsi « les métiers de l’intervention ne sont plus perçus comme détenteurs d’une vérité à révéler, ils individualisent leur interventions, restituent les sujets et les aident à élaborer des projets (…) où l’usager va être entrepreneur de lui-même et devient alors acteur de son projet ». (MOLENAT Xavier, 2007)

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