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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Ces peurs qui nous construisent.

Ces peurs qui nous construisent. Le but de notre travail est de construire une représentation plus claire, plus précise de la peur. Pour cela nous allons tout d’abord faire un bond dans l’histoire, afin de voir son évolution à travers les siècles. Le biologique et le psychologique sont très proches et irrémédiablement liés, c’est ce que nous pourrons voir dans un second temps. Ensuite nous nous pencherons sur ce que l’on est capable de mettre en place face à la peur et jusqu’où cela peut nous mener. Puis nous aborderons la peur dans le développement de la personne, en quoi est-elle nécessaire à notre construction. Nous étudierons aussi son impact dans la culture. Enfin nous terminerons sur son utilisation dans la manipulation, quel contrôle que peut exercer un tiers sur notre vie par la manipulation de nos peurs.

Avant de pouvoir conceptualiser la peur à notre manière il est important de bien distinguer la peur de l’angoisse. En effet ce sont deux notions bien différentes. Les philosophes existentialistes les distinguent de façon très claire en faisant ressortir ce qui vient de l’être lui-même et ce qui lui est extérieur. Pour Heidegger la peur se réfère à un fait bien précis, quelque chose de nuisible qui s’approche. L’angoisse, par contre, n’a pas de déclencheur précis, ce n’est pas le sentiment d’un être menaçant du monde mais elle vient de l’être au monde lui-même. La source de l’angoisse est quelque chose de totalement indéterminé. De même pour Freud l’angoisse sert de signal à un danger intérieur et inconnu, ressenti par notre conscience, contrairement à la peur où le danger est extérieur et bien repéré. Dans l’angoisse il s’agit d’un signal de détresse interne, provenant de soi.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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UF 8 : En quoi les moments interstitiels sont ils thérapeutiques ?

J’exerce la fonction de candidat élève éducateur dans un foyer thérapeutique. Au cours de mon activité professionnelle au sein de ce foyer j’ai pu observer à de multiples reprises l’importance des moments de la vie quotidienne. Au cours de cette vie quotidienne, la rencontre entre la personne en soins et le soignant est en travail permanent de recherche thérapeutique. Mais ces rencontres ont lieu dans de multiples contextes de temps, de lieu et de personnes. Je vais lors de ce travail vous présenter la particularité des moments interstitiels et les éléments qui en font une fonction thérapeutique dans le cadre du foyer. Je présenterai tout d’abord la psychiatrie, la psychothérapie institutionnelle puis le foyer et sa population. Dans le deuxième temps je tenterai de définir les moments interstitiels pour enfin analyser le processus dynamique qui rend ces moments interstitiels thérapeutiques au sein d’une forme d’application de la psychothérapie institutionnelle.

Dossier pratique professionnelle en Foyer d'Accueil Médicalisé
Durant cette formation j’ai effectué deux stages hors terrain employeur, et j’ai pu constater chez beaucoup d’usagers des difficultés quand à la notion de corps, de son image et de l’estime de soi. J’ai pris conscience que mon implication au niveau de cette thématique allait au delà du champ professionnel et que ma propre histoire influait ma pratique professionnelle.
L’homme est symbolisé par un corps. Qu’il soit précaire, blessé, ou bien encore révélateur, provocateur, il est le véhicule de la relation à l’autre. Il est aussi un intermédiaire entre le monde extérieur et son monde intérieur et il est la base et le support de l’identité.
L’entrée en relation avec l’Autre, différent de Soi.
« Dans son discours, l’éducateur éprouve beaucoup de mal à désigner la personne accompagnée dans une relation éducative ou de soin. Tour à tour, il utilise les termes de « clients », d’»usagers », de « résidants », d’ »handicapés »… En réalité cette pléthore de mots traduit le malaise que constitue la rencontre avec l’Autre, c’est à dire avec la différence. Au commencement de la relation éducative est l’Autre, l’éduqué, et non pas Soi, l’éducateur ; au commencement est ce presque rien et pourtant déjà tout qu’est l’individu en souffrance. L’Autre est le point d’ancrage à la relation ; il est la référence en tant que différence. » P. Gaberan. L’entrée en relation avec autrui peut paraître banale, mais lorsque l’on y réfléchit, cela ne représente pas qu’une simple interaction entre deux personnes, mais englobe bien une multitude de façon de penser et d’agir.

Ici, sera traitée la question de l’entrée dans la relation éducative, avec l’Autre, différent de soi. Nous verrons de quelle(s) manière(s) l’éducateur peut entrer en relation avec cet Autre qu’il accompagne et quels sont les enjeux pour chacun des protagonistes de cette relation ? Tout d’abord, il me semble important de définir les termes principaux de ce sujet : Comme il est indiqué dans la citation de Gaberan ci-dessus, l’Autre est « le point d’ancrage » de la relation. Mais qu’entend-t-on par ce mot ? En suivant toujours les idées de Gaberan, l’Autre est « un être réel, incarné par la chair et hanté par une histoire » il est composé d’orifices et « prend figure dans l’existence que si celui qui l’envisage a lui-même un visage » c’est à dire, que l’Autre est ainsi un être humain, et qu’il ne peut exister uniquement grâce aux relations sociales, car c’est un autre être humain, de part la parole, les gestes et le regard qu’il va poser sur lui, qui le fera exister.
Projet d'animation en CHRS
Avant leur arrivée au CHRS, la plupart des hommes ont connu des parcours d'errance, ils dormaient tantôt dans les centres d'accueil d'urgence tantôt dans la rue. Etaient associées à ces conditions de vie, la violence, l'humiliation, la peur. Il était impossible pour ces hommes de se projeter dans l'avenir, les jours étaient des combats perpétuels pour savoir où, quand et comment ils allaient pouvoir dormir, manger... Concernant le sentiment d'appartenance, ces hommes bien qu'isolés se retrouvaient côte à côte d'autres personnes aux conditions de vie similaires, et aux vécus douloureux. Ils appartenaient alors à ce groupe en marge de la société. Dans la rue, les résidents étaient confrontés au regard de la société. Ce regard était souvent vécu comme disqualifiant quand il existait. Un autre sentiment était aussi parfois ressenti, celui de ne plus exister au regard de la société, du monde qui les entoure. En effet, certains résidents expriment le fait que dans la rue ils n'étaient parfois qu'un décor devant lequel les gens passent, ne s'arrêtent pas , les évitent, ne les regardent surtout pas.

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