
Jusqu’en 1970, on a distingué deux modèles d’entrée dans la vie de la jeunesse, influencés par leurs origines sociales.
La jeunesse étudiante et bourgeoise bénéficiait d’un soutien familial important et avait accès à des formations longues. Le cadre social étudiant leur permettait de se construire socialement, de s’insérer professionnellement.
La jeunesse populaire, elle, accédait précocement au monde du travail. Leur insertion sociale se construisait par leur insertion professionnelle. Ce modèle leur permettait de gagner en expérience de la vie et en maturité sociale.
Nous avons choisi de nous concentrer sur les politiques sociales œuvrant actuellement pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes âgés de 16 à 25 ans. L’emploi que nous ferons du terme « jeune » correspondra donc à cette tranche d’âge.
Les difficultés d’insertions sociales et professionnelles des jeunes sont une constante avérée depuis une trentaine d’années. Ces difficultés ont été prises en compte par les pouvoirs publics. Le rapport Schwartz a constitué un acteur fondateur pour la prise en compte de cette problématique Il préconisait l’acquisition de compétence sociales conjointement à l’acquisition de compétences professionnelles. Ce rapport est encore d’actualité aujourd’hui.