Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Etude de cas clinique d'une adolescente sourde

Etude de cas clinique d'une adolescente sourde

PROPOSITIONS D'ORIENTATION POUR SON PROJET 1. Informer G De réelles difficultés de communication existent entre G et sa famille, pouvant l'empêcher d'avoir accès à certaines informations (relatives aux changements du corps, etc, ...). Il me paraît donc important de ne pas accentuer cet isolement mais plutôt de servir de médiateur auprès de G. L'éducateur sachant signer un minimum est en mesure d'assurer ce rôle. 2. L'aider à accepter sa différence Nous avons vu que G a des difficultés à accepter sa surdité. Il me semble nécessaire de ne pas la leurrer par rapport à cela. Cette différence fait partie de sa personne, de son identité. Cependant, il serait intéressant que des échanges avec des adultes sourds comme les éducateurs sourds de l'institut soient plus importants. En effet, étant dans une phase d'identifications et ne sachant pas à qui s'identifier (Sourds ou Entendants), le fait d'être en contact avec des adultes sourds lui permettrait de se projeter dans l'avenir en prenant conscience qu'elle peut être sourde et faire quelque chose de sa vie. Il me semble que ce travail ne peut se faire sans une discussion sur son implant et ce que cela a provoqué chez elle, etc.

Catégorie: Etude de cas clinique Educateur spécialisé
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Documents associés

Etude de cas clinique dans un ESAT
Axel est une personne déficiente intellectuelle léger/moyen présentant une névrose de type phobique largement atténué grâce au travail éducatif réalisé depuis son entrée en institution. Cependant suite à des événements particulier et affectant Axel (décès du père, de la mère, maladies, opérations...) les conduites où prédominent l’angoisse réapparaissent. Pendant longtemps Axel a été complexé par ses problèmes physiques. En 1980, il a subi une intervention chirurgicale (scoliose importante) à P (séjour de Juin à Octobre 1980) et, pendant deux ans, a connu diverses hospitalisations, une rééducation très longue et pénible. Suite à cette opération Axel a dû supporter un corset de plâtre qui l'a énormément gêné dans la vie de tous les jours, et notamment à B. De plus Axel était énurétique à cette période-là et ne pouvait pas se doucher entièrement à cause du plâtre. Bien sûr l'équipe éducative lui demandait de se laver tous les jours, mais ceci au prix de maintes et maintes interventions. Il a dû porter un corset en alliage durant presque 3 ans après l'intervention. Il s'est vu contraint d'abandonner des activités sportives de l'établissement (foot, natation, athlétisme) auxquelles il participait activement. Cela a été vécu comme une frustration et un échec pour Axel. Chez lui, il avait tendance à profiter de son incapacité. Il souhaitait se faire servir par son entourage et refusait de sortir de chez lui (complexé par rapport aux jeunes du quartier), ne voulait pas aller faire des achats vestimentaires avec ses parents... Une thérapie cognitivo-comportementale pourrait être une approche permettant à Axel de dépasser progressivement les troubles anxieux. Cette thérapie est brève, validée scientifiquement et vise à remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés par des pensées et des réactions en adéquation avec la réalité. Pour que cette thérapie soit viable et efficace, Axel doit être désireux de retrouver un mode de vie en adéquation avec les exigences de la réalité et motivé pour s'investir en tant qu'acteur dans un programme de soin permettant d'endiguer ses difficultés. Les objectifs étant qu'Axel s'affirme en se confrontant aux situations stressantes (sorties, regard de l'autre, marche dans des endroits un peu « escarpés ») par une habituation progressive. Le dernier mois de mon stage j'ai pu voir la proposition d'une monitrice pour aller faire des balades de plus en plus importantes avec Axel. Pour cela elle a fait un travail préparatoire avec Axel en lui expliquant le parcours, les difficultés qu'il peut exprimer mais qui n'ont pas lieu d'être... Il a accepté et les progrès étaient déjà visibles lors de mon départ par une habituation progressive.
Analyse de situation, la notion de pulsion
Ainsi ce que je tends à souligner ne peut-il pas s’entendre sur un champ psychanalytique et notamment le reflex pulsionnel ; la notion de pulsion ? De fait, la question des pulsions et plus précisément le fait de devoir admettre et maitriser ses pulsions, les refoulés ou les concrétiser s’impose à moi et va s’inscrire au travers de mon travail éducatif par une gêne éprouver par le corps, la psyché et une distance que je me sens obligé de mettre en place. En cela, il me parait essentiel de prendre appui sur la psychanalyse et ainsi définir la notion de pulsion afin de comprendre comment intervient la notion de plaisir et le principe de réalité. Après avoir présenté brièvement l’institution dans laquelle je travaille, je décrierais la situation pour enfin terminer sur une analyse de la dite situation tout en les mettant en lien avec une approche psychanalytique autour de la théorie des pulsions.
JEC dans un Centre éducatif renforcé
Le service de placement familial où j’effectue mon stage dépend d’une association qui gère aussi 3 Centres Éducatifs Renforcés. L’objectif poursuivi par le service est d’assurer la continuité de l’action éducative à l’égard des jeunes de 12 à 21 ans au cours des différentes étapes de leur parcours d’insertion en orientant ces jeunes chez des assistants familiaux. Le service a un agrément de 40 mesures. Elle bénéficie d’une double habilitation lui permettant d’accueillir des jeunes relevant de l’Aide Sociale à l’Enfance (habilitation par le Conseil Général au titre de l’article 375) et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (habilitation par le Ministère de la Justice au titre de l’ordonnance du 2 Février 1945). Le placement chez un assistant familial vient répondre à la problématique et à la personnalité de chaque jeune.

Les assistants familiaux ont longtemps exercé leur métier sans formation particulière. Pour palier à ce manque, la loi du 27 Juin 2005 prévoit l’organisation d’une formation, un nouveau statut du métier d’assistant familial apparaît. Cependant ce passage à la professionnalisation du métier ne va pas de soi et les assistants familiaux peinent encore à asseoir leur crédibilité auprès de leurs confrères travailleurs sociaux. Cette formation est une réelle reconnaissance d’un travail complexe et particulier afin de leur donner une réelle place dans le secteur de la protection de l’enfance. Parler de travail d’équipe pour les assistants familiaux peut paraître surprenant, en effet ils exercent leur métier à domicile ce qui les poussent à travailler seuls au quotidien et en autonomie presque totale. Cependant, cette pratique s’inscrit bien dans un travail d’équipe pluridisciplinaire nécessaire à la bonne prise en charge des jeunes qu’ils accueillent. Mais il semble difficile pour les assistants familiaux de se sentir intégrés à l’équipe comme un membre à part entière de part leur isolement au quotidien. En effet, alors que dans les échanges entre les éducateurs, le chef de service et la secrétaire la transmission des informations se fait naturellement et quotidiennement de part la présence au sein des bureaux, la distance et l’isolement géographique des assistants familiaux est un réel frein à ce sentiment d’appartenance à une équipe.
Le travail en équipe autour du repas du midi
Ce journal d’étude clinique va présenter comment une équipe de professionnels se mobilise autour d’une situation socio éducative, qu’est le repas du midi. Hélène Massa, dans son article Les équipes en travail social définit une équipe comme « Un ensemble de personnes interdépendantes travaillant à la poursuite d’un but commun de type professionnel, après une coordination défini par contrat. » Cette définition fait ressortir deux caractéristiques du travail en équipe : · le but commun : la finalité · la coordination : collaboration, solidarité Le terme équipe renvoie à un petit groupe qui se définit donc par un projet commun et une action collective, avec comme ciment un leader et des valeurs communes.

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