LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Comment trouver la bonne distance dans la relation éducative auprès d’adultes handicapés mentaux.

Comment trouver la bonne distance dans la relation éducative auprès d’adultes handicapés mentaux. J’ai travaillé en tant qu’éducatrice au foyer de D., un établissement accueillant des personnes adultes handicapées mentales. Certains résidants ont des modes de relation aux autres très particuliers. Ils sont probablement liés à leurs pathologies, à leurs difficultés d’être. Ainsi, David se parle à lui-même, il me parait intouchable. Il m’ignore comme si il n’avait pas conscience de mon existence. Jean lui, me fait peur et refuse tout contact avec moi. Si je l’approche, il s’éloigne en disant : « Ah ces femmes, ces femmes, cette Sandra. » Quant à Marie, elle me « colle » en permanence et me suit partout, me regardant avec béatitude. J’ai parfois la sensation d’être confrontée à un vide, de ne plus pouvoir penser face aux résidants. Je me sens alors impuissante, mal à l’aise. Il m’arrive également d’avoir de la difficulté à me sentir différenciée d’eux. Je suis alors envahie par la confusion. Dans ma pratique au foyer, je dois me positionner face aux résidants. Je me suis donc interrogée sur notre relation, qui est souvent sous le signe du trop ou du trop peu de contact, de lien.

Lors de cette réflexion, j’ai pu m’interroger sur ma pratique éducative au foyer de D., qui accueille des personnes handicapées mentales. J’ai pris pour exemple, ma rencontre avec des résidants du groupe dans lequel j’ai travaillé. David me semblait insaisissable et me renvoyait à un vide indescriptible. Au début, j’ai eu beaucoup de difficultés à faire des liens entre mes observations sur lui. Ces différents éléments étaient autant de pièces d’un puzzle, que j’ai essayé de rassembler, afin d’obtenir une image plus globale de lui. Jean me faisait peur, je ne savais pas comment l’aborder. J’ai pu parler de lui et de ce qu’il me faisait vivre. J’ai compris son attitude comme un moyen de défense, afin de se protéger des autres. Cela m’a permis de l’approcher peu à peu. Marie en me collant, me mettait « hors de moi ». J’ai pu accepter son attitude, en lui proposant des activités axées autour de la vie quotidienne. De cette manière, nous avons pu coexister plus détachées l’une de l’autre.
Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Rapport de stage en I.M.E
Mon choix de stage de première année s’est porté sur l’IME P. pour plusieurs raisons. Tout d’abord, c’était pour moi la possibilité d’approfondir mes connaissances dans le champ du handicap étant donné un début d’expérience acquis lors d’un précédent stage dans ce type d’établissement ; mais c’était aussi l’occasion pour moi d’appréhender la prise en charge d’un public handicapé plus âgé, différente de celle que je connaissais. C’était également l’opportunité d’observer un autre fonctionnement d’établissement médico-social que ce soit au niveau juridique, financier ou encore administratif. Pour finir, la raison principale pour laquelle j’ai choisi cet établissement est la possibilité qui m’a été donnée d’effectuer mon stage sur l’internat. C’était la chance de pouvoir étudier les techniques éducatives utilisées dans ces lieux, et de pouvoir mettre en relation les différences et la complémentarité avec les techniques éducatives vues en externat.
Rapport de stage au sein d’une Maison d’Accueil Spécialisée
La communication non verbale et ses limites dans la compréhension
Certes, la communication ne peut pas toujours être idéale, il n’y a pas de réponses toutes faîtes pour une communication de qualité, c’est en fait un équilibre à créer, en un instant donné, avec une personne donné et la personne que nous sommes. Aujourd’hui, je me rends compte que dans l’accompagnement éducatif, peu importe la manière de communiquer, il faut adapter notre communication dans la temporalité pour plus d’efficacité, rechercher un équilibre dans la relation afin de créer un lien de confiance et se questionner constamment sur sa pratique professionnelle afin d’ajuster celle-ci. Comme le dit Carl Rogers « tout être est une île, au sens le plus réel du mot, et il ne peut construire un pont pour communiquer avec d’autres îles que s’il est prêt à être lui-même et s’il lui est permis de l’être »

En tant que stagiaire, j’ai trouvé que les activités proposées dans l’institution et le cadre déjà mis en place ne laissaient pas de possibilités de changements. Normalement, l’activité ne se fait pas à deux voix, en sortant du cadre habituel de l’activité nous avons provoqué chez Sarah une réaction étonnante. En imaginant que ma voix lui ai rappelé une voix familière, Sarah était peut-être dans du transfert. Cela signifie que les sentiments, les pulsions et les désirs qui apparaissent dans un moment présent et par rapport à une personne déterminée, ne peuvent être expliqués d’après les aspects réels de cette relation mais, en revanche en les référant au passé. Sarah est dans un mode de communication non verbal, il est difficile de pouvoir échanger avec elle sur ce qu’elle ressent vraiment et la difficulté majeure est d’interpréter trop vite. La communication non verbale se définit par le fait d’envoyer et de recevoir des messages sans passer par la parole, elle est basée sur la compréhension des signes non exprimés verbalement (gestes, mimiques, vocalises, expressions du visage, postures….).
Insertion des enfants et adultes présentant un handicap mental sensoriel ou physique

L’accueil que réserve une société donnée à la différence, à l’anormalité, révèle bien des choses de son fonctionnement, des valeurs qu’elle véhicule, et de l’idée qu’elle se fait d’elle-même. La place que notre société occidentale réserve à la personne handicapée nous apporte donc un témoignage concret de cette construction socio-culturelle, influencée par l’héritage du passé et ses aspirations nouvelles. Traditionnellement, la pensée chrétienne assimile « l’arriéré », « l’idiot » au fou et au criminel, et leur anormalité est l’œuvre de Dieu qui entend ainsi faire expier à certains humains les fautes de ceux qui les ont précédés. Si à présent notre société transmet des valeurs diamétralement opposées, il n’en reste pas moins que l’idée selon laquelle l’enfant touché par la différence est une punition divine a marqué profondément les mentalités, justifiant l’exclusion dont celui-ci était l’objet. C’est dans ce contexte que la pensée de l’autre différent, anormal, handicapé a évolué pour aboutir, parfois, à une autre extrémité conduisant à un égalitarisme béat qui nie la différence ; la revendication d’égalité entre personnes handicapées et non handicapées est une représentation idéalisée, un piège qui conduit à une forme de rejet par indifférenciation.

Rapport de stage et étude de situation dans un IME
Durant ma deuxième semaine de stage, je participe au repas du mercredi midi avec les jeunes de l'IME. Je m'installe à une table en sorte de voir le maximum de jeunes. Seule la table derrière moi, ne m'est pas visible. Un muret nous sépare. Je suis avec une éducatrice qui est à l'opposée et ne voit que sa table. Cependant, elle se lève régulièrement pour discuter avec les jeunes. Après le plat de résistance, elle intervient deux fois auprès de la table derrière moi, pour leur signaler qu'ils font beaucoup de bruits. Puis, elle retourne s’asseoir. Deux minutes suivent, et le bruit ne cesse d'augmenter pour ces jeunes. Étant la plus proche, je me lève et leur fait remarquer d'un ton calme et amusée que l'on entend qu'eux, tant ils sont agités. Ils sourient. Je leur demande gentiment de faire moins de bruits. Un des jeunes, M., répète automatiquement ma phrase à répétition : « vous faites trop de bruits, vous faites trop de bruits ». Au début je pense qu'en réponse à ma phrase, il plaisante. Je lui dis : « allez, on arrête ». Je retourne m’asseoir. Cependant, la collègue, entend de suite qu'il continue et le réprimande d'une manière sévère et conclut sa phrase : « ce n'est pas ta copine. ».

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche