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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

« T'es qui toi? » Comment favoriser la relation éducative?

« T'es qui toi? » Comment favoriser la relation éducative?

L'objectif premier d'un éducateur est de rentrer en relation avec les personnes auprès desquelles il travaille. Ce processus de rencontre pose les bases sur lesquelles se développe la relation entre le professionnel et la personne aidée. L'éducateur doit donc provoquer la rencontre. Mais pour que celle-ci ait lieu, elle nécessite une acceptation de la démarche par le sujet concerné. Ainsi, la manière dont nous allons aller à la rencontre, influence la représentation que se fait la personne de l'éducateur qui se présente à elle. Ce savoir-faire conditionne la relation qui se met en place, sans pour autant la figer.

La qualité de la rencontre dépend donc en grande partie des postures que l'éducateur aura adoptées. À travers ces dernières, ce sont les savoir-être, que le professionnel a développés, qui vont se manifester. Par rapport aux expériences que j'ai pu mener, j'ai pu développer, en partie, certains savoir-être qui me semblent essentiels dans ma pratique : la congruence, la patience et la persévérance, la considération positive inconditionnelle, l'humilité, et l'humour.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Comment aider la personne autiste à communiquer?

Comme tout handicap, l'autisme s'associe à des incapacités auxquelles il faut pallier. Il est important de corriger les désavantages en améliorant la prise en charge. L’une des difficultés est le diagnostic de l’autisme. Les premiers signes d’inquiétude apparaissent souvent avec la scolarisation en classe maternelle. Une prise en charge précoce est un facteur positif pour l’évolution de l’enfant. Il a été démontré que suivi le plus tôt possible, il a plus de possibilité d’acquérir le langage et développer des capacités de socialisation. L’apparition de crises d’angoisses et de rituels peut représenter des symptômes persistant. Il faut en outre, éviter de considérer l'autisme comme étant un handicap se manifestant toujours de manière identique. Les signes du handicap sont très variables d’un sujet à l’autre. Il faut prendre en compte son histoire, ses particularités, ses manières de vivre leurs difficultés et de s’en défendre. Les autistes ont des potentiels évolutifs, des besoins très différents qui nécessitent un projet individualisé. Il est effectué par une équipe pluridisciplinaire, basé sur une évaluation précise des acquis, des modes de communication.

Relation et psychopatie: Un impossible travail

PREAMBULE. «Errer seul dans sa vie Errer à la recherche de soi même, Errer entre deux encrages, Errer entre illusion et désillusion. » Les “Chevaliers de Thanatos, Rendez-vous à la porte de corne !” Ce sous-titre mérite explication : C’est J.-P. Chartier qui, dans le cadre de son travail à la Sablière, a appelé les psychopathes qu’il rencontrait, les “Chevaliers de Thanatos”. Ces jeunes, sans cesse à la recherche de limites, déambulent dans la vie en quête de celui qui pourra les arrêter. Ils remettent sans cesse leur vie en jeu. Ils sont en proie à un cauchemar, «auraient-ils vécu quelque expérience infantile, évidemment postérieure à leur rencontre décevante avec l’Autre, qui leur aurait prouvé que le rêve pouvait devenir réalité ? » Thanatos leur aurait-il envoyé un rêve qui serait passé par la porte d’ivoire , donc mensonger, qui les aurait trompés, brouillant leurs repères, les égarant entre vrai et faux ? Notre travail ne serait-il pas alors de rétablir le vrai en leur donnant rendez-vous à la “porte de corne”, là où passent les rêves véridiques ? Ils sont de plus en plus nombreux, perdu dans une errance qui semble sans fin. Ils naviguent, portés par des courants multiples et contradictoires. Ils ne font que passer : famille d’accueil, urgence psychiatrique, institution, prison. A la recherche d’eux-mêmes ? A la recherche de L’Autre ? A la recherche, illusoire, de celui qui pourra leur dire qui ils sont ?

Une tentative de changement (Expérience d’Assistance Éducative en Milieu Ouvert)

Wilfrid et son Biberon En réalité, Wilfrid a neuf ans. Mais si l’on se fie à sa seule corpulence, il paraît avoir trois ans de plus. Cependant, il boit toujours un biberon de lait-fraise avant de se coucher. Il vit avec sa mère et sa petite sœur dans un village aux alentours de la grande ville. Son père vient seulement de les reconnaître civilement, lui et sa sœur, et ne vit pas au domicile familial en permanence, il possède un autre logement dans un autre village. Les parents disent préférer ne pas habiter ensemble pour éviter de se disputer. Au démarrage de la mesure d’Aémo, le père de Wilfrid ne s'implique donc pas autant que la mère dans son éducation et celle de sa petite sœur. Ce matin-là, c'est le premier jour des vacances de février, et j'ai rendez-vous avec Wilfrid pour l'accompagner à un stage de foot qui débute à 10 heures. Wilfrid a tenu a participer à ce stage pour faire une activité extra-scolaire pendant ses vacances, mais également parce qu'il s'est fait renvoyé dernièrement du club de foot dont il faisait partie depuis deux ans. Le motif du renvoi d'après le président du club et l'entraîneur est que Wilfrid est ingérable sur un terrain de foot, il grogne trop, agresse l'arbitre, insulte et provoque son entraîneur par des gestes vulgaires et pique de violentes colères sur ses co-équipiers, il se sauve aussi parfois du terrain avec la balle en main pour aller courir dans les vignes… Les parents de Wilfrid reconnaissent que leur fils peut être un garçon difficile, qui taquine sans arrêt l'autorité et dépasse souvent les limites qu'ils tentent de lui imposer. Néanmoins, ils ont très mal vécu ce renvoi, ils ont essayé auprès du président du club de faire valoir les capacités de leur fils à changer d'attitude après une punition moins lourde qu'un tel renvoi. Mais l'entraîneur et le président leur ont dit que les autres parents ne voulaient plus que Wilfrid fasse partie de l'équipe, et qu'ils ne pouvaient pour l'instant pas faire autrement que de l'exclure, question de satisfaire les autres parents et de lui donner « une leçon de conduite ». Sachant qu'un stage de 5 jours était organisé par la mairie hors du cadre du club de foot pendant les vacances, j'ai proposé à Wilfrid de s’y inscrire. Ce serait pour lui l’occasion de retaper dans le ballon et de prendre du bon temps pendant les vacances. Nous avons eu au préalable, avec ses parents et lui-même, de nombreuses discussions sur le comportement de Wilfrid, et nous n'avons pas remis en cause les motifs de son renvoi. Un tel comportement engendre forcément de l'exclusion, et le respect des autres et des règles est nécessaire dans une équipe de foot. Je me souviens qu’au cours d’une sortie équitation, j’avais déjà discuté avec Wilfrid sur la question de l’autorité, je lui avais conseillé de faire des efforts. J’avais également évoqué avec lui la question du biberon du soir, je lui avais fait des remarques en lui disant qu'il n'était plus un bébé maintenant, en lui signifiant un peu le côté ridicule de son caprice du soir. Á ce sujet, ses parents pensaient le problème comme insoluble mais s’étaient montrés d'accord pour ne plus céder à son caprice : « c'est vrai, monsieur, vous avez raison après tout, s'il veut un biberon, il n'a qu'à se le faire lui même, on ne cautionnera plus. Mais bon, ça ne marchera pas quand même… » Au sujet du renvoi du club, Wilfrid nous avait dit avoir compris sa faute, et ne plus vouloir reproduire ce genre de dérives, mais une rancœur semblait lui rester au fond de la gorge vis à vis de l'entraîneur en question... De toute façon, à la mairie, on m'avait dit que ce stage ne serait pas conduit par le même entraîneur, mais par des éducateurs sportifs différents que ceux du club. C'était alors l'occasion pour Wilfrid de se prouver, ainsi que de prouver à ses parents et aux autres enfants et parents du village, qu'il est tout à fait capable de bien se tenir sur un terrain. Après, on pourrait envisager de discuter avec son entraîneur pour que Wilfrid réintègre son club, afin que le renvoi ne soit pas définitif. Le matin du démarrage du stage, j’arrive un peu en avance au domicile, et Wilfrid n'est pas à la maison, il est déjà parti sur le terrain. Son père et sa mère m'accueillent, et me voyant un peu surpris de voir que Wilfrid ne m'avait pas attendu, Monsieur M, le papa de Wilfrid, part le chercher pour qu'on puisse discuter tous ensemble. Le stage ne débute que dans une demi-heure. Wilfrid revient avec son père, il nous explique qu’il avait peur que je ne vienne pas au rendez-vous, c’est pourquoi, selon lui, il nous avait devancé. Nous discutons un peu, puis nous repartons en voiture, son père vient avec nous. Nous faisons l'inscription dans un bureau municipal situé à côté du terrain, et nous apprenons là que c'est l'entraîneur habituel du club, finalement, qui va conduire le stage 3 jours sur 5. Wilfrid râle un peu, son père craint le pire, je dédramatise… L'inscription est faîte et il n'y a pas de raison que Wilfrid ne participe pas à ce stage. Quand nous arrivons près des vestiaires, l'entraîneur n'est pas encore là, il n'y a que des jeunes éducateurs sportifs qui gonflent les ballons. Peu d'enfants sont encore arrivés, nous sommes en avance. Wilfrid s'est arrêté au coin d'un bosquet sur un trottoir, accroupi, la tête baissée, il nous cache son regard et refuse de venir avec nous dans les vestiaires. Je lui dis de venir, son père aussi, mais Wilfrid boude et semble figé dans sa position de retrait. Son père commence à dire que ce n'est pas la peine, « quand il est comme ça, y'a rien à en tirer ». Je le sens prêt à se mettre en colère contre Wilfrid, mais je le devance, je rejoins Wilfrid, m'accroupis près de lui et lui murmure des mots rassurants en lui demandant de faire un effort, de ne pas faire le bébé… Il refuse de nous suivre, je n'insiste pas, me lève, rejoint le père dans les vestiaires, mais en passant la porte, je me retourne, je sens une présence, et en effet, Wilfrid me colle aux basques, avec un grand sourire… Son père est étonné, il me regarde et je vois dans ses prunelles comme un bravo qui s'affiche. Nous discutons un peu avec les éducateurs sportifs, ils sont plutôt contents que Wilfrid vienne participer à ce stage, du moins, ils n'y voient pas d'inconvénient, ce n'est pas le Club et Wilfrid a bien le droit d'être là au même titre que les autres enfants. Nous sommes maintenant sur le parking, Wilfrid a retrouvé des camarades, et je reste avec le père car nous tenons tous les deux à voir l'entraîneur avant que ne débute le stage, histoire de le rencontrer et surtout d'indiquer à ce monsieur que Wilfrid bénéficie d'un suivi éducatif et que nous pensons que sa participation à ce stage est nécessaire à son bien-être (physique et moral…). Une grosse voiture noire, genre Mercedes, débouche sur le parking et manque d'écraser des gosses sur son passage. Coups de freins violents… Monsieur M m'annonce qu'il s'agit de l'entraîneur alors que je viens devant lui de lâcher une remarque du genre : - « Il ne manque pas de culot celui-là ! Quel chauffard ! » Monsieur M. semble bienheureux de mon jugement car il m'avoue ne pas porter ce personnage dans son cœur. Je respire deux trois fois pour ravaler ma colère, et ce monsieur sort de sa voiture et se dirige vers nous. J'aurais avec lui une discussion calme et posée ne laissant pas paraître ma colère. Monsieur M. préfère se taire, je crois qu'il se mord les lèvres... L'entraîneur nous dit qu’il ne voit pas d'inconvénient à la participation de Wilfrid à ce stage. Nous saluons Wilfrid et nous nous retrouvons dans la voiture, son père et moi. Celui-ci s'exclame alors en m'avouant que lui n'arrivait pas à contrôler ses nerfs comme il m'avait vu faire. Et qu'il n'arrivait pas non plus à se faire entendre de Wilfrid sans lui mettre une claque ou un coup de pied aux fesses. C'est une des premières discussions que nous aurons autour de l'autorité du père, et de la nécessité de ne pas s'emporter au quart de tour. Ce ne sera pas la seule. Le fait que ce père m'ait vu en situation à l'extérieur du domicile agir avec son fils et des intervenants externes a pu lui donner des pistes pour faire évoluer son comportement de père. Ce père m’a ensuite réservé un accueil toujours très chaleureux et m’a semblé à l’écoute des conseils que j’ai tenté de lui apporter. Par la suite, après trois mois d'exclusion, Wilfrid a réintégré le club de foot. Et puisque ses parents ont refusé de lui préparer son biberon du soir en lui renvoyant qu’il n’avait qu’à se le préparer lui-même, Wilfrid a laissé tomber son caprice. Il ne réclame plus son biberon.

"Un accompagnement à la mise en mots en I.R"

Quatre années que je chemine dans ma formation d’éducateur spécialisé, quatre années riches en découvertes, en remises en question, en réflexions sur les autres, sur moi - et plus précisément sur une, des pratiques éducatives... Quatre années qui, à ce moment précis de cette nouvelle étape d’écriture, viennent me rappeler mon entrée en formation aux ambivalents ressentis à la fois angoissants et stimulants... Quatre années qui, en “rétro-spectant” différents moments de cet espace temps, m’auront été longues, mais, sans doute, justement longues... Longues par le temps parfois passé loin des miens (physiquement, mais aussi moralement, psychologiquement), mais, justement longues car le processus, mon cursus se seront “justement” appuyer sur cette durée, passant par des caps, des étapes, des moments réflexifs entre théorie et pratique en aller-retour incessants, des explorations de vécus de situations, étayant ma pensée, mon expérience, mon positionnement professionnel et personnel...

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