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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le corps, support éducatif pour accompagner le jeune psychotique dans sa relation à autrui

Le corps, support éducatif pour accompagner le jeune psychotique dans sa relation à autrui

SOMMAIRE INTRODUCTION GENERALE 3 PREMIERE PARTIE 5 CHAPITRE 1 : CADRE GENERAL DE L’ACTION EDUCATIVE 6 I/ PRESENTATION DE LA POPULATION CHOISIE 6 A- Définition générale des psychoses infantiles 6 B- Description 7 1. L’autisme infantile 7 2. Les autres psychoses infantiles précoces 7 C- Etiologie 9 II/ LES CONSTATS A L’ORIGINE DU CHOIX DE L’ETUDE 10 A- Les symptômes observés chez les jeunes psychotiques 10 1. Les troubles dans la relation à autrui 10 2. Les troubles affectifs 12 B- Les activités proposées à l’I.M.E. 12 1. Les activités basées sur le corps 13 2. Les bénéfices pour les jeunes psychotiques 13 CHAPITRE 2 : PSYCHOSE ET CORPORALITE 15 I/ LA RELATION DU PSYCHOTIQUE AVEC SON ENTOURAGE 15 A- Définitions : « relation » ou « communication » ? 15 B- Analyse des symptômes corporels des jeunes psychotiques 17 1. Préambule 17 2. Le développement psychoaffectif de l’enfant 18 3. Les problématiques corporelles dans la psychose infantile 20 Ø Qu'est- ce que l'angoisse? 21 Ø Les angoisses des psychotiques 21 II/ L’EXPRESSION CORPORELLE, UN SUPPORT ADAPTE AUX JEUNES PSYCHOTIQUES ? 26 A- L’activité médiatrice 26 B- L’« expression corporelle » : définition 28 C- Les apports de l'expression corporelle pour les jeunes psychotiques 28 1. L’expression corporelle comme phénomène archaïque 28 2. L’expression corporelle et l’angoisse de morcellement 29 3. Un corps réapproprié 30 4. L’expression corporelle comme moyen d’ouverture à l’autre 30 DEUXIEME PARTIE 32 CHAPITRE 1 : PROJET D'ACTION EDUCATIVE 33 I/ CONSTRUCTION DU PROJET 33 A- Les faits observés 33 1. L’importance de l’observation 33 2. Les différentes phases de mon observation 34 B- Les modalités de recueil 35 C- L’insertion de l’activité dans le projet d’équipe et l’accueil des collègues. 36 II/ CARACTERISTIQUES 37 A- Le contexte 37 1. L’organisation des ateliers 37 2. Un cadre contenant 38 B- Objectifs de l’activité 40 1. Plaisir et détente 40 2. Liberté d’expression 40 3. Instauration d’une relation éducative 41 4. Interactions entre les membres du groupe 41 C- Déroulement type de l’atelier 42 1. L’accueil 42 2. Les jeux corporels 43 3. Le retour au calme 43 4. Le rappel de la suite de la journée 43 CHAPITRE 2 : ETUDES DE CAS 43 I/ THEO 44 A- Présentation générale 44 1. Histoire et anamnèse 44 2. Théo au quotidien 45 B- Evolution au cours de l’activité 46 1. Refus de participer : Théo communique son mal- être 46 2. Mise en place du projet spectacle : vers un mieux- être 49 3. Le spectacle : la revalorisation 54 C- Bilan 55 II/ MONA 56 A- Présentation générale 56 1. Histoire et anamnèse 56 2. Mona au quotidien 57 B- Mon projet éducatif 59 C- Evolution au cours de l’activité 59 1. Découverte de l’activité 59 2. Présentation d’une situation 61 3. Du retrait à l’expérience 63 4. Jeu et émotions : à la découverte d’un « corps- acteur » 64 5. Le « donner » : vers une relation humaine d’échange 66 D- Bilan 67 III/ CONCLUSION 68 CHAPITRE 3 : REFLEXIONS PROFESSIONNELLES SUR L’ACTION EDUCATIVE 69 I/ LIMITES DU PROJET 69 A- Le temps 69 B- Le manque d’échanges avec les professionnels 69 II/ ENRICHISSEMENT DE LA REFLEXION SUR L’ACTION EDUCATIVE 70 A- L’importance de susciter le désir chez les personnes accueillies 70 B- L’implication professionnelle 73 CONCLUSION GENERALE 75 BIBLIOGRAPHIE 77

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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"Laisse-moi, je joue avec ma vie!" - La prévention spécialisée face aux conduites à risque.

« L’expression « conduites à risque » appliquée aux jeunes générations, s’imposent de plus en plus pour désigner une série de conduites disparates dont le trait commun consiste dans l’exposition de soi à une probabilité non négligeable de se blesser ou de mourir, de léser son avenir personnel ou de mettre sa vie en péril. » De cette définition des conduites à risque que nous propose David Le Breton, je me permets aujourd’hui d’affirmer que la prévention spécialisée tient un rôle clef dans la prévention des conduites à risque des adolescents qu’elle rencontre.

Fort de ce constat, j’ai choisi d’interroger la place que pouvaient prendre les équipes de prévention spécialisée en la matière. Le cheminement, aussi bien personnel que professionnel, qui m’a conduit à entrer en formation d’éducateur spécialisé ne m’avait jamais amené à rencontrer ceux que l’on appelle les « éducateurs de rue ». Néanmoins, dés le début de ma formation, la prévention spécialisée a attiré mon attention. J’ai en effet rapidement perçu le cadre à la fois original et marginal offrant un intérêt considérable et une souplesse d’intervention qui permet aux éducateurs de répondre au mieux aux situations qu’ils rencontrent. Après un certain nombre d’hésitations dues, entre autre, à la méconnaissance empirique que j’avais de la prévention spécialisée, j’ai fait le choix d’effectuer mon stage à responsabilité éducative au sein d’un service de prévention spécialisée.

Les elles de la prévention

Durant un an, j’ai partagé le quotidien du club de prévention d’Empalot ; ce stage en responsabilité constituait l’aboutissement de ma formation. La motivation qui m’ a poussé à choisir ce stage reposait en partie sur la pratique du « travail de rue ». L’idée d’aller vers les jeunes, de fonder la relation éducative sur la libre adhésion, était pour moi une dimension nouvelle dans le travail éducatif correspondant à ma vision de l’éducateur. Au départ, mes préoccupations et interrogations portaient plus sur les thèmes de l’interculturalité, de la délinquance , de la stigmatisation des habitants des quartiers et de l’exclusion qui en est la conséquence. Si la prévention spécialisée vise tous les jeunes en situation de rupture, de danger et de souffrance sociale, force est de constater qu’historiquement les actions éducatives de la prévention visent plutôt les garçons qui ont mis en échec tous les autres dispositifs d’insertion existant. Les politiques eux-même, en quête de paix sociale, ne semblent que peu s’intéresser à la souffrance de certaines habitantes des quartiers, souffrance qu’elles expriment souvent de façon moins démonstrative que leurs frères. Toutefois, il existe, dans certains clubs de prévention, une réelle volonté de développer des actions vers les filles, c’est le cas notamment de celui d’Empalot. Cette démarche de l’équipe éducative m’a fait réfléchir sur les problèmes spécifiques rencontrés par les jeunes filles dans les quartiers,, en particulier dans celui d’Empalot. Comment alors prévenir une exclusion et une souffrance peut-être plus discrètes que chez les garçons mais tout aussi réelles ?. L’action de prévention implique bien « d’aller vers » mais les outils destinés à la rencontre des jeunes sont-ils adaptés à la rencontre de tous, ou seulement des garçons ? Doit-on travailler de la même façon avec les filles et les garçons ? Mon hypothèse est qu’à l’instar du travail de rue, qui constitue un outil de préparation à la relation éducative pour les garçons, il faut créer des espaces, mener des actions permettant aux filles d’entrer en relation avec la structure éducative à travers des moments de présence sociale spécifiques au public féminin. J’ai volontairement privilégié une approche sociologique dans mon travail car elle me semble intéressante pour comprendre les problèmes, l’histoire sociale qui traversent tout un groupe de personnes, comme les filles d’Empalot, sujet de mon étude. De plus, le travail de l’éducateur en prévention spécialisée doit s’accompagner d’un regard d’ethnologue, indispensable à la compréhension des codes, des usages et des pratiques des personnes vivant sur un territoire donné. Avant toute chose, il m’a semblé essentiel de redéfinir ce qu’était la prévention spécialisée aujourd’hui. Si les principes sont communs à tout les clubs de prévention, chaque quartier, chaque équipe a une spécificité qui implique des actions et des public différents. Je me suis donc appuyé tout au long de ce travail sur mon expérience à l’association socio-éducative Daste-Empalot. Travailler avec les jeunes suppose que l’on s’intéresse à leur environnement, leur parcours de vie, leurs difficultés. Si chacun a sa propre histoire personnelle, un certains nombres d’éléments sont communs à tous les jeunes suivis par les équipes de prévention. L’histoire des quartiers, de l’immigration, sont autant d’éléments partagés par ces jeunes. Une fois encore, je m’appuie sur l’exemple d’Empalot. La déviance, l’exclusion sont autant de facteurs communs, à différents niveaux, aux jeunes que j’ai pu rencontrer lors de mon stage. Pour autant, il semble que se dégagent des différences importantes entre garçons et filles. Différences dans leur histoire, leurs codes mais aussi dans la façon de vivre et d’exprimer cette souffrance. Les jeunes femmes que j’ai pu suivre lors de mon stage étaient âgées de 13 à 25 ans, et très largement issues de l’immigration nord-africaine ; il me semblait donc important de m’arrêter sur la façon dont ces jeunes filles vivent au quotidien les valeurs qu’elles peuvent partager. La dernière partie porte sur ma vision de l’éducateur en prévention spécialisée, présente les valeurs sur lesquelles je fonde mon action éducative ; j’y évoque aussi les actions permettant de vérifier mon hypothèse que j’ai pu mettre en place ou dans lesquelles je me suis impliqué...

La prise en charge groupale des personnes atteintes de psychose

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Il y a avait quelque chose de menaçant et d’angoissant dans les regards en coins des sujets présents dans les groupes. Dans cette atmosphère solide et pesante, j’avais le sentiment étrange que mes mouvements faisaient des vagues qui venaient rompre un fonctionnement rigide. J’avais alors l’impression que les personnes se considéraient intrusives et dangereuses entre elles. Au quotidien, elles ne communiquaient pas réellement ensemble et semblaient se surveiller mutuellement.

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C’est au cours de ce stage que s’est révélée la problématique de mon mémoire. En effet, les personnes que j’ai rencontrées étaient en grande difficulté mais n’étaient pas à proprement parler exclues, mais plutôt non intégrées dans leur environnement social. Les dispositifs législatifs agissent comme un système de filtre et laissent toujours des personnes à l’écart. Ils apportent des réponses par catégorie de publics et ne favorisent pas l’accès au logement de droit commun.

Je me suis demandée dans quelle mesure en tant que travailleur social au sein d’une association d’insertion, je ne pouvais pas agir pour limiter les effets stigmatisants des dispositifs. L’éducateur spécialisé peut-il se positionner en tant que médiateur dans l’accompagnement social par le logement pour amener chacun des protagonistes, usager-institutions à trouver un consensus dans un rapport d’égalité pour une démarche d’intégration ?

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