
Ce choix m’a fait me poser plusieurs interrogations. Comment peut-on expliquer ce phénomène de sédentarisation ? Est-ce une adaptation ou un choix forcé ?
Dans cette note théorique, j’ai tenté de répondre à ces questions en élargissant le problème à toute la population tsigane. En me référant aux livres et revues que j’ai pu lire sur le sujet j’exposerai une définition de la population tsigane dans une première partie, dans une seconde je tenterai d’expliquer le pourquoi de cette sédentarisation et enfin, dans une troisième partie, les problèmes rencontrés.
La demande de plus en plus insistante des gens du voyage qui (outre la réalisation des aires d’accueil) vise, sinon la sédentarisation, en tout cas la possibilité de se fixer plus longtemps et plus facilement, sur de petites aires familiales ou dans un logement en dur qu’ils occuperaient une période de l’année, en particulier l’hiver, tout en continuant à pouvoir partir à d’autres moments ou tout en gardant la possibilité intellectuelle, culturelle et physique, de partir quand ils le souhaiteraient ; l’abandon définitif de cette possibilité signifiant la totale coupure avec leurs racines, leur culture.