LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur de jeunes enfants

L’éducateur de jeunes enfants favorise le développement et l’épanouissement des enfants de moins de 7 ans. Il intervient principalement dans les lieux de garde collectifs et toutes les structures d’accueil de la petite enfance.

La parole face à la violence

La parole face à la violence Pour définir le terme violence j’ai retenu les définitions de J. BERGERET et H. GARAT parce qu’elles ont été révélatrices pour moi. Auparavant, je prenais la violence comme souvent gratuite, en réponse à une provocation ou pour se confronter à l’autre. Aujourd’hui je me rends compte qu’elle a un sens, une symbolique, peut être en lien avec une souffrance, une difficulté d’expression verbale… C’est pourquoi je pense que la violence verbale et physique des jeunes en Mecs est une force de vie qui s’exprime en réponse au cadre que l’éducateur tente de mettre en place et qui représente une menace pour le jeune. La parole est quand à elle, non seulement un moyen de communiquer, d’échanger, mais offre également la possibilité d’exprimer et de verbaliser des ressentis, des pensées, d’expliquer des comportements. Ce qui lui donne sa valeur, c’est le sens qu’on lui donne, elle permet aux jeunes d’accéder à la symbolisation de leurs actes. Il est important que les jeunes puissent mentaliser leurs actes (violences physiques et verbales), pour réfléchir, s’interroger intérieurement, tenter de comprendre la cause de leur mal être et les conséquences de leurs comportements. La place de l’adulte est importante. L’éducateur doit instaurer des espaces de communication afin que les jeunes puissent exprimer leurs maux par des mots et surtout leurs permettre de donner du sens. Ce n’est que par le sens qu’on lui donne, que la parole a une valeur essentielle de contrôle des pulsions, de la violence, permettant ainsi l’accès à la socialisation.

Je pense que le conflit est une confrontation saine et nécessaire d’idées, de points de vue divergents, entre deux ou plusieurs personnes permettant à chacun d’exister, sans pour autant que la violence prédomine dans cet échange. Les impératifs de vivre ensemble, la loi, les normes et les valeurs de la société dans laquelle nous vivons, obligent les êtres humains à céder sur leur satisfaction immédiate, à faire le sacrifice de leur pulsion pour la « shunter » dans les dispositifs de médiation symbolique. La parole, quand elle n’est pas violente elle même, est un outil permettant un conflit sain, évitant de dériver sur de l’agressivité. Pour autant, la parole n’est pas une baguette magique. Pour qu’elle puisse jouer son rôle d’expression et de médiation, il faut lui donner du sens et qu’elle soit possible, qu’elle fasse partie intégrante du projet et du fonctionnement de l’institution et enfin qu’elle soit respectée par chacun, ne servant pas d’outil pour violenter l’autre. La parole, c’est aussi le silence ou un discours intérieur, parfois il suffit juste d’être là, de faire ensemble.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

La sanction éducative
J’ai choisi ce thème car pendant mon stage, j’ai trouvé que les enfants étaient souvent punis et que d’un éducateur à un autre, le degré de tolérance face à l’acte d’un jeune était très divergeant. Aussi, je me suis remarquée être assez ferme et stricte vis-à-vis du conflit ou du refus du jeune. Mais cette idée étant peut-être subjective et simplement un avis personnel, j’ai choisi d’approfondir mes connaissances sur cette notion de sanction.
Peut-on intégrer un enfant sourd dans un groupe d'entendants ?
Profitant de l'Unité de Formation d'Approfondissement Pédagogie Relations Humaines, je vais élaborer ce document sur l'intégration des personnes déficientes auditives dans un groupe d'entendants. De plus, je travaille dans le cadre de mon stage DEFA au sein de l'association Loisirs Educatifs de Jeunes Sourds à Paris dont la mission est l'intégration sociale du sourd par le loisir. Cette intégration des sourds avec les entendants favorise un ajustement entre mon questionnement et ma pratique professionnelle : comment entrer en communication et faire communiquer des sourds et des entendants alors que chacun vit avec ses propres représentations et ses propres modes de communication ? Peut-on intégrer un enfant sourd dans un groupe d'entendants ?
Réflexion pédagogique lors d'un stage en CHRS

En effet on n’éduque pas au hasard. On éduque, en général, j’aurais tendance à dire toujours, pour. Engagé dans une relation dissymétrique, on a un but, une idée dans la tête, une idée de ce que doit être l’autre, c’est ce « désir de maîtrise », dont nous parle Meirieu. Reste à savoir comment on éduque. Éduquer, c’est donc une posture éminemment politique qui engage et qui a des conséquences qu’on ne maîtrise pas toutes.

C’est tout le paradoxe de l’éducation, il s’agit de passer le relais d’une génération à l’autre, en sachant que plusieurs générations coexistent. Il y a donc pour éviter le chaos et assurer une certaine continuité, la nécessité de faire un minimum cohésion sociale. Comment gérer ce passage d'une génération à l'autre et vivre ensemble ? C’est me semble-t-il, tout l’enjeu du travail éducatif, et là il y a un choix à faire : l’absolu ou le relatif, une société figée éternelle ou une société en mouvement en constante évolution qui fane et refleurit sous une autre forme, éduquer contre ou éduquer avec ?

 

Le lien social et l’exclusion
La formule de la fracture sociale, porteuse politiquement, ne s'embarrasse pas de définition. Or, il faut se méfier des effets de mode, des pièges de l'exclusion et des risques de confusion dans l'emploi des termes de pauvreté et d'exclusion et donc de lien social. Cependant, même si l'histoire montre que, de tout temps, des situations de pauvreté et d'exclusion ont existé, leur présence aujourd'hui, dans les sociétés d’abondance, oblige à comprendre les chemins qui conduisent à ces situations. Comprendre, c'est cerner, au-delà des situations particulières et individuelles, les parcours que R. CASTEL, nomme "désaffiliation" ou S. PAUGAM "disqualification", ou encore selon Y. DE GAULEJAC et I. TABOADA "désinsertion ‘’. Il faut donc dépasser les simples constats qui caractérisent les vécus et retracer les chemins qui conduisent à l'exclusion, c'est-à-dire à la rupture de filiation, de qualification, d’insertion.

Connexion

Educateur de jeunes enfants

Abonnement

Recherche