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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Observation éducative : Julie

Observation éducative : Julie Il est 17 h 30, Julie et 5 autres jeunes sont présents au SASEP, ils viennent de terminer de goûter nous passons aux devoirs. Aujourd’hui, avec Julie nous avions décidé de faire les devoirs ensemble, je lui fais choisir la salle dans laquelle elle souhaite s’installer. Elle choisit une petite salle avec deux canapés, un tableau pour écrire, et une petite table avec deux chaises. (Les autres jeunes font leurs devoirs dans une autre pièce, nous les entendrons jouer un peu plus tard). Comme tous les lundis, elle a une dictée à préparer pour le lendemain. C’est toujours très difficile pour elle (et pour nous) de faire cette dictée dans le calme, elle n’aime pas du tout. Mes collègues m’ont informée que ce ne sera pas facile, d’autant que c’est la première fois que nous travaillons ensemble.

Afin que Julie évolue dans les meilleures conditions au sein du SASEP, il est essentiel de prendre en considération sa maladie, sans pour autant occulter le travail éducatif nécessaire à son évolution. L’éducateur chargé de l’accompagner durant ses devoirs, doit faire preuve d’un peu plus de patience et de compréhension qu’avec un autre jeune. Pour qu’elle ne soit pas distraite par l’entourage, il faudra être attentif au choix de l’endroit où elle fera ses devoirs. Si possible, une salle calme, où l’on entend le moins possible les autres jouer, avec peu de choses qui pourraient attirer son attention comme par exemple, des jouets. En effet, elle a besoin de beaucoup de calme pour faire ses devoirs. Le SASEP travaille avec la maman autant que possible afin que s’installe une coéducation. Que ce soit autour de la question des devoirs comme dans les moments du quotidien, il est important que Julie reconnaisse l’autorité de l’adulte.
Catégorie: Etude de cas clinique Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Journal d'étude clinique dans une MECS
J’ai effectué mon stage de seconde année au sein d’une Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS). Celle-ci est divisée en quatre services avec une capacité totale d’accueil de vingt-trois places. Un accueil de fratrie est proposé sur deux maisonnées mixtes de huit jeunes afin de travailler et de favoriser les liens fraternels. Une troisième maisonnée est spécialisée dans l’accueil de quatre jeunes filles en grandes difficultés sociales et psycho-affectives. Enfin, un service éducatif de jour propose un dispositif de re-scolarisation ou d’insertion professionnelle. C’est au sein d’une des maisonnées de fratries, accueillant neuf jeunes de huit à seize ans que j’effectue cette formation pratique. Dans le cadre du Journal d’Etude Clinique, j’ai eu à me questionner et à me positionner sur la notion du travail en équipe au sein de l’institution. En effet, le travail en équipe apparaît être une des réponses aux missions et aux objectifs de l’institution qui visent à accompagner ces enfants et adolescents dans leur parcours de vie. Les différentes interactions vont s’inscrire dans le travail de l’éducateur spécialisé, que ce soit avec le public accompagné, ou avec les autres professionnels de l’institution. C’est donc dans la communication, la coordination et l’évaluation des pratiques que le travail d’équipe peut se mettre en place. J’aborderai dans une première partie la question de l’équipe en proposant une courte définition. Je déclinerai également les différentes équipes présentes au sein de la structure et j’évoquerai la complémentarité des différentes fonctions au sein d’une même équipe. La deuxième partie sera consacrée à la communication et pour finir, je développerai une troisième partie sur les espaces de réflexion et de décision.

Selon son origine, « faire équipe », supposerait « s’embarquer ensemble pour un voyage ».1 Une équipe suppose alors que celle-ci se rassemble autour d’un objet commun. Il s’agit pour la MECS de l’accueil et de l’accompagnement d’enfants et adolescents confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance. Dans l’ouvrage « Le travail en équipe », Roger Mucchielli reprend la définition de Robert Lafon, qui définit l’équipe comme étant « une coopération entre un nombre limité de professionnels différents (dans un même champ d’action) se considérant comme collectivement responsables d’une réalisation, ayant donc une intentionnalité commune, et étant en situation à l’intérieur d’une structure définie, dans un cadre stable et organisé. » 2 Une équipe va donc se caractériser par la collaboration entre différents professionnels travaillant dans le but de répondre à des objectifs. La notion d’équipe entraîne celle de la cohérence mais aussi de l’inscription des membres dans ce groupe de travail. C’est cette cohésion, et la coordination du travail de chaque professionnel qui va permettre de construire une réponse cohérente aux besoins de l’usager.
Psychopathologie : la dépression sévère

Actuellement en stage à responsabilité éducative au centre d’hébergement et de réinsertion sociale , je souhaite réaliser mon dossier en psychopathologie en rapport avec l’observation et le suivi d’une résidante que j’ai effectué durant plus de six mois.Les entretiens individuels, les accompagnements, les temps informels et les moments d’atelier m’ont permis de réaliser un recueil de données concernant la pathologie de Mme.M.

Ce recueil comporte des éléments de son discours, des manifestations comportementales, des questionnements ,des actes et la relation d’accompagnement que nous avons eu.Ce dossier sera donc basé sur des observations cliniques, mais aussi sur mon questionnement concernant le lien créé entre Mme.M et moi-meme.

Pour ce faire, je me suis appuyée sur des théories relevant de la psychiatrie, de la psychopathologie mais aussi de la psychanalyse.

La sémiologie ne sera pas distincte mais signifié dans la synthèse que j’ai réalisé dans le dossier concernant Mme.M. Je ne souhaitai pas faire un relevé de symptômes qui à mon sens n’aurai donné qu’une poignée de faits insuffisants pour une compréhension de la souffrance que peut endurer Mme.M. N’étant ni psychologue, ni psychiatre ni spécialiste dans cette matière je tiens à étudier les aspects qui m’ont provoqué des difficultés dans l’accompagnement socio-éducatif de Mme.M et ainsi peut être mieux adapter mon intervention auprès d’elle.

...

Nous savons maintenant que Mme.M souffre d’une dépression sévère l’empêchant de vivre « normalement » car elle ne peut réaliser des choses courantes comme manger avec plaisir par exemple ou lire un livre. Parasité par ne nombreux symptômes qu’elle ne comprend pas, et dont elle ne connaît pas l’origine.Sa prise en charge en CHRS est-elle bien adaptée ? Je me pose parfois la question.Ses séjours à répétition à la clinique psychiatrique la soulage t-elle vraiment ? Quel accompagnement serait le plus adapté pour que Mme.m se sente mieux et puisse reprendre une vie « normal » ?

Son rétablissement prendra certainement du temps, avançant petit à petit entouré d’éducateurs spécialisé, de psychiatre, de son fils et d’un ami, peut être qu’un jour Mme.M retrouvera son autonomie personnelle évacuant les vieux démons qui la rongent et la font souffrir.Une rencontre comme celle-ci est extrêmement touchante car face à cette pathologie on ne sait pas toujours comment intervenir, il n’y a pas de réponses ou de solutions toute faites.

Je n’ai pas de solution pour Mme .M, je ne peux que chercher des éléments concernant sa maladie et écouter ce qu’elle veut dire ou manifester.

Freud écrit à juste titre, dans sa préface de 1925 à l'ouvrage d'August Aïchhorn traduit en français sous le titre de Jeunesse à l'abandon , qu'éduquer, comme gouverner et soigner (plus tard il dira psychanalyser) est impossible.Boutade ou fond de vérité ?

Par conséquent, j’ai tenter de rendre compte des recherches que j’ai effectué concernant la dépression, les recherches, les explications d’une telle maladie ,l’accompagnement de Mme.M se poursuit, toujours dans l’objectif de retrouver une autonomie personnelles.

Etude de cas clinique : état limite
Ce jeune homme, âgé de 18 ans, sort d’une hospitalisation de plusieurs mois, suite à un état d’abattement, d’accablement. Il est par la suite reçu par un psychologue, pour un entretien dans un premier temps individuel puis, avec ses parents et son frère. Il me semble subir cet entretien car il n’est pas acteur de sa séance. D’après les renseignements obtenus sur lui, Laurent me renvoie l’image d’un être malheureux, perdu et désorienté. Son apparence physique de jeune homme gentil est en décalage avec son état psychique. Il apparaît très angoissé, cela se décrit chez lui par le fait que durant l’entretien individuel, il croise et décroise sans cesse ses jambes, qu’il lui faut un certain temps avant qu’il prononce une phrase, il a des difficultés pour s’exprimer et a du mal à respirer calmement …

On remarque également que lorsqu’il s’adresse à son interlocuteur, il ne soutien pas le regard et détourne fréquemment les yeux. Il lui arrive de fixer un point quelconque sur le mur et de s’y perdre, comme si pendant ce moment, il était coupé de la réalité, absent. Puis il parait revenir, prononçant un « ah oui » et continue son discours. Lorsqu’il parle, il semble ne pas mettre ou ressentir d’émotions car sa voix est presque monocorde. Son discours reste incohérent tout au long de l’entretien. Il ne fait pas véritablement de lien et enchaine différents événements qui se sont passés dans son enfance ou bien qui se jouent actuellement. Il évoque ainsi sa peur de tomber d’un trottoir suite à un vertige. Il parle précisément du trottoir qui se trouve près de chez lui et qui fait naitre en lui une grande angoisse, au point de ne plus pouvoir sortir de son lieu de vie (qui est chez ses parents).C’est d’ailleurs le seul endroit où il se sent en sécurité.
Étude de situation éducative I.M.E
Ce jour là, c’est l’attitude du jeune Obélix, 15 ans, qui va m’interpeller. La lecture de son dossier m’a permis de constater qu’Obélix est le troisième enfant d’une famille de quatre garçons. Les parents sont séparés et Obélix vit avec ses deux grands frères, chez la maman, dans une vieille maison à l’état vétuste. L’équipe pluridisciplinaire ayant accueilli le jeune a décrit le père comme instable et peu fiable, il ne semble pas avoir donné d’éducation à ses enfants, prétendant lui-même qu’ils avaient besoin d’une séparation. De plus, d’après la mère, les enfants refusent de voir leur père. La maman, sans emploi, a de gros problèmes avec l’alimentation est pourrait être boulimique. A la maison le climat est tendue, chacun mange dans sa chambre pour éviter les disputes, et Obélix peut se montrer très désagréable avec sa mère, pouvant aller jusqu’à la frapper.

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