LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur de jeunes enfants

L’éducateur de jeunes enfants favorise le développement et l’épanouissement des enfants de moins de 7 ans. Il intervient principalement dans les lieux de garde collectifs et toutes les structures d’accueil de la petite enfance.

Comme si, ayant appris à écouter, j’entendais - ERE

Comme si, ayant appris à écouter, j’entendais - ERE

J’ai choisi de réaliser cette étude sur ma relation éducative avec Lucien un résidant de 40 ans. En effet, au début de mon stage, je pensais l’effectuer auprès d’un autre résidant plus ouvert et avec qui la communication était très facile. Puis, j’ai réalisé qu’à outils de communication plus primaires, à première vue,  les discussions avec Lucien traitaient sur des sujets plus vastes. Effectivement, j’ai trouvé très riche d’exposer cette communication insoupçonnée.

Aussi, j’ai partagé des faits très pertinents pour une analyse avec Lucien. Enfin, un des temps où je suis intervenue auprès de Lucien, a fait l’objet d’une réflexion collective en réunion de coordination générale. Suite à cette réflexion, j’ai donc pensé que ce fait était un des moments clefs de ce stage puisqu’il était composé de nombreux enjeux. Ainsi, j’ai donc choisi de retracer ma relation éducative avec Lucien.

...

La situation de Lucien m’a beaucoup posée questions. A mon arrivée en stage, j’ai été très interpellée par l’infirmité motrice d’origine cérébrale : ce handicap m’est apparu lourd et le corps, souvent difforme, m’a semblé relativement source de douleur. Cette douleur, que je soupçonne, m’a interpellée dans le sens où Lucien, étant un des résidants qui n’a pas de mode de communication « actif », ne pouvait pas exprimer cette douleur autant au sens physique que psychologique.

Je me suis donc demandé : Comment bien vivre dans un corps que l’on ne reconnaît pas forcément d’après le monde qui nous entoure quand on ne possède pas de moyen d’extérioriser cette douleur ?

J’ai donc essayé d’avoir une approche en travaillant sur des temps du quotidien de Lucien et en questionnant l’équipe. Il m’en ressort un début de réflexion : La douleur est-elle réelle ? Le ressentit de cette douleur est-il le même quand on l’a toujours connu ? Qu’en est-il de l’image de soi ? En particulier quand on ne peut pas beaucoup l’exprimer ? Quel travail le psychologue peut-il effectuer ?

La communication de Lucien est une forme d’expression qui m’était totalement inconnue avant ce stage, elle m’a beaucoup interpellée dans le sens où je l’ai trouvée très riche et que je ne l’avais absolument pas soupçonnée à première vue puisque je croyais que Lucien ne s’exprimait absolument pas lors de mon premier jour.

Puis, j’ai découvert le « oui », le « non » et ensuite la puissance des mimiques et du regard. La principale raison de l’étude de cette relation éducative est cette communication inattendue qui est une notion phare de mon stage : « c’est comme si, ayant appris à écouter, j’entendais. ».

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Les violences conjugales
« La violence faite aux femmes désigne tout acte de violence fondé sur l’appartenance au sexe féminin, causant ou susceptible de causer aux femmes des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, et comprenant la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée. » La violence conjugale est un processus de domination au cours duquel l’un des deux conjoints installe et exerce une emprise sur l’autre en usant : « … de tromperie, de séduction, de menaces, de contraintes ou de tout autre moyen à l’encontre de l’autre et ayant pour but et pour effet : - De l’intimider, de la punir, ou de l’humilier, - Ou de la maintenir dans des rôles stéréotypés liés à son sexe - Ou de lui refuser sa dignité humaine, son autonomie sexuelle, son intégrité physique, mentale ou morale, - Ou d’ébranler sa sécurité personnelle, son amour-propre, sa personnalité, - Ou de diminuer ses capacités physiques ou intellectuelles. » Processus de domination conjugale Il existe différentes violences : psychologique, physique, sexuelle, économique, verbale. L’humiliation détruit l’estime de soi. Lui refuser sa dignité humaine : atteinte au corps, obligation de nudité, interdiction de se laver, faire ses besoins dans un seau… Evaluer la dangerosité du conjoint : casiers judiciaires, armes, addiction, menaces, atmosphère de terreur. - Lors des entretiens : « qu’est ce qui vous fait le plus peur ? »

Chiffres violences couples - 115 femmes tuées par leur conjoint (ou ex-conjoint), et 7 par leur compagnon « non officiel ». Au moins 44 d’entre elles étaient victimes de violences antérieures connues. - 21 hommes ont été tués par leur partenaire de vie (dont un au sein d’un couple homosexuel). Au moins 8 d’entre eux étaient victimes de violences antérieures connues. - 40% des femmes et 8% des hommes qui ont tués leur conjoint(e) avaient antérieurement dénoncé des violences conjugales. - 36 enfants ont été tués dans le cadre de violences au sein du couple parental. 11 ont été tués par leur père en même temps que leur mère, et 25 sans que l’autre parent soit tué. - Dans 10 affaires les meurtres ont été commis devant les enfants, 55 enfants étaient présents au domicile au moment des faits (les enfants n’empêchent pas le meurtre). - 96 enfants sont devenus orphelins
Le travail en équipe pluriprofessionnelle
L’équipe est l’un des tous premiers outils de l’éducateur, celui sans lequel il ne peut exercer convenablement son métier. Accompagner l’Autre dans sa démarche du grandir est une tâche si complexe que nul ne peut prétendre pouvoir y parvenir seul. Il n’y a d’éducateur possible qu’au sein d’une équipe ! Pour autant, l’affaire n’est pas facile et les évidences sont encore une fois, trompeuses. L’équipe, c’est d’abord un fantasme ou bien un idéal de travail. Ce n’est jamais un objet élaboré une bonne fois pour toutes dès lors qu’une liste de noms de professionnels la compose. Une équipe, ce n’est pas qu’un planning affiché en salle de réunion. Une équipe c’est beaucoup plus que cela ! C’est un esprit, dit-on couramment, qui porte vers le même objectif des hommes et des femmes identifiés par leurs valeurs. Ils peuvent se heurter, ils n’en restent pas moins du même bord. Alors, l’équipe joue le rôle de tiers dans la relation entre soi et l’autre. Elle permet à l’éducation de prendre le risque du transfert. Le travail en équipe est un travail de coopération, de réflexion et de prise de décisions par différents professionnels du secteur médico-social, concernant la prise en charge de l’usager. En réponse à la commande sociale prévue par la loi 2002-2, les établissements sont tenus d’exercer leurs rôles et leurs fonctions en équipe pluri professionnelle.
Comment la pose d’un diagnostic influence-t-elle l’accompagnement de la personne atteinte d’autisme ?
L'autisme est une maladie qui apparaît chez le jeune enfant. Elle handicape l'individu dans ses rapports au monde extérieur et se manifeste par un repli sur soi. Le terme « autisme » désigne un surdéveloppement de la vie intérieure opposé à des troubles relationnels et affectifs se manifestant par une impossibilité de communiquer avec l’extérieur. L’autisme peut prendre la forme de syndromes dits de Kanner, d’Asperger, de l’X fragile ou de Rett. Une prédisposition génétique à l’autisme contribue au développement de cette maladie, dont l’apparition est souvent associée à des facteurs socio-affectifs. Plusieurs gènes interviennent dans le développement de ces troubles.
Le concept des temps informels
Bon nombre de questions se posent sur ce que sont réellement ces temps informels (définition du Larousse : qui n’obéit pas à des règles déterminées, qui n’a pas de caractère officiel), et ce qu’on peut y faire. On se rend compte tout de suite de la grande différence avec les temps formels, c'est-à-dire des règles peu déterminées, un caractère non officiel, mais aussi des similitudes car il y a tout de même certaines nuances à apporter à cette définition. J’ai choisi de parler des temps informels, car lorsque je suis arrivée en stage à l’école Expérimentale, je me suis retrouvée sur ces temps avec cette impression d’être « inutile » pour ces enfants qui jouaient, qui discutaient, qui écoutaient de la musique, mais aussi qui s’isolaient, voir se cachaient. En fait, je restais là, à les observer, à jouer de temps en temps avec eux. C’est par la suite, ayant pris du recul et discuté avec les éducateurs que j’ai alors pris conscience de la réelle importance de ces temps informels, tant pour les enfants que pour les éducateurs. A l’inverse, ces temps informels sont mal acceptés sur mon lieu de travail, ils sont perçus comme « nous ne faisons rien, nous nous tournons les pouces, rien n’est proposé aux adultes ». Le fait de me retrouver démunie face à différentes situations m’a interrogée et fait réfléchir sur ma pratique éducative dans ces moments, qui à l’école et au foyer de jour, se répètent quotidiennement, différemment bien sur.

Connexion

Educateur de jeunes enfants

Abonnement

Recherche